Quelques moments rares

concert de thérémine

concert de thérémine

Nous espérons, avec ce festival, vous avoir fait découvrir des sonorités originales. Tout d’abord le thérémine (vous étiez nombreux, et cela fait vraiment plaisir), ensuite de la musique japonaise au cours de deux concerts, l’un improvisé (et d’autant plus précieux) au sanshin, l’autre au koto dans Quartier libre.

 

 

 

2015-6ème festival Science et Manga (18)Madame Bernard nous a fait le plaisir de jouer du sanshin lors du vernissage de l’exposition. Avec tout d’abord un clin d’œil à son pays d’adoption en jouant la Marseillaise en amuse bouche (je vous assure que cela vaut le détour !) Puis, avec des morceaux moins exotiques pour les oreilles japonaises :

Chun jun nagari et Ku-da-ka, qui sont des chansons jouées pour les fêtes dédiées aux ancêtres durant le mois d’Août, les festivals d’été.

Et Yunaguni nu maya-gwa (la chanson du chat) qui est originaire de l’île d’Yonaguni.

Le tout en costume traditionnel d’Okinawa pour ne rien gâcher.

Ce post est l’occasion idéale pour les remercier, elle et son mari de leur aide précieuse pour l’exposition et de leur gentillesse.

Concert de Koto Puis le mardi suivant, ce fut au tour de madame Sachiko Hopwood de nous faire découvrir le koto. S’il y a toujours à Quartier libre un silence et une concentration impressionnante (les mangas c’est du sérieux :-)), il faut bien avouer que nous avons eu un moment très apaisant avec ce concert. Si tout le monde ne fut pas très bien assis (nous avons été victimes de notre succès), nous avons tous, y compris les étudiants qui étaient là de prime abord  pour lire et non pour écouter, été charmés.

 

 

Concert de Koto (2)Je lui ai demandé le nom de ses morceaux.

Midale : chanson écrite il y a 400 ans qui évoque l’hiver, le vent dans les arbres et la neige.

Koudjyou no tuki : chanson du XXème siècle évoquant les ruines d’un château sous la lune

Sakura, sakura : chanson sur les cerisiers en fleurs très connue et écrite par le même compositeur dans les années 80.

Hana ori : littéralement tempête de fleurs, une chanson des années 90.

 

Concert de Koto (3)

Pour ceux qui n’ont pas pu l’entendre à la BU, voici un enregistrement de deux des morceaux cités ci-dessus qu’elle avait déjà joués pour un triste évènement en 2011.

C’est aussi l’occasion de les remercier, elle et son époux, pour le prêt du koto qui trône dans l’exposition, d’autant que vous devez bien vous en douter, ce n’est pas un instrument qui se déplace facilement.

Des moments rares donc et des souvenirs précieux.

どうもありがとうございました (Dōmo arigatōgozaimashita)

Merci beaucoup

Le thérémine, non le theremine, euh, non le theremin. Bon ! Le truc, là dans l’expo

Eh oui, il faudrait déjà se mettre d’accord sur l’orthographe de cet objet étrange.

Mais un peu d’histoire :

Comment ça encore ? De toute façon vous n’y échapperez pas et si vous êtes sage, vous aurez une surprise.

Lev_Termen_playing_-_croppedDonc, un peu d’histoire : Le thérémine a été inventé en 1917 (début des années 20 selon certains) par, devinez qui, Léon Theremine. Ce monsieur inventa d’ailleurs tout un tas d’instruments aussi connus que le rhythmicon, le terpistone et le violoncelle thérémine. Lénine aurait appris à jouer du thérémine et en aurait commandé plusieurs centaines d’exemplaires. Le thérémine a eu un certain succès et son inventeur en fit la promotion durant de nombreuses années, notamment aux Etats-Unis avant d’être « récupéré », renvoyé en URSS et déporté dans des mines. Redevenu « libre » en 1956, il décèdera à 97 ans.

Pour connaître sa vie en détails cliquez et pour entendre une virtuose du theremine

Enfin parce que je vous avais promis une petite surprise, voici un extrait de Big Bang theory (mes geeks préférés), série américaine que vous pouvez emprunter dans notre Quartier Libre. Où l’on voit Sheldon massacrer les oreilles de ses amis avec un thérémine qui ne lui en demandait pas tant. C’est en anglais non sous-titré mais la musique (surtout la mauvaise) est universelle. Enjoy !