A lire : mes petits plats faciles by Hana

© 2011 Masayuki kusumi © 2011 Etsuko Mizusawa (AKITA PUBLISHING)

© 2011 Masayuki kusumi © 2011 Etsuko Mizusawa (AKITA PUBLISHING)

Hana aime manger, aucun doute là-dessus, Hana n’aime pas se prendre la tête, cela est totalement certain. Du coup, Hana accommode des restes, mange à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, de préférence en accordant des aliments improbables. Tout cela a l’air bon, facile et rapide (au point qu’il n’y pas vraiment de recette) mais surtout cela nous donne l’occasion de voir Hana vivre sa solitude forcée (son mari a été muté) aussi bien qu’elle le peut. On l’a compris, il s’agit de tranches de vie (sans aucun mauvais jeu de mots), de miettes de quotidien (oh là là je m’enfonce !) qui nous sont livrées par Masayuki Kusumi, heureux scénariste du Gourmet solitaire (tout de même !) Et si certaines dégustations d’Hana vous semblent quelque peu ambiguës, c’est que le dessinateur (c’est un pseudonyme féminin) utilise aussi son talent pour des mangas érotiques. On m’a conseillé de regarder sous les jaquettes, allez savoir… 🙂

A lire : Moyasimon

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MOYASIMON © Masayuki Ishikawa / Kodansha Ltd.

Les héros de manga ont souvent des pouvoirs très particuliers, mais celui de Tadayasu Soemon Sawaki est un cran au-dessus : il peut voir les microbes. Ce don étrange prend une toute autre dimension dans une université agricole. En effet, cela devient extrêmement intéressant pour préserver les arômes d’un saké, contrôler la fermentation du vin ou détecter un empoisonnement alimentaire.

Les microbes sont de drôles de petits personnages qui interviennent tout au long du manga, souvent dans les marges pour apporter un peu d’humour (ou des explications techniques). Ils ont des têtes très sympathiques même lorsqu’ils sont dangereux pour l’homme, histoire de montrer sans doute que ces organismes sont au-delà des considérations triviales de bien ou de mal.

A part ces charmantes bestioles, on trouve dans ce manga, une galerie de personnages eux aussi particuliers : des étudiants sans le sou qui trafiquent sur tout ce qu’ils peuvent, des assistantes au look SM et des professeurs adeptes de nourritures toutes plus répugnantes les unes que les autres.

Si tout cela vous réjouit,  nous avons aussi, pour prolonger cette balade au pays des levures, le drama !

A voir : Toriko

toriko_coffret1-dvd-kazeDe temps en temps, je prends le manga ET l’anime d’un même titre lors d’un festival. Parce que je n’ai pas beaucoup d’animes sur le thème ? Euh, oui 🙂

Mais aussi, si le titre est tellement emblématique que cela se justifie. C’est le cas de Toriko, donc, voilà l’anime ! Et comme cela est dit dans le générique d’ouverture (autrement appelé opening chez le djeun’s) : Itadakimasu !*

*cela ne veut pas dire Bon appétit en japonais mais c’est ce qui s’en rapproche le plus, alors …

 

 

A lire : Mangeons !

mangeons-1-castermanElle apparaît, mange, parle à peine mais arrive à dénouer des situations complexes par sa seule présence et son plaisir à engloutir la nourriture.

Que dire d’autre ?

Qu’avec ce personnage, l’épicurisme prend une toute autre dimension mais aussi que les situations sont plutôt intéressantes et l’on se prend à se demander comment elle va s’en sortir cette fois encore sans dire un mot.

A final, tout est dans le titre ; vous ne savez pas comment vous en sortir ? La réponse est pourtant évidente : Mangeons !

A lire : J’aime les sushis

MIX VEGETABLE © 2005 by Ayumi Komura / SHUEISHA Inc.

MIX VEGETABLE © 2005 by Ayumi Komura / SHUEISHA Inc.

Avec un titre pareil, il bien évident que nous allons parler … pâtisserie. Quoi ? Eh oui, j’ai bien dit pâtisserie, car Hanayu est l’héritière de la pâtisserie paternelle alors qu’elle ne rêve que de sushis. Elle imagine alors sortir avec le fils d’un maître sushis pour l’épouser et donc échapper à son destin mais ironie du sort, Hayato Hyûga, celui qu’elle compte manipuler, ne jure que par la pâtisserie !

