A Lire : Cyborg 009

CYBORG 009 © Shôtarô ISHINOMORI / ISHIMORI PRODUCTION Inc.

CYBORG 009 © Shôtarô ISHINOMORI / ISHIMORI PRODUCTION Inc.

« Dans le but de conquérir la planète, la puissante organisation mafieuse Black Ghost enlève 9 humains afin de les transformer en cyborgs dévolus à leurs terribles desseins. Chacun d’eux vient d’un pays différent, et chacun est doté d’un pouvoir qui lui est propre. Mais un jour, les 9 se rebellent contre l’organisation et vouent alors leur destinée à détruire toutes les créations diaboliques de Black Ghost. »

Ça, c’est le pitch de ce manga presque aussi ancien qu’Astro Boy. Si Astro a dominé les années 50, c’est ce manga-là qui a dominé les sixties et ses fantaisies sans fin.

Si Astro était le premier héros enfant, alors l’équipe de cyborgs de Cyborg 009 représentait la première équipe de super héros. Influencé par TEZUKA, Shotaro ISHINOMORI a fait preuve d’une grande créativité dans ses mises en pages ainsi que d’un grand dynamisme dans ses séquences d’actions, tous deux tellement révolutionnaires qu’ils sont encore impressionnants aujourd’hui. Mais ce n’est pas que l’influence de TEZUKA que l’on peut voir car ISHINOMORI ne s’est pas privé de glisser de nombreux clins d’œil notamment au cinéma de son époque, de Françoise Arnoult à un certain agent secret au nom de code commençant aussi par 00…

Par contre, j’ai une très mauvaise nouvelle pour les fans : la série ne sera pas éditée en entier en français. Alors qu’elle compte 25 tomes en tout au Japon, elle s’arrête en France au … 17ème tome ! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr ! C’est le bruit de mes grincements de dents quand je pense à l’argent de Quartier libre dépensé sans espoir de voir la fin de ce manga !

A voir : Mahoromatic

© by GAINAX / Kaze

© by GAINAX / Kaze

Vaisselle, cuisine, ménage, lessive, repassage,…quelles corvées !

Heureusement Mahoro le robot servante est là. Avec sa gentillesse et sa dévotion, elle entre dans la vie du jeune Suguru Misato et s’occupe de lui.

Mais Mahoro n’est pas un simple robot ménager. C’est une androïde d’élite, l’arme ultime qui a servi lors de la grande guerre opposant les humains à une invasion extra-terrestre. En récompense des services rendus à l’humanité, Mahoro se voit proposer une reconversion dans le civil. Elle est ainsi reprogrammée dans une version allégée et a la possibilité d’occuper les 398 jours de fonctionnement qui lui restent comme bon lui semble.

Son choix de devenir gouvernante de Suguru a surpris tout le monde Mais c’est pour elle un devoir de s’occuper de ce jeune orphelin dont le père est son créateur.

Entre copains de classes déjantés et professeur amoureuse, Mahoro va veiller à ce qu’il n’arrive rien à son protégé. Mais son passé guerrier resurgit au moment où elle l’attend le moins…

Un manga à la fois touchant et drôle, Mahoro le robot de combat à la retraite nous entraîne dans ses aventures complètements dingues pour notre plus grand plaisir.

A Lire : Gunnm

GUNNM © 1991 by Yukito Kishiro / SHUEISHA Inc.

GUNNM © 1991 by Yukito Kishiro / SHUEISHA Inc.

Manga préhistorique avec une histoire post-apocalyptique. Dans ce monde en ruines, les humains purs vivent dans Zalem, la ville suspendue qui jette ses déchets au sol, là où vit le reste de l’humanité qui a été obligé de se mécaniser pour survivre. Dans ce monde où les hommes sont autant de métal que de chair et où les robots sont aussi biologiques que mécanique, la seule chose qui compte pour –être humain c’est d’avoir un cerveau.

Gally est une androïde trouvée dans la Décharge, cet océan d’ordures déversé par Zalem. Son corps est détruit mais son cerveau, lui, est en hibernation depuis des centaines d’années. Daisuke Ido, un bio-mécanicien de génie, lui construit un nouveau corps, mais rien ne pourra empêcher Gally de révéler sa vraie nature : une guerrière obsédée par la victoire dont le « Panzer Kust », une redoutable technique de combat, est le seul héritage d’un passé obscur…(ouh…ça fait peur).

Yukito KISHIRO nous fait le récit d’une recherche d’identité, pas seulement un passé mais aussi une vraie nature. Là où des machines ont des cerveaux et où les humains sont truffés de pièces mécaniques, on se demande encore qui est humain et qui ne l’est pas.

C’est une histoire poignante et qui mélange avec finesse les trois moteurs de la science-fiction : action, philosophie et imagination.

Avis aux amateurs ! Les aventures de Gally continuent dans Gunnm – Last Order aussi disponible dans Quartier Libre !

Attention : ce manga n’est pas à destination des enfants ou des âmes sensibles comme moi 🙂

A Lire : Goldorak

© by OTA Gosaku / Akita Shoten

© by OTA Gosaku / Akita Shoten

Fulguro Poing !!!

