A lire : Nana

_nana_01_mUn monument du shojo (vous allez me dire encore un !!??)

Tout commence par un train, une rencontre, un prénom, et le début d’une amitié entre deux filles que tout oppose ;  l’histoire de deux nanas (on l’avait déjà faite celle-là). Elles ont une vingtaine d’années et mènent des vies totalement opposées.

L’une sort du lycée et tombe amoureuse de tout ce qui bouge, l’autre chante dans un groupe de punk rock. Un jour chacune décide de partir pour Tokyo, c’est là, dans un train, qu’elles se rencontrent et entrent dans la vie l’une de l’autre.

Une colocation d’appart’ et deux verres fraises (emblématiques ! ) plus tard, on va suivre l’évolution, pas toujours fun, de ces deux nénettes dans un univers un peu cruel où célébrité et industrie musicale ne sont pas si jojo.

Nana c’est un manga qui rocke entre humour, amitié improbable (une lolita un peu nunuche et superstitieuse, avec un punk gothique à l’air dépressif et grosse fumeuse c’est pas courant), amour (ça reste un shojo !), tromperies et problèmes de société.

Un manga qui rend vite accro, qui fait rire, pleurer (une recette qui fonctionne toujours aussi bien) et orchestre un passage à l’âge adulte réaliste.

 Mené d’une main de maître par Ai Yazawa, ce manga nous plonge de façon intuitive dans cet univers cruel de la célébrité et du commerce musical. La bande son n’est pas là mais l’histoire est si bien tournée qu’il est facile d’imaginer sa mélodie, la voix de Nana, et d’être directement plongé au cœur des concerts. Un concept musical risqué, mais incroyablement réussi et un manga sans fausses notes (on reste dans le thème !)

 

A voir : Nana

© by TBS / Dybex

© by TBS / Dybex

Deux Nanas (eh oui elle est TRES facile) se rencontrent dans le train et cela va totalement changer leurs vies. Nana en japonais, ça signifie sept. C’est aussi un prénom, voilà pourquoi la seconde se retrouve avec le surnom de Hachi (huit en japonais). Vous dire cela c’est déjà vous emmener doucement, dans l’univers de Nana. A l’origine un manga, adapté ici en film qui reprend les premiers tomes de la série (il y a un deuxième opus). Je trouve la ressemblance physique des acteurs avec les dessins originaux hallucinante. Surtout la silhouette filiforme, presque anorexique de la chanteuse Nana. On ressent tout à fait l’atmosphère du manga (cela suppose que vous lisiez le manga mais ça tombe bien, puisque nous l’avons à Quartier libre aussi, ainsi que prochainement l’anime). Nous trouvons ici la problématique d’adapter un manga de rock en film ou anime : plus encore qu’avec un manga non musical, la bande originale est ici fondamentale car d’elle dépend réellement la réussite ou l’échec du film. Pour ce qui concerne l’anime, je ne l’ai pas encore vu ! Eh oui, c’est ça de faire ses critiques (et ses achats) à la dernière minute ! Mais je vous laisse juges pour le film, moi je sais déjà de quel côté je suis.

Pour avoir l’histoire de Nana, cela peut éventuellement vous intéresser, voici la bande annonce, enfin l’histoire je m’avance, je n’en ai pas trouvé de sous-titrée 🙂