A lire : Your lie in april

SHIGATSU WA KIMI NO USO © Naoshi Arakawa / Kodansha Ltd.

SHIGATSU WA KIMI NO USO © Naoshi Arakawa / Kodansha Ltd.

Certains titres vous tapent dans l’oeil, on ne sait pas vraiment dire pourquoi. C’est le cas de ce manga qui nous parle de sujets sérieux l’air de ne pas y toucher. Ici, pas de méchants à haïr (même si la maman de Kôsei semble avoir été une très bonne imitation de bourreau d’enfant), mais des adolescents pleins de passions et de blessures qui avancent, rient, tombent, se relèvent (ou pas) et nous font ressentir leur amour de la musique.

Whouah ! Me direz-vous : musique classique, enfance difficile, traumatismes, quelle affiche alléchante ! Et oui, je persiste et signe : c’est un manga très attachant et pas déprimant pour un sou.

Il vous attend à Quartier libre depuis … maintenant !

A lire : Conductor

© Nokiya 2010, 2011 © Manabu KAMINAGA 2010, 2011 / KADOKAWA SHOTEN Co., Ltd.

© Nokiya 2010, 2011 © Manabu KAMINAGA 2010, 2011 / KADOKAWA SHOTEN Co., Ltd.

De la musique, du suspense, des mensonges… une chose est sûr c’est que Conductor ne laissera personne indifférent ! L’histoire est dirigée d’une main de maître de la part du mangaka  Manabu Kaminaga, un peu comme un chef d’orchestre avec ses musiciens (comment ça elle était un peu facile cette blague ?).

Il faut bien le reconnaître, le mélange histoire d’amour-thriller, ben ça marche du tonnerre ! Pas nian-nian pour deux sous on se laisse porter par Naomi à la recherche de ses souvenirs perdus.

L’histoire se lit presque comme un huit clos : c’est palpitant, c’est haletant et même si certains raccourcis sont parfois pris (oui, bon, il faut bien qu’il y ait quelques points négatifs hein !) cela reste une série courte (youpi !!! fini les séries à rallonge !) qui se lit avec plaisir.

Bref je suis emballée et je vous conseille de vous laisser porter par la mélodie de Conductor (que voulez-vous, j’aime les métaphores musicales)

A lire : La Corde d’or

KIN-IRO NO CORDA by Yuki Kure © 2004 by Yuki Kure, KOEI Co., Ltd. / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

KIN-IRO NO CORDA by Yuki Kure © 2004 by Yuki Kure, KOEI Co., Ltd. / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

Un savoureux Shojo !

Kahoko Hino est lycéenne en section générale à l’académie de Seiso. Sa vie bien tranquille est totalement chamboulée par sa rencontre avec la fée Lili qui lui confie un violon magique et l’inscrit d’office au concours de musique annuel de l’école.

Autant dire qu’Hino, qui n’a jamais touché un archet de sa vie, ne se sent guère légitime dans ce tournoi très convoité auquel participent de nombreux beaux gosses de la section musique : le sympathique Hihara, l’élégant et faussement parfait Yunoki, le froid et cinglant Tsukimori… mais aussi le serviable Tsuchiura, de section générale comme elle, pianiste écorché vif sous ses airs de sportif.

Une kyrielle de personnages attachants, des situations au romantisme subtil et, pour lier le tout, la passion de la musique classique déclinée sous toutes ses formes : didactiques, émotionnelles, sensitives, sensuelles… Et en plus le graphisme est charmant !

Cerise sur le gâteau en marge du récit : la mangaka Yuki Kure intervient avec drôlerie pour nous remercier de lire son manga, nous faire part de ses préférences en matière de papier et de stylos, nous confier sa difficulté à dessiner les violons…

 

A lire : Nodame cantabile

NODAME CANTABILE © 2002 Tomoko Ninomiya / Kodansha Ltd.

NODAME CANTABILE © 2002 Tomoko Ninomiya / Kodansha Ltd.

