A lire : Kids on the slope

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

Ce n’est pas un manga pour se vider la tête avant un cours (rien que la couverture vous le dit tout de suite) mais ce n’est pas non plus le genre de manga qu’on va lire contrainte et forcée parce qu’il faut bien lire autre chose que de la guimauve (et que la bibliothécaire l’a recommandé dans sa sélection*). Kids on the slope, littéralement « les enfants sur la pente » (merci Google trad), se lit presque malgré soi. Je ne suis pas une fan de jazz (euh oui, parce que je ne vous ai pas dit mais cela parle de jazz, et non ce n’est pas un nouveau gros mot). Je ne suis pas fan de jazz, disais-je, mais au final je me suis retrouvée au 7ème volume sans même m’en rendre compte. Les personnages sont très attachants et l’histoire (terminée en 9 volumes, yes !!!) est très bien maîtrisée (d’accord je n’ai pas encore reçu le 9ème tome mais cela se sent).

Je vous accorde que le côté années 60 au Japon risque de perturber quelques jeunes lecteurs mais justement, c’est l’occasion « d’humer » un peu cette époque si particulière dans l’histoire de la musique et dans l’Histoire tout court.

Houlà, je sens que je vous ai perdus ! Du calme Rika, pouvez-vous me dire : on n’est pas en cours (oui et d’ailleurs vous ne devriez pas y aller ?)

Finissons la critique avant cette perfide tentative de « lisez, vous allez apprendre plein de choses sans même vous en apercevoir ».

En résumé : Santaro, Kaoru et Ritsuko  forment le triangle amoureux (là vous n’allez pas me dire qu’on n’est pas en territoire  connu), les personnages secondaires sont « top », je dirais même que j’aurais aimé les voir un peu plus en détails et l’histoire est vraiment extra.

Alors, que diriez-vous d’essayer le jazz cet hiver ?

*prix du meilleur seinen 2012 au Japon, tout de même.

A lire : Beck

© 2001 Harold Sakuishi / Kodansha Ltd.

© 2001 Harold Sakuishi / Kodansha Ltd.

Yukio Tanaka a 14 ans lorsqu’il découvre le rock et rejoint le groupe Beck monté par son ami Ryûsuke.

Ce manga relate le parcours de Yukio et son groupe, passionnés de rock : des doigts écorchés vifs sur les cordes de guitare à force de s’entraîner aux premiers concerts incertains, de la tournée aux States aux festivals prestigieux, des premiers albums aux grands succès. Les péripéties musicales de Beck sont tissées à partir d’un rêve fondateur, récurrent et contagieux, qui fédère les membres du groupe, un rêve peuplé des grandes figures mythiques du rock : John Lennon, Freddie Mercury, Sid Vicious, Kurt Cobain… Imagine all the rockers

Et puis, sinon ce ne serait pas rock’n’roll, il y a aussi un peu d’alcool (juste un soupçon), des filles (enfin surtout UNE), de la sueur (beaucoup)… Et surgie des tréfonds du blues ancestral, il y a la guitare volée de Ryûsuke, Lucille, criblée de balles et méchamment convoitée, inspirée de la fameuse Gibson de BB King…

Avec un graphisme dynamique et maîtrisé, Harold Sakuishi rend particulièrement bien l’ambiance survoltée des concerts de rock. Cela donne envie de regarder et surtout d’écouter l’anime adapté de son manga.

Et en cadeau bonus, en fin de volumes, des dossiers thématiques sur le rock et des clefs de compréhension vraiment intéressants.

A lire : Conductor

© Nokiya 2010, 2011 © Manabu KAMINAGA 2010, 2011 / KADOKAWA SHOTEN Co., Ltd.

© Nokiya 2010, 2011 © Manabu KAMINAGA 2010, 2011 / KADOKAWA SHOTEN Co., Ltd.

De la musique, du suspense, des mensonges… une chose est sûr c’est que Conductor ne laissera personne indifférent ! L’histoire est dirigée d’une main de maître de la part du mangaka  Manabu Kaminaga, un peu comme un chef d’orchestre avec ses musiciens (comment ça elle était un peu facile cette blague ?).

Il faut bien le reconnaître, le mélange histoire d’amour-thriller, ben ça marche du tonnerre ! Pas nian-nian pour deux sous on se laisse porter par Naomi à la recherche de ses souvenirs perdus.

