A lire : Le Pavillon des hommes

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

Imaginez que dans le passé le Japon ait connu une terrible maladie infectieuse qui ne s’attaque qu’aux hommes. En une génération ceux-ci sont devenus rares, fragiles et précieux. Qui reste-t-il alors pour prendre en main les terres, gérer les affaires, gouverner les clans et le pays ? Vous l’aurez deviné : les femmes.

La charge suprême de shogun est confiée à une femme qui dispose de plusieurs centaines de jeunes hommes parmi les plus beaux du pays pour la satisfaire, enfermés dans le pavillon des hommes. Cette série, très troublante et très bien construite est tout à fait bluffante. Le sujet est traité avec tant de justesse que l’on se prend à croire à un manga historique ; un manga historique totalement flippant !

Le pavillon des hommes ou comment montrer que changer tout, ne change finalement absolument rien : les femmes sont aussi égoïstes et brutales que les hommes lorsqu’il faut garder le pouvoir et les hommes aussi manipulateurs et superficiels que les femmes lorsqu’ils doivent user de leur corps pour l’obtenir.

 

A lire : Gakuen Ouji, Playboy academy

© 2006 YUZUKI Jun / Kodansha Ltd.

© 2006 YUZUKI Jun / Kodansha Ltd.

Voici un lycée assez répugnant, pas par manque d’hygiène mais plutôt à cause de l’ambiance délétère qui y règne. Ici les garçons sont très peu nombreux et totalement sous la coupe des filles qui peuvent leur demander (ordonner serait plus juste) à peu près tout et surtout le pire. Pour échapper à ce qu’il faut bien appeler leur hystérie, les lycéens n’ont que peu de choix : être moche (sans commentaire), être une idole (plus difficile) ou être en couple (pas si facile que cela semble au premier abord).
Alors, pour les fans de shojo aromatisé à la violette, inutile d’aller plus loin que cette critique : vous ne vous y ferez jamais ! On a beau essayer de prendre cela au second degré, les premiers tomes de cette série sont lourdissimes : violence, sexe gratuit et image des filles déplorable. Mais passées les outrances des deux premiers tomes (peut-être 3 ?), l’histoire devient plus intéressante et les personnages aussi.

Pourquoi mettre ce titre dans la sélection de cette année ? Parce qu’il casse les stéréotypes sur les rapports filles/garçons, notamment sexuels !