A Lire : Appleseed

Appleseed (manga) - couverture

Apple Seed © 1989 by Masamune Shirow / Seishinsha Co, Ltd.

Un classique des mangas de robots, Appleseed de Masamune SHIROW est une institution dans le monde du manga au même titre que Ghost in the Shell, autre chef d’œuvre du même auteur.

« La Troisième Guerre mondiale (2099-2126) a ravagé une partie de la Terre, bien que l’arme nucléaire n’ait pas été employée. Les nations se reforment, tandis que des groupes épars d’humains survivent dans des villes en ruine.

En l’an 2080, des scientifiques de la planète entière fondent une cité artificielle dans l’océan Atlantique répondant au nom d’Olympus. Cette cité utopique est destinée à accueillir le fruit de leurs recherches : des humains génétiquement modifiés appelés Bioroïdes dont la première génération naît en 2083 ; c’est le projet Appleseed qui vise à promouvoir la paix dans le monde. Très rapidement, Olympus prospère sur tous les plans et entame des actions de grande envergure pour fédérer les nations du globe, afin de mettre fin aux divers conflits.

L’histoire commence en 2127. Deunan Knut et Briareos « Bri » Hecatonchires (devenu cyborg après un grave accident sur le front Nord-Africain) sont deux ex-commandos de L.A. (Los Angeles) S.W.A.T qui ont décidé de s’installer dans une ville dévastée.

Deunan et Bri sont repérés par les services d’Olympus (dont ils ignorent tout) et sont amenés à la ville, où ils essaient de s’insérer socialement comme les autres rescapés de la guerre. Ils entrent dans la police, et sont promus dans la prestigieuse ES.W.A.T., une branche spéciale du S.W.A.T sous le contrôle direct d’Olympus qui utilise des véhicules de type unités mécanisées ou mecha (les Landmates) pour faire face notamment au terrorisme.

Mais tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Certains humains se sentent oppressés par cette société hautement surveillée et veulent « libérer » leurs congénères par des actes de terrorisme. Par ailleurs, l’ordinateur gérant la cité (Gaïa), interrogé sur une manière de résoudre les tensions humains / bioroïdes, décide que ces derniers sont une « erreur dans l’équation » et prend les commandes des plateformes de combat chargées de protéger Olympus contre toutes menaces.

Appleseed, le « pépin de pomme » (modifié génétiquement lui aussi, car il est sphérique), est à la fois le symbole de l’espoir, de la renaissance, mais aussi le grain de sable dans l’engrenage infernal. »

Ça dit tout non ?

A voir : Appleseed Ex Machina

© by Toei Company / Warner Home Video

© by Toei Company / Warner Home Video

Suite du premier opus, toujours le même auteur, toujours le même réalisateur et toujours les mêmes personnages…ah non ! On note l’apparition d’un petit nouveau : Tereus, un bioroïde créée à partir de l’ADN de Briareos. Deunan est donc prise entre deux feux, entre son bien aimé Briareos pratiquement invisible sous son armure et Tereus dont le visage est celui qu’elle avait appris à aimer. S’il n’y avait pas autant de coups de feu, de robots déjantés et de terroristes fanatiques on se croirait dans un shojo…

Mais ce n’est (heureusement) pas le cas. En effet Deunan et Briareos, toujours membres de l’ES.W.A.T. et accompagnés de Tereus, vont devoir affronter une mystérieuses guilde de scientifiques tentant d’imposer leur propre vision de la paix mondiale à travers la population.

Sur manga news ils disent : « Le terrorisme cyborg, la nanotechnologie meurtrière, le fanatisme et les émeutes des citoyens sont quelques-unes des menaces que doit contenir Deunan pour sauver Olympus, et éviter à l’humanité de plonger dans une nouvelle version de l ’enfer. »

Pas cool…mais bon film.

A lire : Astro Boy – La légende du chevalier Azur

AOKISHI TETSUWAN ATOM © 2009 by Akira Himekawa / TEZUKA PRODUCTIONS

AOKISHI TETSUWAN ATOM © 2009 by Akira Himekawa / TEZUKA PRODUCTIONS

Créé pour fêter les 50 ans d’Astro, ce manga est un hommage à Osamu Tezuka et à ses personnages.

Outre le jeune Astro (le nom n’a pas été traduit, il reprend donc son nom japonais, Atom), le manga reprend un personnage peu vu dans l’univers d’Astro boy, celui du Chevalier Azur, robot vêtu d’une armure bleue qui se bat contre les humains pour que les robots deviennent indépendants et fondent leur propre ville : Robotania.

