A lire : Soul eater

© Atsushi Ohkubo / SQUARE ENIX Co.Ltd

© Atsushi Ohkubo / SQUARE ENIX Co.Ltd

Que vous dire ? Il nous le manquait à Quartier libre. Et qu’est-ce-qu’il nous manquait donc tant ? Le dernier shonen pour avoir la liste complète des poids lourds de l’édition. Ces mangas interminables (vous me direz celui-ci est terminé en 25 volumes mais il y a un opus deux en cours donc cela ne compte pas!) qui fagocitent mes étagères et qui n’en finissent pas de ne  plus finir, d’arc en arc, de combat difficiles en combats ENCORE plus difficiles. Bon je me calme. A part cela il y a dans Soul eater un personnage très intéressant pour notre thématique : Crona (ou Chrona, personne n’a l’air d’accord sur internet sur l’orthographe). Créature androgyne, au visage d’une lumineuse gaieté (enfin ça c’est vite dit) et au destin encore plus lumineux et radieux ! J’ai la plume acerbe ? Nonnnn ! Du tout !

Malgré toutes mes remarques assassines, Soul eater mérite le détour, surtout si vous n’êtes pas allergique aux combats toutes les deux pages (là je ne peux rien faire pour vous) car :

le personnage principal est une fille (original pour un shonen tout de même)

il y a de l’humour (mais puisqu’on vous le dit), et souvent pour se moquer des garçons 🙂

et l’histoire gagne en épaisseur au cours des volumes.

conclusion: allez le dévorer à Quartier libre (en plus on a la suite, quand je vous disais que ça ne finit jamais !)

 

A lire : Adekan

ADEKAN © Tsukiji Nao / SHINSHOKAN Co., Ltd.

ADEKAN © Tsukiji Nao / SHINSHOKAN Co., Ltd.

Tsukiji Nao n’a édité qu’un seul manga en français et déjà elle a un artbook qui est sorti en France (je l’ai acheté mais il faudra encore un peu de patience pour l’emprunter car il est en traitement). Le manga comme l’artbook sont de toute beauté. D’ailleurs c’est ce qui marque dans les dessins de cette mangaka : c’est très beau. D’accord, les jeunes gens y sont androgynes, dénudés et lascifs (pas forcément dans cet ordre d’ailleurs), mais tout cela reste assez « soft » comme diraient les gens branchés. Je vous conseille aussi l’article de Coyote mag (numéro 48, pages 95 à 99), toujours à Quartier libre, pour vous donner une idée de son monde intérieur. Cela vaut le coup d’oeil ! A part cela, pourquoi mettre ce titre dans ma sélection ? Sérieusement ? Vous avez vu la couverture et vous osez encore me le demander ? ?? (OK c’était une question de rhétorique mais la rhétorique n’excuse pas tout, alors que la myopie si)

Dans Adekan, on trouve des jeunes gens androgynes donc et assez peu vêtus mais tout cela ne va pas très loin (à noter quand-même que manganews le classe dans les mangas pour plus de 14 ans et public averti (à 14 ans ? Ouf, je me fais vieille !)

Les histoires, mis à part leur aspect « boy’s love »  (est-il nécessaire de traduire ?) sont des enquêtes policières flirtant avec le fantastique mais vous l’aurez compris l’essentiel n’est peut-être pas là.

A voir : Paradise kiss

© by 2010. Fuji TV / Kana Home Video

© by 2010. Fuji TV / Kana Home Video

Yukari est une bûcheuse, une vraie, même si cela ne satisfait jamais sa mère. Or voilà que sa grande taille la fait remarquer d’un groupe de jeunes gens aux préoccupations toutes autres. Georges (le héros ténébreux c’est lui), le styliste « vedette » de la marque Paradise kiss (dont l’équipe est intégralement composée d’étudiants en stylisme) va faire d’elle son modèle. Cet anime, tiré du manga éponyme, raconte les tiraillements de Yukari entre sa volonté de rester une fille modèle, enfin reconnue par sa famille, et son envie de suivre un chemin qui lui plaise : la mode.

Que vient faire le genre là-dedans direz-vous ? Et bien il faut que je vous parle d’Isabella. Elle (ou il ?) est un personnage à part dans l’équipe, très douée en cuisine, elle s’occupe des patrons pour Paradise Kiss. Mais si elle porte les créations de Georges, personne ne semble savoir s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon. Enfin, vous le saurez si vous l’empruntez à Quartier Libre, non ?

Faites-vous une idée en regardant cet extrait !

