A lire : mes petits plats faciles by Hana

© 2011 Masayuki kusumi © 2011 Etsuko Mizusawa (AKITA PUBLISHING)

© 2011 Masayuki kusumi © 2011 Etsuko Mizusawa (AKITA PUBLISHING)

Hana aime manger, aucun doute là-dessus, Hana n’aime pas se prendre la tête, cela est totalement certain. Du coup, Hana accommode des restes, mange à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, de préférence en accordant des aliments improbables. Tout cela a l’air bon, facile et rapide (au point qu’il n’y pas vraiment de recette) mais surtout cela nous donne l’occasion de voir Hana vivre sa solitude forcée (son mari a été muté) aussi bien qu’elle le peut. On l’a compris, il s’agit de tranches de vie (sans aucun mauvais jeu de mots), de miettes de quotidien (oh là là je m’enfonce !) qui nous sont livrées par Masayuki Kusumi, heureux scénariste du Gourmet solitaire (tout de même !) Et si certaines dégustations d’Hana vous semblent quelque peu ambiguës, c’est que le dessinateur (c’est un pseudonyme féminin) utilise aussi son talent pour des mangas érotiques. On m’a conseillé de regarder sous les jaquettes, allez savoir… 🙂

A lire : Le Pavillon des hommes

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

Imaginez que dans le passé le Japon ait connu une terrible maladie infectieuse qui ne s’attaque qu’aux hommes. En une génération ceux-ci sont devenus rares, fragiles et précieux. Qui reste-t-il alors pour prendre en main les terres, gérer les affaires, gouverner les clans et le pays ? Vous l’aurez deviné : les femmes.

La charge suprême de shogun est confiée à une femme qui dispose de plusieurs centaines de jeunes hommes parmi les plus beaux du pays pour la satisfaire, enfermés dans le pavillon des hommes. Cette série, très troublante et très bien construite est tout à fait bluffante. Le sujet est traité avec tant de justesse que l’on se prend à croire à un manga historique ; un manga historique totalement flippant !

Le pavillon des hommes ou comment montrer que changer tout, ne change finalement absolument rien : les femmes sont aussi égoïstes et brutales que les hommes lorsqu’il faut garder le pouvoir et les hommes aussi manipulateurs et superficiels que les femmes lorsqu’ils doivent user de leur corps pour l’obtenir.