Il y a des quiproquos, des retournements de situations, des larmes et bien sûr … des sushis. C’est du pur shojo, avec juste ce qu’il faut de tempérament chez l’héroïne pour relever le tout (désolé, ça vient tout seul quand on écrit sur des mangas culinaires).

Pour le reste, allez voir, il n’y a que 8 tomes, donc aucun risque de s’ennuyer.

A lire : Hell’s kitchen

HELL'S KITCHEN © 2010 Gumi AMAZI / Mitsuru NISHIMURA / Kodansha Ltd.

HELL’S KITCHEN © 2010 Gumi AMAZI / Mitsuru NISHIMURA / Kodansha Ltd.

Il y a effectivement un peu de tout dans Hell’s kitchen : un peu de jolies filles à forte poitrine, un peu de héros qui peinent à se trouver, un peu de démons, de personnages secondaires totalement fous et beaucoup de cuisine avec des idées toutes plus loufoques les unes que les autres. Le tout dans une école de cuisine aux méthodes, locaux et professeurs dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont originaux. Cela fait vaguement penser à Food wars ? Je vous l’accorde volontiers (avec moins de situations équivoques).

A lire : Kitchen

© 2009 by CHO Ju Hee / Seoul Cultural Publishers, Inc.

© 2009 by CHO Ju Hee / Seoul Cultural Publishers, Inc.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un manhwa.

Comprenez : manga coréen, un terme à recycler dans les dîners mondains pour étaler sa culture, vous savez, celle pour laquelle, moins on en a, plus on l’étale (je sais ça date mais je ne pouvais pas la louper étant donné le thème « culinaire » de ce festival).

Donc ce charmant manhwa de 3 tomes pour l’instant (7 en tout) nous conte de courtes histoires qui tournent toutes autour de la nourriture et de la cuisine. Certes, mais qui dit cuisine, dit aussi (et c’est vrai partout mais spécialement en Corée) famille et amitié.

Oui d’accord il y a des histoires d’amour aussi ! Souvent douces-amères d’ailleurs … Ne cherchez pas, l’auteur est bien une femme.

Ce sont donc des tranches de vie (l’expression n’a jamais été aussi juste) qui se succèdent. Des femmes (oui c’est écrit par une femme, je viens de vous le dire) qui cuisinent pour leur famille, leur amant, leurs amies et qui aiment ou ont aimé, ou attendent l’amour. Parfois c’est le simple souvenir d’un plat qui fait toute l’histoire.

Entre chaque histoire, l’auteur nous faire rire avec l’évocation de son quotidien ou de ses multiples voyages à travers le monde, sans un sou en poche. Elle est enseignante, artiste et mère de famille. Si ça ce n’est pas de la science-fiction ! Bon, je me calme, apparemment, certaines y arrivent, tant mieux pour elles ! 

Parlons plutôt de ce délicieux manhwa où l’émotion et la nostalgie des plats et des bonheurs de l’enfance vous collent aux dents comme un carambar de l’année dernière. Passé le premier moment de flottement (il faut dire que le coréen se lit dans le même sens que le français, donc on ne lit pas à l’envers, et puis beaucoup de manhwa sont entièrement colorés, bonjour la panique pour la dévoreuse de mangas que je suis) ; passé donc ce moment,  on se surprend à s’attendrir sur les aventures et mésaventures des différents protagonistes. S’il ne s’agit en aucun cas de récits autobiographiques, beaucoup fleurent bon le vécu tout de même et j’attends le 4ème opus avec impatience.

Bon c’est pas tout ça mais quand est-ce-qu’on mange ? Je mangerais bien coréen moi ce soir !

A lire : les Gouttes de Dieu

© Tadashi Agi & Shu Okimoto / Kodansha Ltd.

© Tadashi Agi & Shu Okimoto / Kodansha Ltd.

Un must. Un boulot de malade ! Oui, je sais, cela ne va pas avec le raffinement de l’œnologie en général, ni celui de ce manga en particulier mais lorsque je me plonge dans ce manga, c’est la première chose qui me vient à l’esprit : quel travail ! Commencé en 2004, ce manga est un monument à la gloire du vin, de tous les pays (mais quand-même beaucoup à celle du  vin français, excusez du peu !) Terminé en 44 tomes, oui vous avez bien entendu, 44 TOMES sur le monde du vin, cette série a été à l’origine de la découverte du vin pour beaucoup de japonais. Preuve de la grande qualité des recherches des scénaristes (malgré le nom unique, il s’agit d’un frère et d’une sœur qui travaillent ensemble et croyez-moi, il ne sont pas trop de deux), certains experts français ne craignent pas d’enrichir la version française par un mot d’éloges sur ce manga.