A lire : Kiss of Rose princess

© Aya SHOUOTO 2009/KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

© Aya SHOUOTO 2009/KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

Elle s’appelle Anis Yamamoto et elle possède un collier qu’elle n’enlève jamais. Assez banal me direz-vous, seulement voilà Anis n’enlève vraiment JAMAIS ce collier car des choses étranges arrivent lorsque quelqu’un essaie de le lui ôter. Si bien que lorsqu’un jour une créature étrange parvient à le voler, elle est paniquée et elle a raison. Quand la plupart des gens perdent un bijou, ils sont énervés ou tristes, voire déprimés, Anis, elle, se retrouve « maîtresse » des quatre plus beaux mecs de son lycée. « Mecs », j’ai dit « mecs » ? Non vous faites erreur, dans les mangas d’Aya Shouoto, on ne parle pas de choses aussi triviales : Anis est la princesse de quatre magnifiques « roses » (si, si, véridique !), la rose rouge, la rose noire la rose blanche et la rose bleue. Mais cela ne s’arrête pas là car bien sûr ils vont se retrouver face à des ennemis qui ont pour nom, je vous le donne en mille : rose orange, rose grise et rose verte ! Que les fans de Bioman lèvent le doigt (force jaune, force rouge et force grise, non celui-là n’existait) !
Bon trêve de plaisanterie, une fois que les noms vous ont fait rire un bon coup, il n’en reste pas moins que les dessins sont bluffants et que l’histoire parvient quand-même à être très intéressante, voire surprenante. En plus Aya a le très bon goût de faire des mangas en suffisamment de tomes pour développer ses histoires sans faire dans le délayage pour vendre un tome de plus. Reste à savoir pourquoi ce titre est dans cette sélection. Tout d’abord à cause des personnages bishonen plus vrais que nature de l’auteure (mention spéciale à la rose bleue qui en plus se retrouve déguisée en fille lors d’un bal), ensuite parce que dans ce manga, les personnages masculins ne peuvent désobéir à Anis et se retrouvent asservis, ce qui est une assez intéressante inversion par rapport aux relations qu’ont souvent les filles et les garçons dans les shojos.

Et pour finir, parce que j’en avais envie, na !

A lire : Parmi eux

HANAZAKARI NO KIMITACHI-E (AIZOUBAN) © 2007 by Hisaya Nakajo/HAKUSENSHA Inc

HANAZAKARI NO KIMITACHI-E (AIZOUBAN) © 2007 by Hisaya Nakajo/HAKUSENSHA Inc

Le shojo avec un grand S, que dis-je la quintessence du shojo: un lycée de garçons infiltré par une jeune fille travestie qui veut rejoindre le beau et taciturne (et tourmenté) Izumi, champion de saut en hauteur pour une raison tellement ahurissante que j’ai du mal à l’écrire.

Puisqu’on vous dit que c’est du pur shojo, alors !!

Pour ce qui est du dessin, il faudra partir du principe que tous les japonais ont besoin d’une visite chez l’ophtalmo car personne ne se rend compte que c’est une fille alors que son déguisement est plus que symbolique. Oui, c’est ridicule, oui c’est aussi plausible qu’un sushi au cassoulet, mais C’EST DU SHOJO !!!

Une fois tout cela dépassé, c’est assez plaisant à suivre. Le manga a donné lieu à plusieurs versions drama (jouées par de vrais acteurs) : japonaises, taïwanaises et coréennes, c’est dire son succès. Allez, plongez dans le monde du shojo, on en ressort (presque) indemne.

A voir : Princess princess

© by Deen / Kaze

© by Deen / Kaze

Ryo est tombé dans une drôle d’école. A première vue, c’est un banal lycée de garçons avec un internat. Mais les apparences sont trompeuses et lorsque Ryo s’étonne de rencontrer une fille dans l’enceinte de l’établissement, il ne fait qu’effleurer le problème. Car pour compenser le manque flagrant de filles, les élèves ont imaginé de cosplayer les plus beaux premières années en filles. J’emploie le terme cosplayer à dessein car il n’y en a pas d’autre : en gothic lolita, en infirmière, en pom pom girl, voire en mariée !

Vous avez dit bizarre ? A ce niveau là, on pourrait même dire franchement louche. Je vous suggère d’aller voir par vous-même et de vous armer d’une bonne dose de second degré !

Allez voir la bande annonce pour vous donner une idée !

A lire : Obaka-chan

OBAKACHAN KOI KATARIKI © 2008 by Zakuri Sato/SHUEISHA Inc.

OBAKACHAN KOI KATARIKI © 2008 by Zakuri Sato/SHUEISHA Inc.

