A voir : Nitaboh

© by WAO! WORLD / Asiexpo

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Attention, pour les allergiques aux révélations (spoilers comme disent les jeunes), je me suis un peu lâchée dans cette critique.

C’est l’histoire très, très gaie d’un jeune garçon orphelin de mère qui va à 8 ans contracter une mauvaise fièvre qui le laissera aveugle, va ensuite apprendre à jouer du shamisen, perdre son père à moins de 15 ans et se retrouver à devoir jouer pour survivre. Jusque là on peut dire que c’est un vrai conte de fées, non ? La suite est encore mieux,mais je ne dévoilerai pas tout, à part le séjour  dans un monastère aux conditions « d’entraînement » et de méditation épouvantables : Full metal jacket à côté, c’est peanuts !

Bien tout cela pour dire quoi ? C’est l’époque où le pays du soleil levant s’ouvre au reste du monde. La société féodale est encore là mais s’effondre de toutes parts.Les conditions de vie au Japon à la fin du XIXème siècle, c’est quelque chose ! Le film est à voir rien que pour cela. Je n’ai pas trouvé le dessin transcendant mais de très bonne facture cependant et puis l’intérêt est ailleurs : comprendre ce que signifie jouer du shamisen, essayer de saisir cette musique si particulière et puis … Ben c’est déjà pas si mal, non ?

 

A voir : Kodo

kodo-au-coeur-des-tambours-du-japon-987288988_MLKodo signifie « battement de coeur » en japonais vous dira la voix off au délicieux accent de ce documentaire. Une fois cela dit, on s’imagine faire une incursion très intellectuelle dans le monde des percussions japonaises, et c’est parfois le cas (sans que cela soit un problème d’ailleurs). Mais ce qui frappe (oulala, la blague carambar) dans ce documentaire, c’est finalement l’engagement physique et spirituel de, il faut bien dire les choses comme elles sont, ces « gamins ».

Ils sont pour certains à peine sortis de l’adolescence et se retrouvent à faire un apprentissage très dur physiquement et moralement. En effet quand on sait que la majorité des jeunes japonais a littéralement un smartphone greffé à la main, il est difficile de faire le rapprochement avec ces jeunes artistes, isolés sur une île sans aucun écran de quelque sorte que ce soit.

Quand ils veulent manger, ils doivent aller dans la forêt couper les bambous pour faire les baguettes ?????????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Si je suis sérieuse ? Eh ben oui !

C’est un détail assez amusant, mais c’est vraiment un documentaire que je vous recommande dans son ensemble parce qu’il y a effectivement quelque chose de libérateur et quasi hypnotique à regarder autant qu’à écouter ces taïkos. Taïko est le mot japonais pour ces tambours. Je frime ? Un peu, oui.