A lire : Dictatorial grimoire

© KANÔ Ayumi - MEDIA FACTORY, INC.

© KANÔ Ayumi – MEDIA FACTORY, INC.

Les contes de fées occidentaux ont la cote ! Les mangakas n’allaient pas laisser une telle source d’inspiration leur glisser entre les doigts. Voici donc une énième version des contes de fées (ici les contes de Grimm). Mais alors me direz-vous, pourquoi les retrouver dans cette thématique du genre ? Parce que notre facétieuse mangaka s’est amusée à faire de presque toutes nos princesses (celles-là mêmes qui ont bercé notre enfance) … des garçons ! Des beaux gosses, plus ou moins déjantés (mention spéciale à Cendrillon, devenu un sublime bellâtre maniaque de la serpillère et adepte du SM). Si le procédé semble à la mode (voir mes critiques sur deux autres intéressantes versions : Grimms et le Prince, les princesses et la sorcière), il est ici traité avec un humour assez réjouissant même si l’histoire n’est pas censée être drôle au départ.
Otogi Grimm, dernier descendant des frères Grimm et japonais (ça ne s’invente pas) trouve un vieux livre dans le manoir familial (un grimoire donc) et se retrouve seul maître des personnages des contes : Cendrillon, le Chat botté, Blanche-Neige, etc. Seul maître, vraiment ? … A noter que l’histoire se termine en 3 tomes, mais pour une fois, j’aurais apprécié un tome ou deux en plus !

A lire : Blaue Rosen

AI WO UTAUYORI ORENI OBORERO! © MAYU SHINJO 2006 / Shogakukan Ltd / Kadokawa Shoten Co. Ltd.

AI WO UTAUYORI ORENI OBORERO! © MAYU SHINJO 2006 / Shogakukan Ltd / Kadokawa Shoten Co. Ltd.

Mizuki est grande, elle a les cheveux courts et un visage aux traits assez accentués, bref, elle est tout sauf « mignonne ». Cela tombe bien car elle fait partie d’un groupe de rock composé uniquement de filles qui ressemblent à s’y méprendre à des garçons (leur fan club est d’ailleurs totalement composé de filles déchaînées). Akira est très mignonne, petite, fine, avec de grands yeux innocents et c’est un garçon ! Qui plus est amoureux fou de Mizuki dont il veut intégrer le groupe. Il a lui-même une tonne d’admirateurs dans son lycée de garçons qui en ont fait leur « princesse ».
La situation vous semble alambiquée, attendez d’avoir lu les premiers tomes et vous verrez qu’elle peut l’être encore plus !

A lire : L’infirmerie après les cours

© Setona Mizushiro 2005-2007 (AKITASHOTEN JAPAN)

© Setona Mizushiro 2005-2007 (AKITASHOTEN JAPAN)

Où sommes-nous réellement ? Qui sont les protagonistes de l’histoire ? Au début, nous sommes rassurés par une fausse normalité, qui va bientôt laisser place à un univers très déstabilisant où personne n’est ce qu’il semble être. A commencer par Mashiro. Il ou elle, Mashiro ne peut même pas répondre à cette question qui peut sembler si simple pour la plupart d’entre nous car Mashiro est les deux ! Il veut être traité comme tous les garçons de son âge et tomber amoureux (de Kuréha en l’occurrence). Seulement voilà, difficile d’assumer son identité mâle quand on a ses règles ! Encore plus quand un autre garçon tombe amoureux de Mashiro et tente de lui faire admettre sa féminité.

Tout cela pourrait paraître du marivaudage sans le talent de l’auteur qui nous entraîne dans le monde intérieur de Mashiro à travers les visites de notre héro(ïne) à l’infirmerie tous les jeudis soirs (d’où le titre). Plus que jamais, et à tous points de vue, les apparences sont trompeuses dans ce manga que je vous recommande. Il est en 10 tomes et il est génial. Setona Mizushiro maîtrise parfaitement l’avancement de son scénario, rien n’est gratuit ou laissé au hasard : un pur bonheur !

A lire : Le Pavillon des hommes

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

Imaginez que dans le passé le Japon ait connu une terrible maladie infectieuse qui ne s’attaque qu’aux hommes. En une génération ceux-ci sont devenus rares, fragiles et précieux. Qui reste-t-il alors pour prendre en main les terres, gérer les affaires, gouverner les clans et le pays ? Vous l’aurez deviné : les femmes.

La charge suprême de shogun est confiée à une femme qui dispose de plusieurs centaines de jeunes hommes parmi les plus beaux du pays pour la satisfaire, enfermés dans le pavillon des hommes. Cette série, très troublante et très bien construite est tout à fait bluffante. Le sujet est traité avec tant de justesse que l’on se prend à croire à un manga historique ; un manga historique totalement flippant !

