A lire : Nana

_nana_01_mUn monument du shojo (vous allez me dire encore un !!??)

Tout commence par un train, une rencontre, un prénom, et le début d’une amitié entre deux filles que tout oppose ;  l’histoire de deux nanas (on l’avait déjà faite celle-là). Elles ont une vingtaine d’années et mènent des vies totalement opposées.

L’une sort du lycée et tombe amoureuse de tout ce qui bouge, l’autre chante dans un groupe de punk rock. Un jour chacune décide de partir pour Tokyo, c’est là, dans un train, qu’elles se rencontrent et entrent dans la vie l’une de l’autre.

Une colocation d’appart’ et deux verres fraises (emblématiques ! ) plus tard, on va suivre l’évolution, pas toujours fun, de ces deux nénettes dans un univers un peu cruel où célébrité et industrie musicale ne sont pas si jojo.

Nana c’est un manga qui rocke entre humour, amitié improbable (une lolita un peu nunuche et superstitieuse, avec un punk gothique à l’air dépressif et grosse fumeuse c’est pas courant), amour (ça reste un shojo !), tromperies et problèmes de société.

Un manga qui rend vite accro, qui fait rire, pleurer (une recette qui fonctionne toujours aussi bien) et orchestre un passage à l’âge adulte réaliste.

 Mené d’une main de maître par Ai Yazawa, ce manga nous plonge de façon intuitive dans cet univers cruel de la célébrité et du commerce musical. La bande son n’est pas là mais l’histoire est si bien tournée qu’il est facile d’imaginer sa mélodie, la voix de Nana, et d’être directement plongé au cœur des concerts. Un concept musical risqué, mais incroyablement réussi et un manga sans fausses notes (on reste dans le thème !)