Neiro, une jeune et jolie lycéenne arrive dans un nouvel établissement où elle ne connaît personne. Mais ce n’est pas vraiment un problème car cela signifie aussi que personne ne la connaît et lorsqu’on s’est fait une solide réputation de Yankee (comprendre délinquante à tendance folle furieuse et reine de la baston), ce n’est pas plus mal ! Neiro voudrait rompre avec ses mauvaises habitudes afin de « trouver l’amour ». Mais elle est vite rattrapée par son passé et atterrit dans la classe des K, enfin des cas. Seul le meilleur élève du lycée, qui est aussi le plus beau, semble ne pas avoir peur d’elle et la trouver attirante. Mais les apparences peuvent être trompeuses …

Apparemment on se demande pourquoi ce manga se retrouve dans cette sélection. Eh bien, outre le fait qu’il est plutôt drôle et qu’il a une VRAIE fin (fait suffisemment rare dans les mangas pour qu’on le mentionne), Obaka-chan raconte sur le mode humoristique les aventures d’une jeune fille pas du tout fragile qui tente sans grand succès de se fondre dans le moule de la femme japonaise idéale, éthérée et douce, pour trouver un amoureux. Mais le naturel revient rapidement au galop. L’héroïne est bien plus forte que les garçons dont elle tombe amoureuse et c’est elle qui vole au secours des princes en détresse ! De quoi tordre le cou à quelques clichés même si les éléments traditionnels du shojo restent bien présents.

A voir : Très cher frère

Onisama © 1991, NHK Enterprises INC/Ikeda Riyoko Production/ Tezuka Production

Onisama © 1991, NHK Enterprises INC/Ikeda Riyoko Production/ Tezuka Production

Rioko Ikeda, créatrice de Très cher frère, est aussi l’auteur de la Rose de Versailles.Inutile de vous dire donc que vous trouvererez dans cette série les interrogations et les angoisses de jeunes filles (certaines aux allures androgynes), une des marques de fabrique de Rioko Ikeda. Inutile de rechercher aussi la bonne humeur des lycéennes japonaises ou la franche rigolade. On nage en plein drame !

Autre particularité pour les amateurs d’histoire du manga, cette série qui avait été diffusée en France au début des années 90 avait été traduite en changeant les noms japonais pour des noms français (une manie de l’époque). Cette version de Kazé ne contient que la version sous-titrée et donc les noms ont été préservés.

Regardez la bande annonce !

A lire : Otomen

OTOMEN © 2007 by Aya Kanno / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

OTOMEN © 2007 by Aya Kanno / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

Savez-vous ce qu’est un otomen ? Non ? Et bien avant ce manga d’Aya Kanno, personne ne le savait non plus ! Il n’est pas courant de voir son œuvre donner naissance à un mot dans le langage courant, c’est pourtant ce qui est arrivé à cette mangaka. Il faut croire que son néologisme renvoyait à un besoin non rempli par la langue japonaise : otomen vient de oto (jeune fille ou vierge en japonais) et men (hommes en anglais) et désigne (entre autres) tout homme qui s’intéresse à des domaines considérés comme féminins et la liste est longue chez nos amis japonais : le rose, les peluches, le maquillage, la mode, la couture, la cuisine (??????), particulièrement la pâtisserie (?????????????????????????????????), les fleurs, bref tout ce qui peut être doux, mignon, pastel et bien sûr … les shojos.
Asuka a un gros problème, il est la coqueluche de l’école, le capitaine de l’équipe de kendo et un exemple de virilité nippone, seulement voilà, tout ça, c’est du flan ! Asuka est un otomen refoulé et l’arrivée de Ryo, une jeune lycéenne garçon manquée dont il va tomber amoureux va faire craquer le vernis.

Tout cela semble un peu exagéré pour un regard occidental : Asuka aime coudre et arranger des fleurs dans un vase, avait-on besoin d’en faire 18 tomes ? Effectivement son histoire personnelle explique un peu qu’il soit si difficile pour sa mère d’accepter ces hobbies inoffensifs. Mais en même temps, il semble un peu ridicule qu’un champion de kendo, de karaté et de judo ait besoin de la protection de qui que ce soit (fusse d’une jeune fille bien entraînée) tout otomen qu’il fut. C’est pourtant ce qui lui arrive à plusieurs reprises dans ce manga. Bien sûr la parodie du shojo (ou plutôt son inversion) est intéressante et la galerie de personnages secondaires réjouissante mais je reste persuadée qu’Aya Kanno aurait gagné à faire plus court. En attendant ce manga montre à quel point la société japonaise est restée droite dans son kimono quand il s’agit de distribution des tâches entre les sexes.

A voir : Vandread

© by GONZO / AB Video

© by GONZO / AB Video

Dita et Hibiki n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pour cause, ils sont chacun originaires d’une planète où l’autre sexe n’existe pas ! Et bien sûr ces deux mondes sont en conflit. A l’échelle planétaire, la guerre des sexes prend un tout autre aspect ! Cependant l’équipage de Dita va devoir vivre avec Hibiki et quelques uns de ses compagnons pendant un certain temps, suite à la fusion accidentelle de leurs deux vaisseaux. Chacun a des a priori sur l’autre sexe et cette cohabitation forcée donne parfois lieu à des situations plutôt gênantes mais c’est ce qui fait tout l’intérêt de cet anime. Il compte deux saisons et on aurait apprécié une troisième mais, même comme cela, je vous le recommande.

Et voici la bande annonce !