Ce cri qui résonne dans notre mémoire (surtout si vous êtes né dans les années 70), c’est celui d’Actarus, le pilote du vaisseau/robot Goldorak.

« Obligé de fuir sa planète d’origine détruite par les forces maléfiques de Véga, le prince d’Euphor arrive sur la planète terre à bord de Goldorak, un des plus puissants robots de l’univers. Il est recueilli par le professeur Procyon qui en fait son fils adoptif et le renomme Actarus. Malheureusement, les forces de Véga arrivent elles aussi sur terre et Actarus n’a donc d’autre choix que de les combattre avec l’aide d’Alcor, le mythique pilote de Mazinger Z ! »

Phénomène de son époque, Goldorak est l’un des premiers robots géant à faire son apparition en France. S’il n’a pas été LE tout premier, il est, en tout cas, le plus connu.

Il inaugure le genre méchas, ces mangas où de valeureux humains pilotent des robots géants (les méchas, donc) afin de sauver l’humanité. Cela demeure assez manichéen, surtout dans Goldorak où les ennemis, les gens de Véga, sont une société militaire froide et cruelle (ça semble être de naissance) dangereuse et mauvaise pour toute civilisation. Beaucoup ont vu dans ces forces un rappel du nazisme et du fascisme. Au contraire, les héros sont généralement des êtres vertueux animés de nobles intentions.

Malgré la volonté de recherche et de glorification de puissance technologique que l’on retrouve dans la culture japonaise des années 70, le groupe de protagonistes repose sur des valeurs « saines » (et très japonaises) de respect des anciens représentés dans le manga par le professeur Procyon.

Les héros à la fois jeunes et vulnérables, puissants et combatifs attirent les plus jeunes (qui sont la cible de ce manga) qui peuvent s’identifier à eux.

Bon, il est temps de se quitter : AstéroHache !

A Lire : Lui ou rien

lui_ou_rien_01

© by WATASE Yû / Shôgakukan

Qui n’a jamais rêvé d’avoir le/la petit(e) ami(e) parfait(e) ? En tout cas, pas la jeune Riiko, une lycéenne qui accumule les échecs amoureux. Sans le faire exprès, elle achète sur internet un robot/petit-ami du nom de Night qu’elle n’a pas les moyens de payer. Comme la période d’essai est finie et comme Riiko ne peut pas payer la somme exorbitante de 740 000 euros que la compagnie demande pour le robot, elle doit passer un pacte (avec le diable) et, en échange de sa dette, doit aider Night à collecter des informations sur la psychologie féminine pour améliorer les futurs modèles.

Une histoire pleine de cachotteries, de contresens et de quiproquos qui vont bouleverser la vie de la pauvre Riiko et l’amener à voire le monde qui l’entoure autrement.

Tomber amoureuse de ce petit-ami parfait ne sera pas compliqué…mais ce serait trop facile si l’ami d’enfance ne débarquait pas dans la vie de la jeune fille pour chambouler un peu plus Riiko.

Qui choisira-t-elle ? L’homme ou la machine ?

A voir : Appleseed

Appleseed (film) - Jaquette

© 2004 Masamune Shirow / Seishinsha, Appleseed Partners

Ce n’est pas exactement l’animé tiré du manga mais on s’en contentera. Ce film de 2004 réalisé par Shinji ARAMAKI reprend les personnages et le contexte de Masamune SHIROW dans ce film passionnant dans une animation 3D bien qu’encore hésitante, nous coupe le souffle pour sa beauté et son réalisme.

Mais comme je l’ai dit, c’est pas exactement la même histoire : Seule dans un monde ravagé, se battant pour une guerre dont elle ne sait pas qu’elle est déjà fini, Deunan Knut est un soldat solitaire depuis qu’elle a vu mourir son ami/amant/mentor Briareos. Attaqué par des robots qu’elle n’avait encore jamais vus, elle est sauvée par un mystérieux vaisseau qui l’endort et la transporte dans la belle et utopique ville d’Olympus, géré par l’entité électronique Gaia et conseillé par 7 hommes sages qui tempère sont tempérament logique de machine. Là, elle rencontre son premier Bioroïde, Hitomi qui devient sa sœur de cœur en même temps que de sang puisqu’elle a été créée à partir de l’ADN de son père. Elle retrouve aussi Briareos, mais celui-ci n’est plus tel qu’elle l’avait connu. Devenu un cyborg, il ne semble plus être l’homme dont Deunan est tombé amoureuse.

Amené à Olympus pour faire partie de l’ES.W.A.T, la police anti-terroriste de la ville car même une ville utopique n’est pas à l’abri de la haine et de la violence.

Un très bon film ou on peut voir que les plus humains ne sont pas toujours ceux que l’on croit…j’en dit pas plus, à vous de voir.

A Lire : Blue Blood Gears

© by HANAO Kôei / Shôgakukan

© by HANAO Kôei / Shôgakukan

Et si robot rimait avec magie ? Bon d’accord, ça rime pas vraiment. Mais il faut bien avouer qu’on voit de drôles de robots dans ce manga.