Le pavillon des hommes ou comment montrer que changer tout, ne change finalement absolument rien : les femmes sont aussi égoïstes et brutales que les hommes lorsqu’il faut garder le pouvoir et les hommes aussi manipulateurs et superficiels que les femmes lorsqu’ils doivent user de leur corps pour l’obtenir.

 

A lire : Lily la menteuse

USOTSUKI LILY © 2009 by Ayumi Komura / SHUEISHA Inc.

USOTSUKI LILY © 2009 by Ayumi Komura / SHUEISHA Inc.

Lily la menteuse est la quintessence du shojo de travestissement. Ici les personnages sont trèsrarement habillés comme ils devraient l’être, à tel point que lorsqu’ils le font, ils ont presque l’air bizarre.

Hinata est aux anges lorsqu’un TRES séduisant lycéen lui avoue son amour. Elle accepte immédiatement de sortir avec lui (vous avez dit superficielle ?) bien qu’elle ne sache rien de lui. Elle va devoir vite revenir sur terre car son nouveau petit ami a un hobby particulier : il se travestit. Et pas seulement à l’occasion, non, En est tout le temps habillé en fille, y compris à l’école où il a un ribambelle de garçons amoureux de lui (même si tout le monde est au courant). En vain, car si En s’habille en fille, ce n’est pas pour séduire les garçons, ni même parce qu’il se prend pour une fille mais tout simplement parce qu’il ne supporte pas les garçons, y compris  celui qu’il a en face de lui dans le miroir.

Evidemment, la mangaka ne s’arrêtera pas en si bon chemin et tous les personnages ou presque de ce manga se retrouvent à un moment ou à un autre travestis. Cela crée des moments assez spéciaux, lorsqu’Hinata habillée en garçon déclenche des réactions assez passionnées de la part de ses camarades filles et doit défendre sa petite amie (En). Sans compter les amnésies, suite à une chute sur la tête et En qui se prend pour une fille, puis pour un macho … ou bien est-ce l’inverse, je m’y perds un peu !

Donc pour résumer : amateurs de vraisemblance et de sérieux, passez votre chemin !Pour les autres, amusez-vous bien !

A lire : Mairunovich

MAIRUNOVICH © 2010 by Zakuri Sato / SHUEISHA Inc.

MAIRUNOVICH © 2010 by Zakuri Sato / SHUEISHA Inc.

Mairu se trouve moche, du coup elle ne fait rien pour s’arranger (mais alors rien du tout), se coupe des autres et donc est encore plus moche. Jusqu’au jour où trop c’est trop ! Après la « blague » dégoûtante qu’on vient de lui faire et le remontage de bretelles en règle de Tenyu, le plus beau du lycée qui l’accuse de tout faire pour devenir une victime, mairu décide de se reprendre en mains. Et devinez qui va l’aider, son voisin(e) transsexuel qui lui est un pro de l’apparence ! La petite histoire bonus de la fin du tome 1 lui est d’ailleurs consacrée.

A lire : Sweet relax

OYAYUBI KARA ROMANCE © 2004 by Izumi Tsubaki / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

OYAYUBI KARA ROMANCE © 2004 by Izumi Tsubaki / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

Chiaki est timide, maladroite et a du mal à créer des liens avec les autres. Pourtant lorsqu’elle parle de massage ou s’adonne à la pratique du shiatsu (technique de massage japonais) elle se métamorphose. En effet, le shiatsu est pour elle une passion dans laquelle elle excelle puisqu’elle visualise les courbatures de ses patients sous forme de petits esprits (tout ronds, tout mignons) appelés tsuboys !

Notre masseuse hors pair tombe un jour amoureuse d’un … dos. Oui, oui, du dos tout courbaturé d’un jeune garçon qui se trouve être dans son lycée. C’est alors le coup de foudre mutuel entre Chiaki et Yôsuke ! Chose rare dans un manga : leur histoire d’amour démarre dès le premier tome ! Mais rien n’est facile lorsque dans un couple la jeune fille ne peut s’empêcher de masser son compagnon, et quand celui-ci supporte difficilement qu’on le touche !

Ce manga regorge de personnages secondaires hauts en couleurs parmi lesquels on trouve une personne au genre incertain ! Je n’en dis pas plus ! A vous de trouver de qui il s’agit !

A voir : First shop of coffee prince

Copyright(c) Since 1996, MBC&iMBC All rights reserved.

Copyright(c) Since 1996, MBC&iMBC All rights reserved.