L’histoire se lit presque comme un huit clos : c’est palpitant, c’est haletant et même si certains raccourcis sont parfois pris (oui, bon, il faut bien qu’il y ait quelques points négatifs hein !) cela reste une série courte (youpi !!! fini les séries à rallonge !) qui se lit avec plaisir.

Bref je suis emballée et je vous conseille de vous laisser porter par la mélodie de Conductor (que voulez-vous, j’aime les métaphores musicales)

A lire : Woodstock

WOODSTOCK © Yukai ASADA 2008 / Shinchosha Publishing Co.

WOODSTOCK © Yukai ASADA 2008 / Shinchosha Publishing Co.

En voilà un qui annonce la couleur ! Ici c’est pas pour les fillettes, c’est du rock ! L’auteur au passage nous instruit sur l’histoire du rock mondial (Japon compris). Pas d’idole, ni de mélodie sucrée pour Gaku et son groupe Charlie. Dans ce manga on se dessape sur scène, on explose les amplis et lorsqu’on dit des grossièretés, il n’y a pas d’astérisque pour faire passer la pilule. C’est du brut de décoffrage et finalement c’est très … rafraîchissant. On en apprend aussi un peu plus sur la façon de jouer de la basse, de la guitare, etc. et aussi sur les aléas d’un groupe de rock. Au final, sous couvert de manga où l’on se « défoule », voici une série faite très intelligemment. Oups, si je dis cela vous allez fuir : encore de l’éducatif, au secours !!! Eh ben non ! Même pas ! « Vivre vite, mourir jeune … » (je vous laisse chercher sur Google la suite de cette phrase de James Dean), on ne le souhaite pas au manga en question qui est pour l’instant passionnant (en cours avec 16 tomes au Japon, ça m’étonnerait quand-même) .

Toute la rock attitude y est et tous ses excès aussi bien sûr, alors vous attendez quoi ?

Rock and roooooollllllll !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

A lire : Bremen

Bremen c’est l’histoire de quatre garçons pas encore dans le vent : Reiji Hino, guitariste fou de rock monte son Monster Band avec Romio Kasugo, teigneux bagarreur hurleur amnésique qui rêve d’être célèbre  (oui ça fait beaucoup) ; et puis vient Ryô Hayama splendide ado de 16 ans juchée sur des compensés de 40 cm et qui s’avère être un jeune homme et un excellent batteur ; et enfin Run Fujii, bassiste à « l’oreille absolue ».

Eux ce sont les gentils et ils vont croiser des tas de méchants vraiment très très très méchants, des bikers violents, des satanistes qui torturent avec de l’acide, des sadiques qui font joujou avec des stun guns ou un démentiel anaconda… Mais même pas peur ! Car les gentils sont super forts : Romio (surtout) et les autres (un peu quand même) dézinguent tous les vilains, vite fait bien fait. Le tout sur fond d’urgence à vivre sa liberté dans, pour et par le ROCK !

Du rock et de la bagarre, de la bagarre et du rock et vice-versa et parfois simultanément (la baston à coups de vinyles vaut, pour le coup, le détour). C’est un peu binaire mais les deux ingrédients se marient plutôt bien dans ce manga. Et puis mêler sur la même planche la panoplie sado-maso avec des petits cœurs cucul la praline, il fallait oser !

Bon, même s’il y a beaucoup de clichés, le récit est mené tambour battant et les derniers volumes qui partent dans des délires métaphysiques sont surprenants : esprit Rock, es-tu là ?

 

A lire : Me and the devil blues

ORE TO AKUMA NO BLUES © 2005 Akira Hiramoto / KODANSHA Ltd.

ORE TO AKUMA NO BLUES © 2005 Akira Hiramoto / KODANSHA Ltd.

Vous avez lu l’histoire de Robert Johnson? Comment il vécut, comment il est mort? Alors voilà : on est aux Etats-Unis, Mississippi, dans les années 20-30. RJ est un homme de ferme noir qui ne rêve que de blues et qui passe plus volontiers ces nuits au Juke Joint (bar avec musique) plutôt qu’auprès de sa femme enceinte. Guitariste médiocre, moqué par ses compagnons de comptoir, il se rend à la croisée des chemins pour vendre son âme au diable (et tout le toutime, sa femme, son futur gosse) en échange d’un talent exceptionnel. Tellement exceptionnel qu’il se réveillera avec cinq doigts supplémentaires à la main droite (c’est sûrement un fantasme de musicien, ça). Commence alors un périple rocambolesque, sombre et inquiétant où il croisera le gangster Clyde Barrow (si, vous savez, le célèbre gangster amoureux de Bonnie), des membres du Ku Klux Klan, et autres personnages peu recommandables. Me and the Devil Blues retrace la vie du fameux bluesman Robert Johnson dont la rencontre avec le diable a alimenté la renommée. Une matière première légendaire décuplée par Akira Hirato qui nous immerge dans un récit, un graphisme et une musique d’une noirceur fascinante. Atmosphère, atmosphère… Un conseil : à lire en écoutant des chansons de Robert Johnson en musique de fond : effet garanti !

