A lire : Bremen

Bremen c’est l’histoire de quatre garçons pas encore dans le vent : Reiji Hino, guitariste fou de rock monte son Monster Band avec Romio Kasugo, teigneux bagarreur hurleur amnésique qui rêve d’être célèbre  (oui ça fait beaucoup) ; et puis vient Ryô Hayama splendide ado de 16 ans juchée sur des compensés de 40 cm et qui s’avère être un jeune homme et un excellent batteur ; et enfin Run Fujii, bassiste à « l’oreille absolue ».

Eux ce sont les gentils et ils vont croiser des tas de méchants vraiment très très très méchants, des bikers violents, des satanistes qui torturent avec de l’acide, des sadiques qui font joujou avec des stun guns ou un démentiel anaconda… Mais même pas peur ! Car les gentils sont super forts : Romio (surtout) et les autres (un peu quand même) dézinguent tous les vilains, vite fait bien fait. Le tout sur fond d’urgence à vivre sa liberté dans, pour et par le ROCK !

Du rock et de la bagarre, de la bagarre et du rock et vice-versa et parfois simultanément (la baston à coups de vinyles vaut, pour le coup, le détour). C’est un peu binaire mais les deux ingrédients se marient plutôt bien dans ce manga. Et puis mêler sur la même planche la panoplie sado-maso avec des petits cœurs cucul la praline, il fallait oser !

Bon, même s’il y a beaucoup de clichés, le récit est mené tambour battant et les derniers volumes qui partent dans des délires métaphysiques sont surprenants : esprit Rock, es-tu là ?