A lire : Me and the devil blues

ORE TO AKUMA NO BLUES © 2005 Akira Hiramoto / KODANSHA Ltd.

ORE TO AKUMA NO BLUES © 2005 Akira Hiramoto / KODANSHA Ltd.

Vous avez lu l’histoire de Robert Johnson? Comment il vécut, comment il est mort? Alors voilà : on est aux Etats-Unis, Mississippi, dans les années 20-30. RJ est un homme de ferme noir qui ne rêve que de blues et qui passe plus volontiers ces nuits au Juke Joint (bar avec musique) plutôt qu’auprès de sa femme enceinte. Guitariste médiocre, moqué par ses compagnons de comptoir, il se rend à la croisée des chemins pour vendre son âme au diable (et tout le toutime, sa femme, son futur gosse) en échange d’un talent exceptionnel. Tellement exceptionnel qu’il se réveillera avec cinq doigts supplémentaires à la main droite (c’est sûrement un fantasme de musicien, ça). Commence alors un périple rocambolesque, sombre et inquiétant où il croisera le gangster Clyde Barrow (si, vous savez, le célèbre gangster amoureux de Bonnie), des membres du Ku Klux Klan, et autres personnages peu recommandables. Me and the Devil Blues retrace la vie du fameux bluesman Robert Johnson dont la rencontre avec le diable a alimenté la renommée. Une matière première légendaire décuplée par Akira Hirato qui nous immerge dans un récit, un graphisme et une musique d’une noirceur fascinante. Atmosphère, atmosphère… Un conseil : à lire en écoutant des chansons de Robert Johnson en musique de fond : effet garanti !