A lire : Ristorante paradiso

RISTORANTE PARADISO © Natsume Ono 2006. First published in Japan in 2006 by Ohta Publishing Co., Tokyo

RISTORANTE PARADISO © Natsume Ono 2006. First published in Japan in 2006 by Ohta Publishing Co., Tokyo

Nicoletta arrive à Rome pour dénoncer une injustice : sa mère l’a abandonnée pour épouser un homme qui se refusait à vivre avec une femme ayant déjà des enfants. Du coup, Olga a laissé sa fille chez sa mère et est allée filer le parfait amour, sans jamais rien dévoiler au dit mari. Inutile de demander pour qui j’ai pris parti, je pense que vous l’aurez compris ! Finalement l’affrontement n’aura pas lieu, Nicoletta tombant elle-même sous le charme d’un amour « interdit », aura bien plus de compréhension pour sa mère qu’elle ne l’avait prévu !

Mais quel rapport avec notre thème direz-vous ? Il est au final assez lointain ! L’histoire se déroule pour l’essentiel dans le restaurant du beau-père de Nicoletta. Celle-ci désirant devenir cuisinière, on pourrait s’attendre à ce que la cuisine soit en centre de ses préoccupations mais il n’en est rien. Je dirais plutôt que le restaurant est une sorte d’écrin propice au développement des personnages, la même réflexion pouvant se prêter à l’autre titre de l’auteur (qui met en scène les mêmes personnages) : Gente.

Dans les deux cas, le charme de l’auteur agit et s’il ne se passe pas grand chose dans ces mangas, ce n’est pas pour autant sans intérêt, loin de là !

A lire : Silver spoon

GIN NO SAJI © 2011 Hiromu ARAKAWA / SHOGAKUKAN Inc.

GIN NO SAJI © 2011 Hiromu ARAKAWA / SHOGAKUKAN Inc.

Une fois n’est pas coutume, je commence ma critique par le résumé : Lorsqu’il arrive au lycée agricole Ohezo, situé sur l’île d’Hokkaïdo au nord du Japon, Yûgo Hachiken croit que sa vie sera facile : avec tous ces fils de fermiers incapables d’aligner deux équations, devenir premier de sa classe sera une partie de plaisir !  Mais c’était sans compter les cours d’élevage, de sciences de la nutrition, de gestion agricole et les clubs de sport épuisants… Comment va-t-il faire pour survivre dans cette galère !? (Manganews)

Cette série est l’œuvre de la mangaka Hiromu Arakawa, connue en France pour son fameux Fullmetal Alchemist (que vous pouvez retrouver en intégral à Quartier Libre :-))

Autant dire qu’il s’agit ici d’un tout autre sujet ! Mais Silver spoon ne sort pas de nulle part : Hiromu Arakawa a grandi dans la ferme de ses parents et les a aidés pendant de nombreuses années. Il est donc naturel que ce manga se situe dans le monde de l’agriculture. Avec lui, on en apprend beaucoup sur les nombreuses connaissances à acquérir pour s’occuper d’une exploitation et, deuxième avantage : cela remet aussi en perspective notre sensibilité hypocrite de carnivore urbain. Qui plus est Arakawa n’est pas le genre de mangaka à se laisser influencer par ses éditeurs : elle finit ses mangas lorsqu’elle n’a plus rien à dire et ne cherche pas à prolonger artificiellement ses intrigues ce qui donne des histoires très maitrisées. Bouh, tout est bien austère ! Pourtant ce manga ne se prend pas au sérieux et c’est tant mieux. Ajoutez à cela qu’il se termine en 15 tomes et je pense que vous aurez toutes les raisons du monde de vous mettre à l’étude des travaux des champs !

A voir : First shop of coffee prince

Copyright(c) Since 1996, MBC&iMBC All rights reserved.

Copyright(c) Since 1996, MBC&iMBC All rights reserved.

Eh oui, j’avais déjà présenté ce drama mais il se trouve qu’il rentre aussi dans cette thématique. Coffee prince se passe comme son nom l’indique dans un café… à Séoul. Outre l’histoire d’amour (géniale !!!!!), c’est aussi l’histoire de ce café et d’une jeune fille qui veut devenir barista, autrement dit une experte du café, de celles qui peuvent faire des dessins avec la crème de votre cappucino. Ce genre de fantaisie est très à la mode chez les coréens qui s’intéressent à toutes les variantes du café, sauf l’expresso apparemment ! Reste une comédie romantique très bien faite et un couple vedette à tomber ! Je vous ressers donc mon post de 2014.

