A lire : Heartbroken chocolatier (attention spoilers)

SHITSUREN CHOCOLATIER © 2009 Setona MIZUSHIRO / Shogakukan Inc.

SHITSUREN CHOCOLATIER © 2009 Setona MIZUSHIRO / Shogakukan Inc.

Il n’y a rien à dire : tout est dans le titre ! Oui vraiment, mais, comme je ne peux vraiment pas m’en empêcher, développons un peu : Sohta va devenir un chocolatier de génie, un peu (puis beaucoup) par passion pour le chocolat et à la folie (oui là on peut dire qu’il a un grain) pour la jolie Saeko.

Problème ? Elle ne s’intéresse à lui que parce qu’il prépare des chocolats divins (il est quand-même allé se former en France, du coup c’est normal qu’il soit génial*) et … elle se marie.

C’est pas gagné me direz-vous ? J’ai tendance à partager cet avis, surtout que malgré le talent de l’auteur, Sohta me fait légèrement pitié … et peur aussi. Partir étudier l’art du chocolat à l’autre bout de la Terre, sans parler un mot de la langue et, sans recommandation, débarquer chez un chocolatier connu, trimer pendant des années, tout ça pour une fille qui ne le calcule même pas !

La raison de la sélection de ce titre est évidente. On nage dans le chocolat, on s’y noie. Ses différentes textures, saveurs, douceurs et amertumes. Un manga à éviter ABSOLUMENT en début de régime, tant la tentation est grande en le refermant de se ruer sur le paquet de chocolats dans le placard.

 

 

*un peu trop chauvin comme remarque ? Même pas peur !

A lire : J’aime les sushis

MIX VEGETABLE © 2005 by Ayumi Komura / SHUEISHA Inc.

MIX VEGETABLE © 2005 by Ayumi Komura / SHUEISHA Inc.

Avec un titre pareil, il bien évident que nous allons parler … pâtisserie. Quoi ? Eh oui, j’ai bien dit pâtisserie, car Hanayu est l’héritière de la pâtisserie paternelle alors qu’elle ne rêve que de sushis. Elle imagine alors sortir avec le fils d’un maître sushis pour l’épouser et donc échapper à son destin mais ironie du sort, Hayato Hyûga, celui qu’elle compte manipuler, ne jure que par la pâtisserie !

Il y a des quiproquos, des retournements de situations, des larmes et bien sûr … des sushis. C’est du pur shojo, avec juste ce qu’il faut de tempérament chez l’héroïne pour relever le tout (désolé, ça vient tout seul quand on écrit sur des mangas culinaires).

Pour le reste, allez voir, il n’y a que 8 tomes, donc aucun risque de s’ennuyer.

A lire : La Princesse de la cuisine

© by KIM Suk-Hee / Gobooky

© by KIM Suk-Hee / Gobooky

Autant vous dire que l’histoire n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant dans ce manhwa (manga coréen). L’intérêt vient évidemment des recettes (très appétissantes et accessibles) qu’on y trouve. Pour le reste, si vous avez une (jeune) sœur ou pour les plus vieux d’entre nous, une petite fille, c’est parfait ! Pour les autres, suivez pas à pas les recettes (on trouve même des fiches détachables à la fin de chaque volume). Les couleurs donnent du dynamisme et un charme très kawai à cette série qui donne réellement l’envie de se mettre aux fourneaux. Chaque volume a une thématique, ce qui est très pratique.

Quant à moi, je crois que je vais essayer celui sur le pique-nique.

L’histoire ?

Lignac (franchement, cela ne s’invente pas !) le plus beau garçon de l’école, a invité toute la classe à son anniversaire. Mais pourquoi nous a-t-il demandé d’apporter des plats fait maison ?!

A lire : Un amour de bento

un-amour-de-bento-1-pikaUn bento kezako ? Oh qu’elle est facile celle-là !
Un bento, c’est l’objet dans l’air du temps, le must have comme ils disent dans les magazines : une boîte repas, aux victuailles confectionnées maison et qui peut comporter plusieurs étages… et c’est bien sûr japonais. Mais je m’arrête là parce je fais un autre article sur le sujet.

Donc comme son nom l’indique ce manga traite particulièrement des bentos, au point d’ailleurs de proposer des recettes dans un livret, en sus de l’histoire.
L’histoire, parlons-en ! Elle illustre parfaitement l’adage selon lequel le véritable chemin pour toucher le cœur d’un homme passe par son estomac. Quelle horreur ! J’ai écrit un truc aussi sexiste ? Euh, en fait ce n’est pas totalement moi mais plutôt les auteures (elles sont deux, dont l’une est cuisinière). Donc je n’ai aucune responsabilité.