Megumi Noda, surnommée Nodame, a beau être dans le titre de ce manga, elle est loin d’être sa seule héroïne. En effet, elle partage l’affiche avec Chiaki, musicien génial (il joue comme un virtuose du violon et du piano) qui est affligé d’une tare rédhibitoire pour un jeune prodige voulant devenir chef d’orchestre « international » : une peur panique de l’avion. Je pourrais vous dire toute la drôlerie et l’intelligence de ce manga (oui je maintiens intelligence, ce n’est pas un gros mot) mais là. Vraiment. Allez voir ! Je ne mettrai pas trois tonnes de points d’exclamation pour une fois mais ce manga vous donnerait (presque) envie de faire du solfège, tant il parvient à faire passer la passion et la chaleur émanant de ses personnages. En fait c’est tout l’orchestre qu’on a envie de suivre pour voir ce qu’ils vont tous devenir.

Un regret ? Oui, quand-même : l’histoire d’amour des personnages principaux . Ils sont tous les deux étudiants (majeurs quoi). Je sais que Nodame est un peu particulière et Chiaki très « japonais » dans ses rapports aux autres mais leur histoire d’amour aurait gagné à être un tout petit peu plus adulte, non ?

Mais sérieusement, lisez ce manga (on arrive bientôt à la fin de la parution en France, enfin), vous ne vous ennuierez pas une seconde, vous en sortirez même avec une furieuse envie d’écouter du Bethov !

A voir : Piano forest

©2007 Makoto Isshiki / THE PIANO FOREST Film Partners

©2007 Makoto Isshiki / THE PIANO FOREST Film Partners

Un jeune garçon, très doué au piano, Shuhei Amamiya, enchaîne les concours brillamment. Il doit changer d’école et se retrouve, suite à une conversation, à partir à la recherche d’un piano enchanté situé dans une forêt. Outre que l’endroit est un peu spécial, qu’est-ce-qui autorise ses camarades à dire qu’il est hanté ? Et bien rien de particulier sauf peut-être qu’il est cassé mais qu’il arrive qu’on l’entende jouer des mélodies superbes. Kai, qui est dans la même classe, sait que le piano est magique et qu’il peut jouer : ce petit sauvageon, à mille lieues de ce que peut être Shuhei, l’emmène et là, oh surprise, le prodige n’arrive pas à en tirer une note. Oui, enfin pas si prodigieux que cela puisqu’il est cassé ! Seulement, Kai, lui, en joue, et même en virtuose, alors qu’il n’a jamais pris de leçon. C’est un très beau moment que ce Piano forest (qui n’oublie pas d’être drôle aussi).

Le charme de ce piano ne se limite pas aux musiciens, car j’ai beau ne pas avoir l’oreille très musicale, je l’ai trouvé envoûtant. La simple vue de ce piano au cœur de la forêt vaut à elle seule le coup d’œil. Une cerise sur ce gâteau ? Je vous trouve bien exigeants ! Bon, c’est bien parce que c’est vous ! Vous pouvez venir le voir à la BU Sciences dans la salle de conférence le mardi 10 février à 18h30 en projection, et c’est gratuit ! Alors ? On ne vous gâte pas ??!!

A lire : Trill on Eden

EDEN NO TRILL © 2006 MAKI FUJITA (AKITASHOTEN JAPAN)

EDEN NO TRILL © 2006 MAKI FUJITA (AKITASHOTEN JAPAN)

Et un shojo musical, un !

Trill on Eden ne brille pas par son originalité mais on se laisse assez facilement prendre à son histoire d’amour. Bien sûr, on peut faire la moue en voyant le classique (eh oui elle est un peu facile) clivage entre les lycéens géniaux de la section musique, tous beaux, classes, les cheveux au vent et ceux de la section « normale », si… normaux ! Heureusement l’héroïne ne restera pas longtemps avec la plèbe et découvrira qu’elle est en réalité un cygne gracieux avec une voix extraordinaire (wouah ! On va arrêter le registre acide et parler du manga).

Ritsu doit changer de dortoir et rejoindre celui de la section musique. Elle partagera l’appartement (oui, vous avez bien entendu) d’Eiri (je précise qu’Eiri est un Garçon). Tout cela repose sur une histoire de parrainage assez cousue de fil blanc mais une fois qu’on a dépassé cet élément du scénario, l’histoire est assez plaisante et ménage même quelques surprises.

Ce qui n’en est pas une, c’est que Ritsu va tomber amoureuse et pour ceux qui n’auraient pas compris de qui … ceux-là, je ne peux plus rien pour eux.

Si, Si !!