Oui vous allez apprendre beaucoup de choses sur le vin, le terroir ou l’art de la dégustation, … ou pas ! Car c’est cela le génie des Gouttes de Dieu, si vous ne voulez faire que vous laisser porter par l’intrigue, vous ne serez pas déçu. Pas plus que si vous lisez chaque note ou petit dossier sur le vin qui sont présents dans chaque tome et qui sont extrêmement détaillés et documentés.

Pour le reste, voici le résumé de manganews :

Lorsque Yutaka Kanzaki, œnologue mondialement connu, décède, le monde du vin est en émoi. En effet le maitre possède l’une des plus extraordinaire cave dont on puisse rêver. Shimizu Kanzaki, son fils, lui, n’est en rien amateur de vin. Employé dans une brasserie, il fut même plutôt rebelle à ce père tant obsédé à lui faire découvrir les arômes des vins, qu’il finit par l’en dégouter. Tout le contraire de son frère, le sombre Issei, fils adoptif, qui a suivi une brillante carrière de sommelier. A qui reviendra la cave de Yutaka Kanzaki? Le testament du maitre est clair, celui des deux qui résoudra 12 énigmes sur 12 vins et découvrira quel est ce 13ème et mystérieux vin, inconnu de tous, et que le maitre surnomma « les gouttes de Dieu ». Une chasse au trésor en forme d’enquête policière va alors opposer les deux demi-frères aux caractères et parcours opposés : le talent et la technique d’issei contre la sensibilité et l’émotivité de Shimizu…

A lire : Les pommes miracle

KISEKI NO RINGO ZETTAI FUKANO WO KUTUGAESHITA NOUKA KIMURA AKINORI NO KIROKU © 2013 by Tsutomu Fujikawa, Takuji Ishikawa – GENTO

KISEKI NO RINGO ZETTAI FUKANO WO KUTUGAESHITA NOUKA KIMURA AKINORI NO KIROKU © 2013 by Tsutomu Fujikawa, Takuji Ishikawa – GENTO

Les pommes miracle est un one shot relatant l’histoire vraie d’un agriculteur japonais, Akinori Kimura, qui sera le premier à cultiver des pommes « naturelles » dans les années 80. Bien avant que cela soit à la mode, il va livrer un combat de plusieurs années pour parvenir à ce résultat, risquant la ruine à plusieurs reprises pour réussir à obtenir des pommes sans pesticides.

Une belles histoire qui montre la difficulté qu’il y a à aller à contre courant des idées reçues.

On y découvre la ténacité (l’aveuglement ?) de cet agriculteur qui, dans un premier temps, pour préserver son épouse allergique aux pesticides et ensuite, par conviction, va s’entêter à cultiver ses pommes sans aucun traitement, malgré des revers qui en auraient décourager plus d’un. Ici aucun pouvoir magique mais un récit pour l’exemple : un seul homme avec une seule idée peut changer le monde !

A lire : La Princesse de la cuisine

© by KIM Suk-Hee / Gobooky

© by KIM Suk-Hee / Gobooky

Autant vous dire que l’histoire n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant dans ce manhwa (manga coréen). L’intérêt vient évidemment des recettes (très appétissantes et accessibles) qu’on y trouve. Pour le reste, si vous avez une (jeune) sœur ou pour les plus vieux d’entre nous, une petite fille, c’est parfait ! Pour les autres, suivez pas à pas les recettes (on trouve même des fiches détachables à la fin de chaque volume). Les couleurs donnent du dynamisme et un charme très kawai à cette série qui donne réellement l’envie de se mettre aux fourneaux. Chaque volume a une thématique, ce qui est très pratique.

Quant à moi, je crois que je vais essayer celui sur le pique-nique.

L’histoire ?

Lignac (franchement, cela ne s’invente pas !) le plus beau garçon de l’école, a invité toute la classe à son anniversaire. Mais pourquoi nous a-t-il demandé d’apporter des plats fait maison ?!