A lire : Me and the devil blues

ORE TO AKUMA NO BLUES © 2005 Akira Hiramoto / KODANSHA Ltd.

ORE TO AKUMA NO BLUES © 2005 Akira Hiramoto / KODANSHA Ltd.

Vous avez lu l’histoire de Robert Johnson? Comment il vécut, comment il est mort? Alors voilà : on est aux Etats-Unis, Mississippi, dans les années 20-30. RJ est un homme de ferme noir qui ne rêve que de blues et qui passe plus volontiers ces nuits au Juke Joint (bar avec musique) plutôt qu’auprès de sa femme enceinte. Guitariste médiocre, moqué par ses compagnons de comptoir, il se rend à la croisée des chemins pour vendre son âme au diable (et tout le toutime, sa femme, son futur gosse) en échange d’un talent exceptionnel. Tellement exceptionnel qu’il se réveillera avec cinq doigts supplémentaires à la main droite (c’est sûrement un fantasme de musicien, ça). Commence alors un périple rocambolesque, sombre et inquiétant où il croisera le gangster Clyde Barrow (si, vous savez, le célèbre gangster amoureux de Bonnie), des membres du Ku Klux Klan, et autres personnages peu recommandables. Me and the Devil Blues retrace la vie du fameux bluesman Robert Johnson dont la rencontre avec le diable a alimenté la renommée. Une matière première légendaire décuplée par Akira Hirato qui nous immerge dans un récit, un graphisme et une musique d’une noirceur fascinante. Atmosphère, atmosphère… Un conseil : à lire en écoutant des chansons de Robert Johnson en musique de fond : effet garanti !

Conférence-débat jeudi 5 février avec François Debruyne

François Debruyne

François Debruyne

François Debruyne est Maître de Conférences à l’Université Lille 3, membre du laboratoire GERIICO et associé à l’Observatoire des Mutations des Industries Culturelles – MSH Paris Nord. Il enseigne au sein du Département Culture et est responsable du Master Métiers de la culture. Ses travaux concernent l’expérience musicale et l’expérience publique, le commerce de la musique, les cultures populaires, les formes de prescription culturelle, les mutations des industries musicales et médiatiques.

Dernières publications :

– 2012. « Le disquaire et ses usagers. Du magasin au site web », communication & langages, 173, p. 49-65.

– Avec Da Lage (Emilie). 2013. « Musique et perspectives critiques à l’ère des industries créatives », Les Enjeux de l’information et de la communication, [en ligne], Supplément 2013, [http://w3.u-grenoble3.fr/les_enjeux/2013-supplement/06DaLageDebruyne/index.html], 13 p.

– A paraître. 2015. « Faire et (se) défaire (d’)une expérience publique de l’écoute », Culture & Musées.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_des_Sciences_de_l%27Homme_Paris_Nord

 

Quizz

En avant le Quizz !

Le quizz du festival Science et Manga démarre !

Soyez le premier ou la première à répondre aux questions postées sur le facebook de la BU et gagnez de SUBLIMES sacs Rika, oui vous avez bien lu,  des sacs à mon effigie ! Donc forcément SUBLİİİİİİİİİİMES, vous en conviendrez !

Cette année, le thème c’est en avant la musique ! Alors préparez-vous à des questions qui swinguent et à des tas d’indices qui se dandineront sur le blog du festival : mais j’en dis déjà trop ! Un sac Rika doit se mériter, sinon à quoi ça sert que je me décarcasse ?

A lire : Soul eater

© Atsushi Ohkubo / SQUARE ENIX Co.Ltd

© Atsushi Ohkubo / SQUARE ENIX Co.Ltd

Que vous dire ? Il nous le manquait à Quartier libre. Et qu’est-ce-qu’il nous manquait donc tant ? Le dernier shonen pour avoir la liste complète des poids lourds de l’édition. Ces mangas interminables (vous me direz celui-ci est terminé en 25 volumes mais il y a un opus deux en cours donc cela ne compte pas!) qui fagocitent mes étagères et qui n’en finissent pas de ne  plus finir, d’arc en arc, de combat difficiles en combats ENCORE plus difficiles. Bon je me calme. A part cela il y a dans Soul eater un personnage très intéressant pour notre thématique : Crona (ou Chrona, personne n’a l’air d’accord sur internet sur l’orthographe). Créature androgyne, au visage d’une lumineuse gaieté (enfin ça c’est vite dit) et au destin encore plus lumineux et radieux ! J’ai la plume acerbe ? Nonnnn ! Du tout !