« Dans le futur, la robotique va considérablement aider les humains à se défaire des tâches les plus fastidieuses. Mais plus la technologie évolue, et plus les robots prennent eux-mêmes conscience de leur condition. Il ne faut alors qu’un pas pour qu’ils se révoltent contre leurs créateurs. Ce pas est franchi quand les humains, effrayé par cette prise de conscience des machines, décident d’anéantir les robots trop intelligents et proches des humains. Une guerre éclate alors. Mais au milieu, il y a Tobio, un jeune garçon qui est dépité par la situation… Jusqu’au jour où il découvre qu’il est lui-même un robot… »

Et toujours les mêmes interrogations : qu’est-ce que c’est être « humain » ? Les robots peuvent-ils ressentir nos sentiments ?

A Lire : Osamu Tezuka – Biographie

osamu_tezuka_biographie_01

© by TEZUKA Osamu / Tezuka production

Et non ! c’est pas un manga !

Voici la biographie officielle d’Osamu TEZUKA, l’homme considéré comme le premier dessinateur de manga ou MANGAKA. Il est aussi surnommé le Roi du Manga ou le Dieu du manga (y’en a tellement au Japon, alors un de plus ou un de moins…)

En quatre tomes, Osamu TEZUKA et son équipe de Mushi Production, le studio qu’il a fondé en 1961, nous relate sa vie, de sa naissance en 1928 jusqu’à sa mort arrivée trop tôt en 1989. Cela nous montre sa vie, mais aussi son œuvre : plusieurs milliers de pages de manga et une forte empreinte sur le monde de l’animation.

Il a initié le manga moderne en créant notamment les premières très longues séries qui étalent l’histoire sur des milliers de pages…

Ces livres nous montrent la vie d’un artiste qui a travaillé sans relâche pour sa passion, on pourrait même dire pour son art car, quoi que certains en disent, le manga, comme tous les romans graphiques, est un art, un art du récit et de la philosophie des textes, un art du dessin et de techniques sans cesse renouvelé, un art de l’émotion et du rêve…

OK, je m’égare, mais voici une biographie qui se lit, comme un manga 🙂 !

A lire : Pluto

PLUTO © by Naoki URASAWA / Studio Nuts, Osamu TEZUKA, Takashi NAGASAKI, Tezuka Productions

PLUTO © by Naoki URASAWA / Studio Nuts, Osamu TEZUKA, Takashi NAGASAKI, Tezuka Productions

Anoki URASAWA a grandi avec, pour héros Astro, le petit robot. C’est fort de son talent et de ses succès précédents comme Monsters ou 20th Century Boys qu’il approche Makoto TEZUKA, réalisateur et protecteur de l’œuvre de son père Osamu Tezuka pour reprendre à sa manière l’un des arcs narratifs du manga original : le robot le plus fort du monde.

C’est ainsi que naît Pluto. Devenu un polar/thriller, plus sombre que l’œuvre originale mais empli des mêmes idées, Pluto met un peu Astro au rencard, le faisant devenir un personnage secondaire au profit de l’inspecteur robot allemand Gesicht, pourtant très peu présent dans l’œuvre originale.

URASAWA ajoute à l’histoire ses propres thèmes comme la désincarnation du mal absolu en opposition à l’humanité pour démontrer que celui-ci ne peut se contenter d’une simple définition. Il met aussi en avant les affres de la guerre et notamment le conflit Irakien survenu deux ans plus tôt et dont il se sert pour réaliser le point central de son récit.

Une histoire poignante avec une intrigue bien ficelée et une émotion toujours renouvelée, ce manga est un petit bijou de la littérature qui n’a pas a faire rougir son auteur et dont Osamu TEZUKA aurait pu être fier.

