A lire : La rose de Versailles

VERSAILLES NO BARA © 1972 IKEDA RIYOKO PRODUCTION / SHUEISHA Inc.

VERSAILLES NO BARA © 1972 IKEDA RIYOKO PRODUCTION / SHUEISHA Inc.

Voilà un manga que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître mais son titre en série animée ne pourra que vous rappeler des souvenirs : Lady Oscar.Cette histoire est au shojo ce que Les chevaliers du Zodiaque sont au shonen : un monument !

L’histoire se passe sur de nombreuses années et raconte comment la France en arrivera à la Révolution tout en décrivant la vie de Marie-Antoinette et de la cour.

Le personnage principal, Oscar de Jarjayes, est une jeune femme qui a été élevée en garçon par son père au point d’être devenue capitaine de la garde royale. A la cour, Oscar est l’objet de l’admiration des hommes comme des femmes, bien que peu de personnes connaissent son secret. Elle tombe amoureuse de Fersen (pour savoir de qui je parle, relisez vos manuels ou mieux, ce manga) et si l’Histoire avec un grand H est à peu près respectée, l’auteure prend quelques libertés avec la version de l’Education nationale !

Oscar est un personnage qui tout au long du manga reste très ambigüe : travestie dans la vie de tous les jours, elle ne semble pas s’offusquer des sentiments amoureux qu’elle déclenche chez les demoiselles, tout en étant amoureuse d’un homme qui la prend (pendant une bonne partie de l’intrigue) … pour un homme.

Mais le rapport avec notre thématique du genre ne s’arrête pas là : cette œuvre a eu un retentissement tel au Japon qu’elle est devenue une pièce de music hall jouée par la troupe Takarazuka  (composée uniquement de femmes).

Il existe même une statue d’Oscar et d’André (dans leur version Takazuka) dans la préfecture de  Hyogo (si si !)

Copyright Benjamin Whaley