Qui n’a pas son bento ?

Bento.

Le mot est devenu très courant chez les jeunes et les citadins. Il participe du goût pour tout ce qui vient du Japon et d’un certain art de vivre du « fait maison ».

Le bento ne date pas d’hier, on en trouve les premières traces il y a plusieurs siècles (tout le monde n’étant pas d’accord, je me garderai bien d’hasarder une date). Mais la version moderne viendrait de la fin du XIXème siècle. Directement lié au monde du travail et à l’école, le bento est aussi le casse-croûte que l’on mange dans le train (voir l’excellent article de Zoom Japon page 4 sur l’ekiben (bento vendu dans les gares et les trains, une institution nipponne).

Creative commons 2beni

Creative commons 2beni

Comme tout repas japonais, le bento repose sur deux principes de base : la présentation impeccable et l’équilibre. La présentation implique bien sûr qu’il y ait des séparations très distinctes à l’intérieur du bento pour ne rien mélanger et que tout soit coupé ou mangeable en une bouchée. Autant de bentos possibles que de personnes. Star du bento, l’onigiri (il existe même des contenants pour un seul onigiri) est un triangle de riz parfaitement moulé fourré avec une ume (prune séchée), ou tout autre ingrédient de votre choix et recouvert d’une bande d’algue nori (pour l’attraper sans toucher le riz directement et pour le goût aussi :-))

MDSC_0237.NEFDSC_2436.NEFais c’est la version kawaii (mignonne) qui crée un véritable engouement pour le bento partout dans le monde. Les ustensiles destinés à donner une forme animale ou humaine aux éléments du bento font fureur et de véritables concours sont organisés sur le net notamment.

Si vous n’êtes pas prêts à aller jusque là, sachez tout de même que le bento est une excellente façon de finir les restes … sans avoir l’impression de finir les restes.

A voir (absolument) : Tampopo

Ah Tampopo !

La première fois que je l’ai vu, Arte tentait de faire connaître le cinéma nippon à nos concitoyens. J’étais tombée par hasard sur cet OVNI et je ne l’ai pas lâché.  C’est ce qu’on pourrait appelé un film à sketchs, ce dont j’ai horreur, et pourtant ! Dès que j’ai vu le héros, un routier affublé de son chapeau de cow boy, j’étais conquise ! Que dire de la scène d’anthologie de la dégustation de spaghettis (hilarant) ou du repas érotique entre deux amants gourmets (après vérification, Neuf semaines et demi est sorti après Tampopo, les américains ont donc pompé une des scènes les plus cultes d’Hollywood*) !

Pour résumer, dans Tampopo, tout est parfait. A regarder absolument avant d’aller déguster un ramen, sous peine de ressentir une terrible frustration.

L’histoire :Tampopo, une jeune veuve tient un médiocre restaurant de soupes de nouilles dans un quartier populaire de Tokyo. Elle lutte courageusement et n’aspire qu’à une honnête vie, jusqu’au jour où un routier à la dégaine de cow-boy, Goro, entre dans sa vie. C’est un gourmand, il sait que la préparation de la soupe de nouilles est une vocation, sinon un rituel. Le jour où il vient se restaurer chez Tampopo, il l’informe brutalement que ses nouilles « manquent de tripes » ! Elle le convainc alors de lui enseigner l’art de cuisiner une bonne soupe. Parallèlement à la quête de Tampopo et Goro aidés par maints personnages excentriques, plusieurs intrigues secondaires, toutes d’ordre culinaire, se nouent…(source : allociné)

Ou peut-être pas, 9 semaines et 1/2 étant tiré d’un roman de 1979, il vaut donc mieux mettre en point d’interrogation : ?