Ko Eun Chan est une fille. Enfin une fille, c’est vite dit car tout le monde la prend pour un garçon, ce qui l’arrange, jusqu’au jour où elle rencontre Choi Han Gyul. Ce dernier est aussi enfant gâté qu’elle est sans le sou. De plus, c’est un playboy et pour finir, il la prend, lui aussi, pour un garçon. A telle enseigne qu’il va l’engager comme faux boyfriend pour décourager des rencontres arrangées avec des héritières. Le stratagème marche tellement bien que, pour éviter de se faire couper les vivres par sa grand-mère, Han Gyul va devoir reprendre un café en faillite et redresser la barre de ce commerce en 3 mois. Il engage toute une équipe de beaux jeunes gens pour faire venir la clientèle (féminine en priorité semble-t-il), dont Eun Chan. Je vous fais grâce de toutes les histoires de cœur développées dans ce drama pour me concentrer sur les affres de Han Gyul, très attiré par son garçon de café et qui ne sait plus où il en est et celles de Eun Chan qui refuse de dire la vérité à son patron par peur de souffrir. Elle est tellement habituée à se faire passer pour un garçon qu’elle ne sait pas quelle genre de femme elle est. Son identité sexuelle semble déterminée par ses qualités qui tendraient, tout du moins en Corée, à en faire un garçon : elle est forte, très responsable (au point d’être devenue le chef de famille), goinfre et travailleuse acharnée. Bon, sa poitrine assez inexistante et ses T-Shirts XXXXL doivent y être aussi pour quelque chose. Pour une fois que je trouve une héroïne travestie crédible, je ne vais pas faire de remarques sur les clichés accumulés. Ce drama, même s’il est dégoulinant de guimauve (mais c’est un peu le cas de tous les dramas) est très agréable à suivre et on se surprend à ne pas le lâcher avant de connaître la fin : ce qui implique quelques nuits blanches !

A voir à Quartier libre

A lire : le chef de Nobunaga

© 2011 Mitsuru Nishimura / Takuro Kajikawa / Houbunsha

© 2011 Mitsuru Nishimura / Takuro Kajikawa / Houbunsha

C’est un manga historique. Quoi ? Vous savez que chez des gens très bien cela n’est pas considéré comme une tare ? Eh bien oui, je le redis c’est un manga historique, et j’ajoute qu’il est vraiment intéressant. D’accord, je ne mentirai pas, lorsque la trame historique prend le dessus, j’ai parfois le regard d’un lapin dans les phares. Mais la plupart du temps, c’est palpitant, extrêmement bien fait et pour tout dire, bluffant. Arriver à me faire avaler (et oui, encore un jeu de mots vaseux) que la cuisine a pu influer sur l’histoire du Japon, il fallait le faire, et bien c’est fait ! J’y crois, et à 200%.

Pour le reste voici le résumé de manganews

Le Chef de Nobunaga est un titre historique qui se déroule dans le Japon de l’époque Sengoku, période de transition majeure pour la construction du pays. Dans cette série adulte et documentée, on suit le parcours fictif de Ken, un cuisinier de notre temps ayant atterri par un heureux hasard dans le Japon du XVIe siècle. Celui-ci va rapidement se retrouver à travailler dans les cuisines du pouvoir puisqu’il deviendra le chef cuisinier attitré d’Oda Nobunaga, grand daimyô (gouverneur féodal) et premier des trois unificateurs du Japon. C’est donc à travers les yeux d’un homme d’aujourd’hui que nous découvrirons la vie de cette époque mais aussi les coulisses du pouvoir, vu que nous serons aux côtés des hommes influents du pays du soleil levant.

A lire : Toriko

TORIKO © 2008 by Mitsutoshi Shimabukuro / SHUEISHA INC.

TORIKO © 2008 by Mitsutoshi Shimabukuro / SHUEISHA INC.

Toriko, c’est  36 tomes au Japon et ce n’est pas fini ! Est-ce-que Mitsutoshi Shimabukuro veut faire comme son ami Eiichiro Oda (78 tomes en cours) ? J’espère que non car je n’aurai pas assez de place dans Quartier libre pour deux titres aussi titanesques ! En tout cas, comme dans One piece, on trouve dans Toriko un univers très touffu tout entier dédié à un même sujet : ici la gastronomie a remplacé la piraterie mais le délire est le même ! Le monde de Toriko est dominé par une organisation mondiale de gourmets qui a supplanté l’ONU (hein ???).

La seule fin (faim ?) de ce monde semble être la cuisine. Et pour pourvoir assouvir cette envie de saveurs toutes plus exotiques les unes que les autres, il faut des gourmets hunters qui vont risquer leur vie pour de richissimes clients. Parmi eux, il y en a 4 qui se démarquent : les 4 rois et je vous le donne en mille, Toriko est l’un d’eux.

Il parcours le monde pour gagner sa vie mais surtout manger des mets extraordinaires et compléter son menu idéal (à la fin du tome 1, il a trouvé un plat de ce menu).

Pour ceux qui seraient accros, nous avons aussi l’anime de ce titre !

A lire : Heartbroken chocolatier (attention spoilers)

SHITSUREN CHOCOLATIER © 2009 Setona MIZUSHIRO / Shogakukan Inc.

SHITSUREN CHOCOLATIER © 2009 Setona MIZUSHIRO / Shogakukan Inc.