Il faut dire que les héroïnes du manga sont un peu timides et empotées et que, du coup, les bentos si joliment décorés aident à la communication avec ces messieurs.
L’histoire ?, non mais vous y tenez vraiment ?
« Saé est une jeune collégienne un peu gourmande qui découvre que le bentô est l’allié des filles amoureuses. Eh oui, quoi de plus romantique que d’offrir un petit repas fait maison à l’élu de son coeur ? Bien qu’elle ne soit pas bonne cuisinière, avec l’aide de Yûki, son camarade de classe et de Shiori, la sœur de ce dernier qui va lui donner de nombreux conseils culinaires, Saé va aider ses copines à séduire les garçons dont elles sont secrètement amoureuses en leur confectionnant des bentô pleins de bonnes choses et pleins d’amour ! » (résumé de l’éditeur)
Nom de Zeus, on ne va pas aller loin avec ça ! Vous avez raison il n’y que 3 tomes, mais c’est une lecture agréable, les demoiselles sont mignonnes, les recettes ont l’air sympa et l’auteure utilise intelligemment ce cliché du shojo lycéen qu’est le cadeau cuisiné pour l’être aimé. Qu’il s’agisse des chocolats de la Saint Valentin, du gâteau d’anniversaire ou du bento kawaii, c’est un thème récurrent et usé jusqu’à la trame dans le manga.

Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous avez un jeune homme dans le viseur : à MANGER !

A lire : Your lie in april

SHIGATSU WA KIMI NO USO © Naoshi Arakawa / Kodansha Ltd.

SHIGATSU WA KIMI NO USO © Naoshi Arakawa / Kodansha Ltd.

Certains titres vous tapent dans l’oeil, on ne sait pas vraiment dire pourquoi. C’est le cas de ce manga qui nous parle de sujets sérieux l’air de ne pas y toucher. Ici, pas de méchants à haïr (même si la maman de Kôsei semble avoir été une très bonne imitation de bourreau d’enfant), mais des adolescents pleins de passions et de blessures qui avancent, rient, tombent, se relèvent (ou pas) et nous font ressentir leur amour de la musique.

Whouah ! Me direz-vous : musique classique, enfance difficile, traumatismes, quelle affiche alléchante ! Et oui, je persiste et signe : c’est un manga très attachant et pas déprimant pour un sou.

Il vous attend à Quartier libre depuis … maintenant !

A voir : Nana (série anime)

© by VAP / Kaze

© by VAP / Kaze

Pfioouuu !!
ça faisait longtemps que je n’avais rien posté, et vous pensiez que c’était terminé pour cette année ?!
Point du tout ! Il fallait juste que nous recevions d’autres nouveautés. Voici donc les dernières critiques (il en reste 3 qui seront rajoutées d’ici la fin du mois de mai).
Ici c’est une nouveauté sans en être une car Nana, vous l’avez vue à Quartier libre en manga, en film « live » et donc il ne vous manquait plus que l’anime.
Non, je ne suis pas une maniaque de Nana, promis, juré, mais c’est vrai que les faits plaident contre moi : je me suis peut-être un peu lâchée sur ce titre. Bon, pour me dédouaner, je vais dire que les accros àNana pourrons apprécier la bande-son et d’avoir la licence déclinée sur presque tous les supports et que les autres …  auront le choix : ils pourront utiliser leur média préféré pour découvrir cette histoire.
De la mauvaise foi ? Oh oui !!! Et assumée en plus !
Allez, à très bientôt pour une vraie critique et une vraie nouveauté cette fois-ci

A lire : Sixteen life

16 LIFE © 2010 Saki AIKAWA / SHOGAKUKAN

16 LIFE © 2010 Saki AIKAWA / SHOGAKUKAN

Pourquoi ce titre ? Parce que cela se passe dans le milieu de la musique !

Oui mais ce n’est pas ce qu’on te demande. Pourquoi ce titre ?

Ah ! Parce que l’héroïne a 16 ans (pourquoi aller chercher midi à 14 heures ?) Aussi parce qu’à l’âge où la plupart de ses camarades ont la tête pleine de rêves, Saya a décidé qu’elle n’en avait aucun.

Bon, voilà pour l’explication de texte, sinon le résumé (directement pompé de manganews) :

« Saya est une jeune fille de 16 ans qui souhaite rester discrète, estimant que la «lumière» est réservée à sa grande sœur, diplômée d’une école de chant et mise sur un piédestal par sa famille. Alors qu’elle chante seule dans un karaoke, elle est remarquée par Takase Kasuko, un jeune homme travaillant pour un label de musique. Après avoir brisé accidentellement les lunettes de Takase, Saya se retrouve avec une dette de 5.000 euros auprès du producteur. Pour le rembourser, elle va devoir chanter pour lui… »

http://www.manga-news.com/index.php/serie/Sixteen-life

Est-ce que c’est de la guimauve ? Oui !!! Est-ce-que vous allez vous en rappeler toute votre vie ? Oh que non ! Est-ce-que j’ai passé un bon moment ? Indéniablement, oui !

Bon ben voilà, que vous faut-il de plus ?