Malgré toutes mes remarques assassines, Soul eater mérite le détour, surtout si vous n’êtes pas allergique aux combats toutes les deux pages (là je ne peux rien faire pour vous) car :

le personnage principal est une fille (original pour un shonen tout de même)

il y a de l’humour (mais puisqu’on vous le dit), et souvent pour se moquer des garçons 🙂

et l’histoire gagne en épaisseur au cours des volumes.

conclusion: allez le dévorer à Quartier libre (en plus on a la suite, quand je vous disais que ça ne finit jamais !)

 

A lire : Adekan

ADEKAN © Tsukiji Nao / SHINSHOKAN Co., Ltd.

ADEKAN © Tsukiji Nao / SHINSHOKAN Co., Ltd.

Tsukiji Nao n’a édité qu’un seul manga en français et déjà elle a un artbook qui est sorti en France (je l’ai acheté mais il faudra encore un peu de patience pour l’emprunter car il est en traitement). Le manga comme l’artbook sont de toute beauté. D’ailleurs c’est ce qui marque dans les dessins de cette mangaka : c’est très beau. D’accord, les jeunes gens y sont androgynes, dénudés et lascifs (pas forcément dans cet ordre d’ailleurs), mais tout cela reste assez « soft » comme diraient les gens branchés. Je vous conseille aussi l’article de Coyote mag (numéro 48, pages 95 à 99), toujours à Quartier libre, pour vous donner une idée de son monde intérieur. Cela vaut le coup d’oeil ! A part cela, pourquoi mettre ce titre dans ma sélection ? Sérieusement ? Vous avez vu la couverture et vous osez encore me le demander ? ?? (OK c’était une question de rhétorique mais la rhétorique n’excuse pas tout, alors que la myopie si)

Dans Adekan, on trouve des jeunes gens androgynes donc et assez peu vêtus mais tout cela ne va pas très loin (à noter quand-même que manganews le classe dans les mangas pour plus de 14 ans et public averti (à 14 ans ? Ouf, je me fais vieille !)

Les histoires, mis à part leur aspect « boy’s love »  (est-il nécessaire de traduire ?) sont des enquêtes policières flirtant avec le fantastique mais vous l’aurez compris l’essentiel n’est peut-être pas là.

A lire : Kiss of Rose princess

© Aya SHOUOTO 2009/KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

© Aya SHOUOTO 2009/KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

Elle s’appelle Anis Yamamoto et elle possède un collier qu’elle n’enlève jamais. Assez banal me direz-vous, seulement voilà Anis n’enlève vraiment JAMAIS ce collier car des choses étranges arrivent lorsque quelqu’un essaie de le lui ôter. Si bien que lorsqu’un jour une créature étrange parvient à le voler, elle est paniquée et elle a raison. Quand la plupart des gens perdent un bijou, ils sont énervés ou tristes, voire déprimés, Anis, elle, se retrouve « maîtresse » des quatre plus beaux mecs de son lycée. « Mecs », j’ai dit « mecs » ? Non vous faites erreur, dans les mangas d’Aya Shouoto, on ne parle pas de choses aussi triviales : Anis est la princesse de quatre magnifiques « roses » (si, si, véridique !), la rose rouge, la rose noire la rose blanche et la rose bleue. Mais cela ne s’arrête pas là car bien sûr ils vont se retrouver face à des ennemis qui ont pour nom, je vous le donne en mille : rose orange, rose grise et rose verte ! Que les fans de Bioman lèvent le doigt (force jaune, force rouge et force grise, non celui-là n’existait) !
Bon trêve de plaisanterie, une fois que les noms vous ont fait rire un bon coup, il n’en reste pas moins que les dessins sont bluffants et que l’histoire parvient quand-même à être très intéressante, voire surprenante. En plus Aya a le très bon goût de faire des mangas en suffisamment de tomes pour développer ses histoires sans faire dans le délayage pour vendre un tome de plus. Reste à savoir pourquoi ce titre est dans cette sélection. Tout d’abord à cause des personnages bishonen plus vrais que nature de l’auteure (mention spéciale à la rose bleue qui en plus se retrouve déguisée en fille lors d’un bal), ensuite parce que dans ce manga, les personnages masculins ne peuvent désobéir à Anis et se retrouvent asservis, ce qui est une assez intéressante inversion par rapport aux relations qu’ont souvent les filles et les garçons dans les shojos.

