A lire : Tout sauf un ange

© Takako Shigematsu 2003-2006 (Akitashoten Japan)

© Takako Shigematsu 2003-2006 (Akitashoten Japan)

Lorsqu’on regarde la couverture de cette série, on s’attend à voir un couple détourner une jeune fille du « droit chemin », en fait pas du tout ! Ce que vous voyez c’est une jeune fille entourée d’un jeune homme, Izumi Kido, qui poursuit une carrière d’idole* et de son manager ! Bien évidemment Hikaru, la jeune fille en question, se retrouve à partager sa chambre avec Izumi, on est dans un shojo tout de même !

idole : Au Japon, le terme idol désigne principalement de jeunes artistes des deux sexes, sélectionnés adolescents pour leur physique lors d’auditions organisées par des maisons de production et des agences d’artistes. Celles-ci les forment ensuite au chant, à la danse, à la comédie, pour promouvoir leur image dans les médias et l’exploiter dans de nombreux produits et supports à destination d’un public adolescent ou adulescent : […] On les fait aussi animer des émissions radio ou TV et tourner dans des publicités, films, séries télévisées, pièces de théâtre, comédies musicales. Cependant, la majorité de leurs gains revient en fait à leurs producteurs et agences, qui leur reversent généralement un simple salaire, plus ou moins élevé selon leur notoriété acquise. Le propre des idols étant d’être des adolescents(es) à l’image gaie, sympathique et innocente, leurs carrières sont brèves et s’arrêtent souvent à leur majorité, ou avant suite à un manque de succès, ou à des scandales relatifs (liaisons, dérapages, délits mêmes mineurs) dont sont friands les médias nippons et qui ternissent leur image auprès de fans exigeants. (extrait de wikipedia)

A lire : Gakuen Ouji, Playboy academy

© 2006 YUZUKI Jun / Kodansha Ltd.

© 2006 YUZUKI Jun / Kodansha Ltd.

Voici un lycée assez répugnant, pas par manque d’hygiène mais plutôt à cause de l’ambiance délétère qui y règne. Ici les garçons sont très peu nombreux et totalement sous la coupe des filles qui peuvent leur demander (ordonner serait plus juste) à peu près tout et surtout le pire. Pour échapper à ce qu’il faut bien appeler leur hystérie, les lycéens n’ont que peu de choix : être moche (sans commentaire), être une idole (plus difficile) ou être en couple (pas si facile que cela semble au premier abord).
Alors, pour les fans de shojo aromatisé à la violette, inutile d’aller plus loin que cette critique : vous ne vous y ferez jamais ! On a beau essayer de prendre cela au second degré, les premiers tomes de cette série sont lourdissimes : violence, sexe gratuit et image des filles déplorable. Mais passées les outrances des deux premiers tomes (peut-être 3 ?), l’histoire devient plus intéressante et les personnages aussi.

Pourquoi mettre ce titre dans la sélection de cette année ? Parce qu’il casse les stéréotypes sur les rapports filles/garçons, notamment sexuels !

A lire : Laissée pour comte

© Isuzu SHIBATA 2009 © Mimori SEIKE 2009 / KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

© Isuzu SHIBATA 2009 © Mimori SEIKE 2009 / KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

Mireille travaille avec acharnement dans la boulangerie familiale afin de décrocher le titre de meilleur boulanger de la ville. Cependant sa vie tranquille de boulangère est remise en cause lorsque Richard l’emmène de force au château des Bernhart, chez la famille adoptive de son frère jumeau Frédérick. Ce dernier ayant disparu avec la fiancée du prince, Mireille va devoir prendre sa place de comte à la cour afin de ne pas éveiller les soupçons !

Entre travestissements, intrigues de cour, amours secrets, mensonges, espionnage, Laissée pour comte ne vous laissera pas souffler une seule seconde !