Il n’y a rien à dire : tout est dans le titre ! Oui vraiment, mais, comme je ne peux vraiment pas m’en empêcher, développons un peu : Sohta va devenir un chocolatier de génie, un peu (puis beaucoup) par passion pour le chocolat et à la folie (oui là on peut dire qu’il a un grain) pour la jolie Saeko.

Problème ? Elle ne s’intéresse à lui que parce qu’il prépare des chocolats divins (il est quand-même allé se former en France, du coup c’est normal qu’il soit génial*) et … elle se marie.

C’est pas gagné me direz-vous ? J’ai tendance à partager cet avis, surtout que malgré le talent de l’auteur, Sohta me fait légèrement pitié … et peur aussi. Partir étudier l’art du chocolat à l’autre bout de la Terre, sans parler un mot de la langue et, sans recommandation, débarquer chez un chocolatier connu, trimer pendant des années, tout ça pour une fille qui ne le calcule même pas !

La raison de la sélection de ce titre est évidente. On nage dans le chocolat, on s’y noie. Ses différentes textures, saveurs, douceurs et amertumes. Un manga à éviter ABSOLUMENT en début de régime, tant la tentation est grande en le refermant de se ruer sur le paquet de chocolats dans le placard.

 

 

*un peu trop chauvin comme remarque ? Même pas peur !

A lire : mes petits plats faciles by Hana

© 2011 Masayuki kusumi © 2011 Etsuko Mizusawa (AKITA PUBLISHING)

© 2011 Masayuki kusumi © 2011 Etsuko Mizusawa (AKITA PUBLISHING)

Hana aime manger, aucun doute là-dessus, Hana n’aime pas se prendre la tête, cela est totalement certain. Du coup, Hana accommode des restes, mange à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, de préférence en accordant des aliments improbables. Tout cela a l’air bon, facile et rapide (au point qu’il n’y pas vraiment de recette) mais surtout cela nous donne l’occasion de voir Hana vivre sa solitude forcée (son mari a été muté) aussi bien qu’elle le peut. On l’a compris, il s’agit de tranches de vie (sans aucun mauvais jeu de mots), de miettes de quotidien (oh là là je m’enfonce !) qui nous sont livrées par Masayuki Kusumi, heureux scénariste du Gourmet solitaire (tout de même !) Et si certaines dégustations d’Hana vous semblent quelque peu ambiguës, c’est que le dessinateur (c’est un pseudonyme féminin) utilise aussi son talent pour des mangas érotiques. On m’a conseillé de regarder sous les jaquettes, allez savoir… 🙂

A lire : Moyasimon

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MOYASIMON © Masayuki Ishikawa / Kodansha Ltd.

Les héros de manga ont souvent des pouvoirs très particuliers, mais celui de Tadayasu Soemon Sawaki est un cran au-dessus : il peut voir les microbes. Ce don étrange prend une toute autre dimension dans une université agricole. En effet, cela devient extrêmement intéressant pour préserver les arômes d’un saké, contrôler la fermentation du vin ou détecter un empoisonnement alimentaire.

Les microbes sont de drôles de petits personnages qui interviennent tout au long du manga, souvent dans les marges pour apporter un peu d’humour (ou des explications techniques). Ils ont des têtes très sympathiques même lorsqu’ils sont dangereux pour l’homme, histoire de montrer sans doute que ces organismes sont au-delà des considérations triviales de bien ou de mal.

A part ces charmantes bestioles, on trouve dans ce manga, une galerie de personnages eux aussi particuliers : des étudiants sans le sou qui trafiquent sur tout ce qu’ils peuvent, des assistantes au look SM et des professeurs adeptes de nourritures toutes plus répugnantes les unes que les autres.

Si tout cela vous réjouit,  nous avons aussi, pour prolonger cette balade au pays des levures, le drama !

A voir : Toriko

toriko_coffret1-dvd-kazeDe temps en temps, je prends le manga ET l’anime d’un même titre lors d’un festival. Parce que je n’ai pas beaucoup d’animes sur le thème ? Euh, oui 🙂

Mais aussi, si le titre est tellement emblématique que cela se justifie. C’est le cas de Toriko, donc, voilà l’anime ! Et comme cela est dit dans le générique d’ouverture (autrement appelé opening chez le djeun’s) : Itadakimasu !*

*cela ne veut pas dire Bon appétit en japonais mais c’est ce qui s’en rapproche le plus, alors …

 

 

A lire : Mangeons !

mangeons-1-castermanElle apparaît, mange, parle à peine mais arrive à dénouer des situations complexes par sa seule présence et son plaisir à engloutir la nourriture.

Que dire d’autre ?

Qu’avec ce personnage, l’épicurisme prend une toute autre dimension mais aussi que les situations sont plutôt intéressantes et l’on se prend à se demander comment elle va s’en sortir cette fois encore sans dire un mot.

A final, tout est dans le titre ; vous ne savez pas comment vous en sortir ? La réponse est pourtant évidente : Mangeons !