Goro est un prince dans un pays où tous les habitants ont le sang bleu…littéralement. Cette particularité s’accompagne d’une autre. Comme certains sangs bleus, Goro est capable de maitriser le « fluide », une mystérieuse matière que produit son corps et dont il se sert pour donner vie à de merveilleuses machines, les hagurumas.

Heureux d’être utile à son père le roi, Goro construit énormément d’hagurumas sans savoir que ceux-ci servent à détruire l’autre peuple existant en ce monde, les « autres », ceux qui ont le sang rouge.

Un jour qu’il rencontre une sang rouge, il est attaqué par l’une de ses propres créations et comprend enfin qu’on s’est servi de lui. De colère, il détruit sa précieuse machine et est arrêté et jugé comme traitre par son propre père. Parvenu à s’enfuir, il rejoint les sangs rouges pour détruire une à une ses hagurumas, machines qu’il considère comme ses enfants.

Rejoignez un monde de fantasy où la machine n’est pas le produit de la science mais d’une certaine magie…

A voir : Appleseed α

© by Sony Pictures Animation / Sony Pictures Entertainment

© by Sony Pictures Animation / Sony Pictures Entertainment

Pour ceux qui espéraient un troisième opus à la trilogie…ben c’est raté. Appleseed Alpha n’est PAS la suite de Appleseed et Appleseed Ex Machina. Ça pourrait…mais non. Toujours basé sur le manga de Masamune SHIROW et réalisé par Shinji ARAMAKI mais l’histoire n’est plus la même.

Plus proche de l’histoire originale, le film raconte la quête de Deunan et Briareos, déjà ensemble, cherchant à trouver la ville utopique d’Olympus tout en essayant d’échapper à des seigneurs de guerres cyborgs et des crapules robots.

Un film tout nouveau avec des graphismes tout nouveaux à couper le souffle…encore plus qu’avec le premier Appleseed !! (faut le faire)

A voir : Roujin-Z

© 1991 TOKYO THEATERS CO., INC•KADOKAWA•SHOTEN PUBLISHING CO., LTD•MOVIC CO.,LTD•tv asahi•Aniplex Inc

© 1991 TOKYO THEATERS CO., INC•KADOKAWA•SHOTEN PUBLISHING CO., LTD•MOVIC CO.,LTD•tv asahi•Aniplex Inc

La machine ne remplacera jamais l’humain…à moins que la machine ne devienne elle-même humaine.

C’est la morale de cette histoire.

Dans une société en plein vieillissement, Kijûrô Takazawa est désigné volontaire pour être le cobaye d’une merveille de la technologie, le lit robot Z-001 pourvu d’un ordinateur surpuissant, qui peut s’occuper de tous les besoins des personnes âgés sans qu’une présence humaine constante ne soit nécessaire…bref, ils tentent gentiment de se débarrasser des vieux et des problèmes qu’ils causent (selon eux).

Haruko, l’infirmière qui était bénévole pour s’occuper du vieux monsieur Takazawa se rend compte à quel point c’est déshumanisant et décide de libérer le vieux monsieur qui l’appelle à l’aide depuis son lit.

La manière forte ne marchant pas, elle décide de demander de l’aide à de vieux hacker pour s’introduire dans le programme pour aider le vieil homme. Quelque chose ne marche pas bien et le lit prends vie et, obéissant au désir de monsieur Takazawa de revoir la mer, sort dans la rue et cause d’énormes dégâts.

Ce film nous montre que l’humain veut confier de plus en plus de tache aux robots. Après lui avoir confié son travail pour s’en débarrasser, il lui confie ses semblables aussi pour s’en débarrasser. Ce film parle d’un lit de vieillesse automatisé mais il aurait pu tout aussi bien parler d’un berceau mécanique ou d’un robot nourrice. Les hommes ne veulent plus s’occuper de ce qui le gène, l’ennui, l’énerve…alors il le confie aux robots.

Généralement ça leur revient dans la g…figure.

A Lire : Demokratia

DEMOKRATIA © 2014 Motorô MASE/SHOGAKUKAN

DEMOKRATIA © 2014 Motorô MASE/SHOGAKUKAN

Et si on donnait à un robot non pas un cerveau mais 3000 cerveaux ? 3000 cerveaux humains qui décideraient démocratiquement des actions du robot.

C’est le pitch de ce manga.

Taku Maezawa, un élève en ingenierie, et Hisashi Iguma, spécialiste en robotique, construisent ensemble Maï. Son l’intelligence artificielle est régie par un réseau social de 3000 personnes, recrutées au hasard sur le web, qui décident à la majorités des faits et gestes de Maï. Elle est donc le creuset d’un savoir commun, d’une convergence…mais cette expérience peut aussi révéler, qu’à l’épreuve du monde réel, démocratie n’est pas toujours raison…

Demokratia dénonce certaines des dérives de notre société car une fois mise en route, Maï doit effectuer toutes les actions que décide la majorité.

C’est une réflexion sur notre usage des réseaux sociaux et aussi un questionnement sur les forces et faiblesses de la démocratie, le type de gouvernement que partagent de nombreux états de nos jours…