« Mont-Blanc, robot suisse défenseur de la nature adulé de tous, de même qu’un humain militant pour les droits des robots ont été assassinés. Chose étrange : sur les lieux des deux crimes, les autorités ont découvert des cornes plantées dans la tête de l’un et l’autre. Mais ces meurtres ne s’arrêtent pas là. Le mystérieux criminel semble prendre pour cible les sept robots les plus puissants du monde. Sept merveilles de technologie mais aussi armes de destruction massive qui ont chacune servi dans l’armée de maintien de la paix lors du 39e conflit d’Asie Centrale. L’inspecteur Gesicht chargé de l’enquête est l’un d’entre eux et, dans ce cadre, il est amené à voyager de pays en pays afin de les rencontrer et de les mettre en garde du danger qui les guette. »

Est-ce un hasard ou un fait exprès, mais le premier tome de Pluto est sorti en 2003, année à laquelle commençait le récit d’Astro Boy…

A voir : Metropolis

© by Madhouse / Sony Pictures Entertainment

© by Madhouse / Sony Pictures Entertainment

Adapté du manga d’Osamu TEZUKA, lui-même adapté du chef d’œuvre du rétro-futuriste allemand du même nom réalisé par Fritz Lang en 1927, Metropolis est une pièce maîtresse de l’animation japonaise.

L’histoire reprend un peu celle du film de 1927 : un cité futuriste, idéale pour les uns et infernale pour les autres, un despote voulant régner sans partage, un robot aux apparences de jeune fille,…Tezuka y a rajouté un peu de lui en y introduisant un peu de son Astro Boy : le robot, Tima, a été fabriqué à l’image de la fille morte du tyran (de la même façon qu’Astro a été fait à l’image de Tobio, le fils mort de son créateur), on y retrouve aussi l’Oncle Moustache, le maître d’école d’Astro qui, ici, joue les détectives avec son neveu Kenichi. Et il y a aussi les autres robots, tous différents et qui souhaitent vivre en harmonie avec des humains qui souvent les méprisent…

 » À Metropolis, une cité futuriste, humains et robots cohabitent, mais vivent dans des espaces bien délimités. Dans une atmosphère baignée par la musique de jazz, cette cité est le théâtre d’une enquête de police menée par un inspecteur japonais et son jeune neveu, Kenichi, au sujet d’un savant accusé de trafic d’organes, le docteur Laugthon, qui est au service de l’homme le plus puissant de la ville. Celui-ci utilise les services du savant pour créer un robot ultra-moderne, ayant l’apparence de sa défunte fille, Tima. Ce robot est la clé d’une arme secrète destinée à lui assurer la domination du monde, la Ziggurat, une haute tour à l’image de la tour de Babel, conçue pour égaler Dieu.

À la suite de l’assassinat du Dr Laugthon, Tima se retrouve un temps perdue dans la cité gigantesque, et rencontre Kenichi, avec qui elle échappe à de nombreux dangers, et dont elle souffre cruellement d’être séparée, pour accomplir son destin de domination. Kenichi ne veut pas laisser Tima se transformer en un robot froid et dominateur qui tente de détruire l’espèce humaine. »

A Lire : Angelic Layer

ANGELIC LAYER © 1999 CLAMP / KADOKAWA SHOTEN Publishing Co.

ANGELIC LAYER © 1999 CLAMP / KADOKAWA SHOTEN Publishing Co.

Et encore un manga de CLAMP ! Le collectif n’est pas inactif !! Antérieur à Chobits, il fait partie de leurs premiers travaux.

Ce qui m’amène à lancer un petit jeu !! Comme à leur habitude, les CLAMP ont repris un ou deux personnage de cette œuvre pour le mettre dans une autre de leurs œuvres. Cette œuvre est…*roulements de tambours*…Chobits !!! Maintenant si vous arrivez à retrouver les deux personnages que l’on retrouve dans les deux séries vous serez forts (attention, je n’ai jamais dit que c’était des personnages principaux).

Quant à l’histoire, en voici le pitch : « Misaki Suzuhara est une collégienne qui vient vivre à Tokyo chez sa tante. À peine descendue du train, elle assiste à un combat entre des anges, poupées robotiques conçues et commandées par la pensée pour entrer dans des combats publics. Séduite par ce jeu, et aidée par le mystérieux savant Icchan, elle investit dans les accessoires nécessaires à ce jeu, et rentre dans le monde d’Angelic Layer. »

Extension de notre héroïne, Hikaru, l’ange de Misaki, va montrer au monde que c’est bien aussi d’être petit !!!

A Lire : Cyborg 009

CYBORG 009 © Shôtarô ISHINOMORI / ISHIMORI PRODUCTION Inc.

CYBORG 009 © Shôtarô ISHINOMORI / ISHIMORI PRODUCTION Inc.