Ko Eun CHan est une fille. Enfin une fille, c’est vite dit car tout le monde la prend pour un garçon, ce qui l’arrange, jusqu’au jour où elle rencontre Choi Han Gyul. Ce dernier est aussi enfant gâté qu’elle est sans le sou. De plus c’est un playboy et pour finir, il la prend lui aussi pour un garçon. A telle enseigne qu’il va l’engager comme faux boyfriend pour décourager des rencontres arrangées avec des héritières. Le stratagème marche tellement bien que, pour éviter de se faire couper les vivres par sa grand-mère, Han Gyul va devoir reprendre un café en faillite et redresser la barre de ce commerce en 3 mois. Il engage toute une équipe de beaux jeunes gens pour faire venir la clientèle (féminine en priorité semble-t-il), dont Eun Chan. Je vous fais grâce de toutes les histoires de cœur développées dans ce drama pour me concentrer sur les affres de Han Gyul, très attiré par son garçon de café et qui ne sait plus où il en est et celles de Eun Chan qui refuse de dire la vérité à son patron par peur de souffrir. Elle est tellement habituée à se faire passer pour un garçon qu’elle ne sait pas quelle genre de femme elle est.

Son identité sexuelle semble déterminée par ses qualités qui tendraient, tout du moins en Corée, à en faire un garçon : elle est forte, très responsable (au point d’être devenue le chef de famille), goinfre et travailleuse acharnée. Bon, sa poitrine assez inexistante et ses T-Shirts XXXXL doivent y être aussi pour quelque chose. Pour une fois que je trouve une héroïne travestie crédible, je ne vais pas faire de remarques sur les clichés accumulés.

Ce drama, même s’il est dégoulinant de guimauve (mais c’est un peu le cas de tous les dramas) est très agréable à suivre et on se surprend à ne pas le lâcher avant de connaître la fin : ce qui implique quelques nuits blanches !

 

A lire : Love is the devil

© TORIUMI PEDORO / KODANSHA LTD.

© TORIUMI PEDORO / KODANSHA LTD.

Haruru est une riche héritière qui va dans un lycée pour filles. Non loin de là se trouve, bien évidemment, un lycée pour garçons. Or, c’est dans cet établissement que sa propre mère a recruté le « majordome » (aie !) qui doit prendre soin d’elle. embaucher un adolescent au physique  renversant pour veiller sur sa fille laissée seule : il faudra peut-être revoir la définition du bon sens maternel pour cette femme ! Une fois passé ce pitch aberrant, restent les relations particulières d’Haruru et de son majordome, lequel semble jouer au chat et à la souris avec notre héroïne(inutile d’être grand clerc pour deviner qui est le chat !)

Evidemment, qui a vraiment le pouvoir dans cette histoire, est la question à se poser, l’autre étant pourquoi le mettre dans cette sélection ? Justement pour voir comment évolue un couple où les clichés de domination sont inversés (enfin peut-être pas tant que ça). Et aussi parce que l’héroïne va se retrouver travestie en garçon pour se rendre dans le lycée voisin.

A lire : Tout sauf un ange

© Takako Shigematsu 2003-2006 (Akitashoten Japan)

© Takako Shigematsu 2003-2006 (Akitashoten Japan)

Lorsqu’on regarde la couverture de cette série, on s’attend à voir un couple détourner une jeune fille du « droit chemin », en fait pas du tout ! Ce que vous voyez c’est une jeune fille entourée d’un jeune homme, Izumi Kido, qui poursuit une carrière d’idole* et de son manager ! Bien évidemment Hikaru, la jeune fille en question, se retrouve à partager sa chambre avec Izumi, on est dans un shojo tout de même !

idole : Au Japon, le terme idol désigne principalement de jeunes artistes des deux sexes, sélectionnés adolescents pour leur physique lors d’auditions organisées par des maisons de production et des agences d’artistes. Celles-ci les forment ensuite au chant, à la danse, à la comédie, pour promouvoir leur image dans les médias et l’exploiter dans de nombreux produits et supports à destination d’un public adolescent ou adulescent : […] On les fait aussi animer des émissions radio ou TV et tourner dans des publicités, films, séries télévisées, pièces de théâtre, comédies musicales. Cependant, la majorité de leurs gains revient en fait à leurs producteurs et agences, qui leur reversent généralement un simple salaire, plus ou moins élevé selon leur notoriété acquise. Le propre des idols étant d’être des adolescents(es) à l’image gaie, sympathique et innocente, leurs carrières sont brèves et s’arrêtent souvent à leur majorité, ou avant suite à un manque de succès, ou à des scandales relatifs (liaisons, dérapages, délits mêmes mineurs) dont sont friands les médias nippons et qui ternissent leur image auprès de fans exigeants. (extrait de wikipedia)