A lire : Prunus girl

© 2009 Tomoki Matsumoto / SQUARE ENIX CO., LTD

© 2009 Tomoki Matsumoto / SQUARE ENIX CO., LTD

Avant son entrée au lycée, Maki tombe sous le charme d’Aikawa, une charmante jeune fille. Mais le jour de la rentrée, lors du tour de table, Aikawa se présente comme un garçon s’habillant au quotidien en fille. Quel choc pour Maki qui se pose cependant toujours des questions au sujet du genre réel de son ami(e) ! Fille ? Garçon ? Il est difficile de trancher, surtout qu’Aikawa ne cesse de jouer sur cette ambiguïté.

Quoi qu’il en soit une véritable histoire d’amitié (voire plus ?!!) se noue entre les deux personnages qui ne cessent de se chamailler et de se chercher ! Une histoire légère à retrouver dans Quartier libre !

A lire : Orange chocolat

ORANGE CHOCOLATE © Nampei Yamada/HAKUSENSHA Inc.

ORANGE CHOCOLATE © Nampei Yamada/HAKUSENSHA Inc.

Risu est ce que les lycéennes japonaises appellent un prince : beau, raffiné, intelligent, courtois et populaire. Mais il est surtout surnommé le « Prince courtisane ». Voilà qui est bien plus original ! En effet Ritsu vient d’une famille d’acteurs de kabuki et est surtout connu pour ses talents d’onnagata.

A l’inverse, sa voisine et amie d’enfance, Chiri, est maladroite et sans grâce. Aussi elle fait un jour un vœu bien imprudent : être comme Ritsu. Or les dieux ont un sens de l’humour assez particulier et le résultat c’est que Ristu et Chiri échangent leurs corps de temps en temps (et surtout aux plus mauvais moments). Ce qui donne des scènes surréalistes où Ritsu en costume de femme se trouve habité par l’esprit de Chiri. Rajoutez là dessus que Chiri et Ritsu tombent amoureux l’un de l’autre et vous aurez les ingrédients principaux de ce marivaudage au lycée.

A lire : Cosplay animal

© 2004 Watari Sakô by Kodansha Ltd., Tokyo.

© 2004 Watari Sakô by Kodansha Ltd., Tokyo.

Rika (non il ne s’agit pas de moi) est étudiante et cache un lourd secret : elle craque pour les uniformes et en particuliers ceux de lycéens. Elle met d’ailleurs souvent le sien pour en rencontrer (des lycéens). Bon, relativisons, cette chère Rika n’a rien d’une cougar puisqu’elle n’a que 19 ans tout de même. Bien sûr, elle va tomber amoureuse d’un lycéen et bien sûr la différence d’âge mais surtout de vie ne va pas aller sans problème.

Alors le genre me direz-vous ? Eh bien comme dans tout bon shojo qui se respecte, on trouve des scènes de travestissement des héros (elle aime le cosplay donc pour une fois ce n’est pas totalement cousu de fils blancs) et certains personnages secondaires sont, de ce point de vue, assez hauts en couleurs. Et puis soyons franche, l’auteure dessine vraiment très bien les oreilles de chat sur les beaux garçons ! A chacune ses faiblesses !

A lire : Love me tender

© Kiki – Gentosha Comics Inc.

© Kiki – Gentosha Comics Inc.

Le beau Sae, mannequin, emménage en colocation chez la charmante Nao. Mais cette dernière est en réalité un garçon préférant s’habiller en fille et se trouve être également l’ami d’enfance de Kazuki, collègue pot de colle de Sae !

Ajoutez au fil de l’histoire des personnages secondaires hauts en couleurs, des triangles (voire des carrés) amoureux, des travestissements en série, etc. Bref la cohabitation s’avère mouvementée, pleine de secrets, de sentiments amoureux, d’ambiguïtés et de jeux autour du genre…
Si les six tomes de Love me Tender réservent quelques surprises croustillantes, l’histoire semble un peu décousue mais toujours agréable à lire pour se détendre !