A lire : Detroit Metal City

DETROIT METAL CITY © 2006 by Kiminori Wakasugi / HAKUSENSHA, INC.

DETROIT METAL CITY © 2006 by Kiminori Wakasugi / HAKUSENSHA, INC.

Detroit Metal City est un manga incontournable si l’on veut parler de manga musical. Il aborde un genre assez particulier : le death metal. Je ne vais pas réinventer l’eau chaude, aussi voici le résumé.

Sôichi Negishi est un jeune garçon qui affectionne les ambiances délicates et la pop suédoise… Pourtant, comble du paradoxe, il est le chanteur-guitariste déchaîné de DMC (Detroit Metal City), un groupe de Death Metal. Rendu méconnaissable par un maquillage outrancier et provocateur à la façon du groupe Kiss, épaulé par les deux autres membres de son groupe, il écume la scène musicale indépendante tokyoïte en vociférant des imprécations démoniaques sur fond de guitares électriques tapageuses. La jeune fille dont il est secrètement amoureux, et qu’il tente de conquérir, déteste le Death Metal. Sôichi, tiraillé entre sa délicatesse naturelle et son rôle  » d’empereur des ténèbres  » de la musique va devoir gérer aussi habilement que possible sa double vie pour avoir une chance de séduire l’élue de son coeur. Mais la vie est compliquée et les situations équivoques se succèdent, rendant ses chances de succès plus qu’improbables…

Une fois cela dit, on pourrait s’attendre à tout mais vraiment, soyez sûrs que vous ne vous attendiez pas à ça. Avec DMC (pour les intimes), il ne faut pas lire au second mais au troisième, voire sixième degré. Difficile alors pour moi de vous en parler de manière objective car ce sont des degrés que je ne maîtrise pas. Pourtant, ce manga est considéré comme culte et avait été, en 2009, élu seinen de l’année.

Apparemment quelque chose m’échappe. Dans ce cas, il ne vous reste plus qu’à vous faire une opinion vous-même.

A lire : Family compo

F.COMPO © 1996 by TSUKASA HOJO / NSP

F.COMPO © 1996 by TSUKASA HOJO / NSP

Alors qu’il s’apprête à entrer à l’université, Masahiko, déjà orphelin de mère, perd son père. Se croyant désormais seul et livré à lui-même, une partie inconnue de sa famille maternelle lui propose de venir vivre avec elle. Le jeune homme rencontre alors une famille modèle où il fait bon vivre. Pourtant Masahiko découvre rapidement que dans sa nouvelle maison il ne faut pas se fier aux apparences ! En effet Yukari, sa tante, était auparavant un homme, Sora, son oncle mangaka, est une ancienne femme : ils forment donc tous les deux un couple inversé. Et c’est sans compter sur Shion, leur fille, qui ne cesse de changer de genre au fil des ans !

Entre vie de famille, amours, secrets, yakuzas (mafieux japonais), et toujours avec humour, Tsukasa Hojo, l’auteur des célèbres City Hunter et Cats Eyes, nous entraîne dans une aventure où l’on ne risque pas de s’ennuyer une seule seconde !

A lire : March story

MARCH STORY © 2008 Kim Hyung-min, Yang kyung-il / Shogakukan Inc.

MARCH STORY © 2008 Kim Hyung-min, Yang kyung-il / Shogakukan Inc.

Dans une Europe du siècle des Lumières très revisitée, March, un personnage vaguement inquiétant, nous entraîne à sa suite, à la recherche d’objets ensorcelés (habités mêmes) qui prennent possession de leur propriétaire pour mieux les détruire. Or March est un chasseur de reliques et un chasseur très puissant malgré sa petite carrure, mais surtout March n’est pas ce que l’on croit !

Un manga un peu sanglant (juste ce qu’il faut aux dires de certains)  aux dessins impressionnants, avec une histoire plutôt bien ficelée. Pour une fois, je ne vous dis pas tout, alors allez voir …