« Dans le but de conquérir la planète, la puissante organisation mafieuse Black Ghost enlève 9 humains afin de les transformer en cyborgs dévolus à leurs terribles desseins. Chacun d’eux vient d’un pays différent, et chacun est doté d’un pouvoir qui lui est propre. Mais un jour, les 9 se rebellent contre l’organisation et vouent alors leur destinée à détruire toutes les créations diaboliques de Black Ghost. »

Ça, c’est le pitch de ce manga presque aussi ancien qu’Astro Boy. Si Astro a dominé les années 50, c’est ce manga-là qui a dominé les sixties et ses fantaisies sans fin.

Si Astro était le premier héros enfant, alors l’équipe de cyborgs de Cyborg 009 représentait la première équipe de super héros. Influencé par TEZUKA, Shotaro ISHINOMORI a fait preuve d’une grande créativité dans ses mises en pages ainsi que d’un grand dynamisme dans ses séquences d’actions, tous deux tellement révolutionnaires qu’ils sont encore impressionnants aujourd’hui. Mais ce n’est pas que l’influence de TEZUKA que l’on peut voir car ISHINOMORI ne s’est pas privé de glisser de nombreux clins d’œil notamment au cinéma de son époque, de Françoise Arnoult à un certain agent secret au nom de code commençant aussi par 00…

Par contre, j’ai une très mauvaise nouvelle pour les fans : la série ne sera pas éditée en entier en français. Alors qu’elle compte 25 tomes en tout au Japon, elle s’arrête en France au … 17ème tome ! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr ! C’est le bruit de mes grincements de dents quand je pense à l’argent de Quartier libre dépensé sans espoir de voir la fin de ce manga !

A voir : Mahoromatic

© by GAINAX / Kaze

© by GAINAX / Kaze

Vaisselle, cuisine, ménage, lessive, repassage,…quelles corvées !

Heureusement Mahoro le robot servante est là. Avec sa gentillesse et sa dévotion, elle entre dans la vie du jeune Suguru Misato et s’occupe de lui.

Mais Mahoro n’est pas un simple robot ménager. C’est une androïde d’élite, l’arme ultime qui a servi lors de la grande guerre opposant les humains à une invasion extra-terrestre. En récompense des services rendus à l’humanité, Mahoro se voit proposer une reconversion dans le civil. Elle est ainsi reprogrammée dans une version allégée et a la possibilité d’occuper les 398 jours de fonctionnement qui lui restent comme bon lui semble.

Son choix de devenir gouvernante de Suguru a surpris tout le monde Mais c’est pour elle un devoir de s’occuper de ce jeune orphelin dont le père est son créateur.

Entre copains de classes déjantés et professeur amoureuse, Mahoro va veiller à ce qu’il n’arrive rien à son protégé. Mais son passé guerrier resurgit au moment où elle l’attend le moins…

Un manga à la fois touchant et drôle, Mahoro le robot de combat à la retraite nous entraîne dans ses aventures complètements dingues pour notre plus grand plaisir.

A Lire : Gunnm

GUNNM © 1991 by Yukito Kishiro / SHUEISHA Inc.

GUNNM © 1991 by Yukito Kishiro / SHUEISHA Inc.

Manga préhistorique avec une histoire post-apocalyptique. Dans ce monde en ruines, les humains purs vivent dans Zalem, la ville suspendue qui jette ses déchets au sol, là où vit le reste de l’humanité qui a été obligé de se mécaniser pour survivre. Dans ce monde où les hommes sont autant de métal que de chair et où les robots sont aussi biologiques que mécanique, la seule chose qui compte pour –être humain c’est d’avoir un cerveau.

Gally est une androïde trouvée dans la Décharge, cet océan d’ordures déversé par Zalem. Son corps est détruit mais son cerveau, lui, est en hibernation depuis des centaines d’années. Daisuke Ido, un bio-mécanicien de génie, lui construit un nouveau corps, mais rien ne pourra empêcher Gally de révéler sa vraie nature : une guerrière obsédée par la victoire dont le « Panzer Kust », une redoutable technique de combat, est le seul héritage d’un passé obscur…(ouh…ça fait peur).

Yukito KISHIRO nous fait le récit d’une recherche d’identité, pas seulement un passé mais aussi une vraie nature. Là où des machines ont des cerveaux et où les humains sont truffés de pièces mécaniques, on se demande encore qui est humain et qui ne l’est pas.

C’est une histoire poignante et qui mélange avec finesse les trois moteurs de la science-fiction : action, philosophie et imagination.

Avis aux amateurs ! Les aventures de Gally continuent dans Gunnm – Last Order aussi disponible dans Quartier Libre !

Attention : ce manga n’est pas à destination des enfants ou des âmes sensibles comme moi 🙂