Et pour finir, parce que j’en avais envie, na !

A voir : Princess princess

© by Deen / Kaze

© by Deen / Kaze

Ryo est tombé dans une drôle d’école. A première vue, c’est un banal lycée de garçons avec un internat. Mais les apparences sont trompeuses et lorsque Ryo s’étonne de rencontrer une fille dans l’enceinte de l’établissement, il ne fait qu’effleurer le problème. Car pour compenser le manque flagrant de filles, les élèves ont imaginé de cosplayer les plus beaux premières années en filles. J’emploie le terme cosplayer à dessein car il n’y en a pas d’autre : en gothic lolita, en infirmière, en pom pom girl, voire en mariée !

Vous avez dit bizarre ? A ce niveau là, on pourrait même dire franchement louche. Je vous suggère d’aller voir par vous-même et de vous armer d’une bonne dose de second degré !

Allez voir la bande annonce pour vous donner une idée !

A voir : Très cher frère

Onisama © 1991, NHK Enterprises INC/Ikeda Riyoko Production/ Tezuka Production

Onisama © 1991, NHK Enterprises INC/Ikeda Riyoko Production/ Tezuka Production

Rioko Ikeda, créatrice de Très cher frère, est aussi l’auteur de la Rose de Versailles.Inutile de vous dire donc que vous trouvererez dans cette série les interrogations et les angoisses de jeunes filles (certaines aux allures androgynes), une des marques de fabrique de Rioko Ikeda. Inutile de rechercher aussi la bonne humeur des lycéennes japonaises ou la franche rigolade. On nage en plein drame !

Autre particularité pour les amateurs d’histoire du manga, cette série qui avait été diffusée en France au début des années 90 avait été traduite en changeant les noms japonais pour des noms français (une manie de l’époque). Cette version de Kazé ne contient que la version sous-titrée et donc les noms ont été préservés.

Regardez la bande annonce !

A voir : Vandread

© by GONZO / AB Video

© by GONZO / AB Video

Dita et Hibiki n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pour cause, ils sont chacun originaires d’une planète où l’autre sexe n’existe pas ! Et bien sûr ces deux mondes sont en conflit. A l’échelle planétaire, la guerre des sexes prend un tout autre aspect ! Cependant l’équipage de Dita va devoir vivre avec Hibiki et quelques uns de ses compagnons pendant un certain temps, suite à la fusion accidentelle de leurs deux vaisseaux. Chacun a des a priori sur l’autre sexe et cette cohabitation forcée donne parfois lieu à des situations plutôt gênantes mais c’est ce qui fait tout l’intérêt de cet anime. Il compte deux saisons et on aurait apprécié une troisième mais, même comme cela, je vous le recommande.

Et voici la bande annonce !

A lire : Blaue Rosen

AI WO UTAUYORI ORENI OBORERO! © MAYU SHINJO 2006 / Shogakukan Ltd / Kadokawa Shoten Co. Ltd.

AI WO UTAUYORI ORENI OBORERO! © MAYU SHINJO 2006 / Shogakukan Ltd / Kadokawa Shoten Co. Ltd.

Mizuki est grande, elle a les cheveux courts et un visage aux traits assez accentués, bref, elle est tout sauf « mignonne ». Cela tombe bien car elle fait partie d’un groupe de rock composé uniquement de filles qui ressemblent à s’y méprendre à des garçons (leur fan club est d’ailleurs totalement composé de filles déchaînées). Akira est très mignonne, petite, fine, avec de grands yeux innocents et c’est un garçon ! Qui plus est amoureux fou de Mizuki dont il veut intégrer le groupe. Il a lui-même une tonne d’admirateurs dans son lycée de garçons qui en ont fait leur « princesse ».
La situation vous semble alambiquée, attendez d’avoir lu les premiers tomes et vous verrez qu’elle peut l’être encore plus !