 

A lire : La Corde d’or

KIN-IRO NO CORDA by Yuki Kure © 2004 by Yuki Kure, KOEI Co., Ltd. / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

KIN-IRO NO CORDA by Yuki Kure © 2004 by Yuki Kure, KOEI Co., Ltd. / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

Un savoureux Shojo !

Kahoko Hino est lycéenne en section générale à l’académie de Seiso. Sa vie bien tranquille est totalement chamboulée par sa rencontre avec la fée Lili qui lui confie un violon magique et l’inscrit d’office au concours de musique annuel de l’école.

Autant dire qu’Hino, qui n’a jamais touché un archet de sa vie, ne se sent guère légitime dans ce tournoi très convoité auquel participent de nombreux beaux gosses de la section musique : le sympathique Hihara, l’élégant et faussement parfait Yunoki, le froid et cinglant Tsukimori… mais aussi le serviable Tsuchiura, de section générale comme elle, pianiste écorché vif sous ses airs de sportif.

Une kyrielle de personnages attachants, des situations au romantisme subtil et, pour lier le tout, la passion de la musique classique déclinée sous toutes ses formes : didactiques, émotionnelles, sensitives, sensuelles… Et en plus le graphisme est charmant !

Cerise sur le gâteau en marge du récit : la mangaka Yuki Kure intervient avec drôlerie pour nous remercier de lire son manga, nous faire part de ses préférences en matière de papier et de stylos, nous confier sa difficulté à dessiner les violons…

 

A lire : Crash !

CRASH! © 2007 by Yuka Fujiwara/ SHUEISHA Inc.

CRASH! © 2007 by Yuka Fujiwara/ SHUEISHA Inc.

16 tomes pour une histoire d’idols, on pourrait penser que c’est du délayage et bien au final, non.
Hana Shiraboshi est la fille de la présidente de l’agence d’Idols la plus en vue du Japon. L’agence fête ses 10 ans et il faut marquer le coup en présentant les débuts de la nouvelle star des adolescentes. Encore faut-il la trouver. Pour cela, le meilleur des « limiers », c’est Hana. Elle repère d’un seul coup de nez les stars en puissance, et ce, de manière infaillible.
Euh, retour sur image s’il vous plaît.
Elle repère d’un seul coup de nez …, oui, oui, ce n’est pas une coquille et votre servante ne carbure qu’à la grenadine : Hana utilise son nez et même pas en reniflant ; non, trop banal ! Lorsqu’Hana regarde un jeune homme qui peut devenir une vedette, mademoiselle se met à saigner du nez ???!!! OK cela fait « un peu beaucoup » de points mais tout de même, ça les vaut, non ?
(Revenons sur ce point de culture asiatique : en Asie, lorsque quelqu’un se sent violemment attiré par une autre personne, il est censé saigner du nez, fin de la parenthèse)

Eh bien Hana se retrouve dans la même journée à saigner du nez devant 5 garçons, tous avec un look bien différent mais tous remarquablement séduisants, bien sûr. Reste plus qu’à en faire le boy’s band de la décennie, or, cela n’est pas gagné !

C’est frais, drôle et assez prenant, alors pourquoi en demander plus ?

A lire : Nana

_nana_01_mUn monument du shojo (vous allez me dire encore un !!??)

Tout commence par un train, une rencontre, un prénom, et le début d’une amitié entre deux filles que tout oppose ;  l’histoire de deux nanas (on l’avait déjà faite celle-là). Elles ont une vingtaine d’années et mènent des vies totalement opposées.

L’une sort du lycée et tombe amoureuse de tout ce qui bouge, l’autre chante dans un groupe de punk rock. Un jour chacune décide de partir pour Tokyo, c’est là, dans un train, qu’elles se rencontrent et entrent dans la vie l’une de l’autre.

Une colocation d’appart’ et deux verres fraises (emblématiques ! ) plus tard, on va suivre l’évolution, pas toujours fun, de ces deux nénettes dans un univers un peu cruel où célébrité et industrie musicale ne sont pas si jojo.

Nana c’est un manga qui rocke entre humour, amitié improbable (une lolita un peu nunuche et superstitieuse, avec un punk gothique à l’air dépressif et grosse fumeuse c’est pas courant), amour (ça reste un shojo !), tromperies et problèmes de société.

Un manga qui rend vite accro, qui fait rire, pleurer (une recette qui fonctionne toujours aussi bien) et orchestre un passage à l’âge adulte réaliste.

 Mené d’une main de maître par Ai Yazawa, ce manga nous plonge de façon intuitive dans cet univers cruel de la célébrité et du commerce musical. La bande son n’est pas là mais l’histoire est si bien tournée qu’il est facile d’imaginer sa mélodie, la voix de Nana, et d’être directement plongé au cœur des concerts. Un concept musical risqué, mais incroyablement réussi et un manga sans fausses notes (on reste dans le thème !)