A lire : Moi jardinier citadin

© Go booky books Co.,Ltd.

© Go booky books Co.,Ltd.

Voici un manhwa au dessin déroutant mais finalement très plaisant. Tout semble rond (comme le narrateur), en courbes et paisible. Du coup les immeubles de type HLM où va dormir notre héros sont une insulte architecturale à la douceur des jardins. Une douceur toute relative car tout cela grouille de vie et c’est bien là qu’est leur vraie beauté. Dans ce livre, on voit que c’est là que réside toute la vie car c’est là qu’on parle, qu’on apprend, qu’on se dispute et que l’on rit.

« Min-ho CHOI, dessinateur de BD prometteur, ne se retrouve plus dans le système. Depuis quelques années, il vivote en travaillant pour différents studios d’animation, mais il a bien du mal à prendre du plaisir dans la production de masse. Suite à son mariage, il décide de quitter Séoul, et emménage alors à Uijeongbu, une plus petite ville au nord de la capitale et en bordure de montagne. C’est là que, après avoir démissionné, il décide de se consacrer à sa nouvelle vie, entre jardinage et dessins. Sous le regard bienveillant des anciens du quartier, Min-ho CHOI va apprendre à observer les rythmes de la nature, ceux des plantes mais aussi les siens… Complètement ignorant en jardinage, il découvrira pourtant, au contact de ses truculents voisins, à quel point les préjugés véhiculés par le monde moderne ne sont que des aberrations, et qu’il n’est finalement pas si compliqué de cultiver son potager en respectant toute forme de vie… et surtout sans pesticides !!  » (manganews)

A lire : Une sacrée mamie

UNE-SACREE-MAMIE-01Oui, c’est une sacrée mamie et un sacré manga.

Dans le Japon d’après-guerre (dix ans après quand-même), un jeune garçon doit aller vivre chez sa grand-mère (la scène où la mère le met dans le train prend plutôt aux tripes). A partir de là notre héros va apprendre à vivre avec trois fois rien, voire vraiment rien du tout, à s’habiller avec des tissus de fortune, manger ce que les autres jettent et ruser pour ne pas payer les factures. Est-ce pour autant une enfance misérable ? et bien non. C’est ce que veut faire passer l’auteur de ce manga qui retrace ici de façon à peine romancée sa propre enfance. La cuisine est vécue assez différemment que dans les autres mangas : ici on apprend à gérer sa faim et à accommoder ce que l’on trouve de la meilleure façon possible.

Effectivement, tout ça nous semble loin, et pourtant  …

A lire : Ristorante paradiso

RISTORANTE PARADISO © Natsume Ono 2006. First published in Japan in 2006 by Ohta Publishing Co., Tokyo

RISTORANTE PARADISO © Natsume Ono 2006. First published in Japan in 2006 by Ohta Publishing Co., Tokyo

Nicoletta arrive à Rome pour dénoncer une injustice : sa mère l’a abandonnée pour épouser un homme qui se refusait à vivre avec une femme ayant déjà des enfants. Du coup, Olga a laissé sa fille chez sa mère et est allée filer le parfait amour, sans jamais rien dévoiler au dit mari. Inutile de demander pour qui j’ai pris parti, je pense que vous l’aurez compris ! Finalement l’affrontement n’aura pas lieu, Nicoletta tombant elle-même sous le charme d’un amour « interdit », aura bien plus de compréhension pour sa mère qu’elle ne l’avait prévu !

Mais quel rapport avec notre thème direz-vous ? Il est au final assez lointain ! L’histoire se déroule pour l’essentiel dans le restaurant du beau-père de Nicoletta. Celle-ci désirant devenir cuisinière, on pourrait s’attendre à ce que la cuisine soit en centre de ses préoccupations mais il n’en est rien. Je dirais plutôt que le restaurant est une sorte d’écrin propice au développement des personnages, la même réflexion pouvant se prêter à l’autre titre de l’auteur (qui met en scène les mêmes personnages) : Gente.

Dans les deux cas, le charme de l’auteur agit et s’il ne se passe pas grand chose dans ces mangas, ce n’est pas pour autant sans intérêt, loin de là !

A lire : Mangeons !

mangeons-1-castermanElle apparaît, mange, parle à peine mais arrive à dénouer des situations complexes par sa seule présence et son plaisir à engloutir la nourriture.

Que dire d’autre ?

Qu’avec ce personnage, l’épicurisme prend une toute autre dimension mais aussi que les situations sont plutôt intéressantes et l’on se prend à se demander comment elle va s’en sortir cette fois encore sans dire un mot.

A final, tout est dans le titre ; vous ne savez pas comment vous en sortir ? La réponse est pourtant évidente : Mangeons !

A lire : Kitchen

© 2009 by CHO Ju Hee / Seoul Cultural Publishers, Inc.

© 2009 by CHO Ju Hee / Seoul Cultural Publishers, Inc.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un manhwa.

Comprenez : manga coréen, un terme à recycler dans les dîners mondains pour étaler sa culture, vous savez, celle pour laquelle, moins on en a, plus on l’étale (je sais ça date mais je ne pouvais pas la louper étant donné le thème « culinaire » de ce festival).

Donc ce charmant manhwa de 3 tomes pour l’instant (7 en tout) nous conte de courtes histoires qui tournent toutes autour de la nourriture et de la cuisine. Certes, mais qui dit cuisine, dit aussi (et c’est vrai partout mais spécialement en Corée) famille et amitié.

Oui d’accord il y a des histoires d’amour aussi ! Souvent douces-amères d’ailleurs … Ne cherchez pas, l’auteur est bien une femme.

Ce sont donc des tranches de vie (l’expression n’a jamais été aussi juste) qui se succèdent. Des femmes (oui c’est écrit par une femme, je viens de vous le dire) qui cuisinent pour leur famille, leur amant, leurs amies et qui aiment ou ont aimé, ou attendent l’amour. Parfois c’est le simple souvenir d’un plat qui fait toute l’histoire.

Entre chaque histoire, l’auteur nous faire rire avec l’évocation de son quotidien ou de ses multiples voyages à travers le monde, sans un sou en poche. Elle est enseignante, artiste et mère de famille. Si ça ce n’est pas de la science-fiction ! Bon, je me calme, apparemment, certaines y arrivent, tant mieux pour elles ! 

Parlons plutôt de ce délicieux manhwa où l’émotion et la nostalgie des plats et des bonheurs de l’enfance vous collent aux dents comme un carambar de l’année dernière. Passé le premier moment de flottement (il faut dire que le coréen se lit dans le même sens que le français, donc on ne lit pas à l’envers, et puis beaucoup de manhwa sont entièrement colorés, bonjour la panique pour la dévoreuse de mangas que je suis) ; passé donc ce moment,  on se surprend à s’attendrir sur les aventures et mésaventures des différents protagonistes. S’il ne s’agit en aucun cas de récits autobiographiques, beaucoup fleurent bon le vécu tout de même et j’attends le 4ème opus avec impatience.

Bon c’est pas tout ça mais quand est-ce-qu’on mange ? Je mangerais bien coréen moi ce soir !

A lire : Geonbae

Présentation de l’éditeur

Il existerait des centaines de variétés d’alcool ! Vous, qu’est-ce que vous buvez ? La Corée occupe le 2e rang mondial en matière de consommation d’alcool par habitant. 47,6 % des salariés interrogés estiment que boire est indispensable pour réussir ! Que choisir à l’heure où la Hallyu coïncide avec le « boom du Makgeolli » ? Explorez la gastronomie et les boissons traditionnelles coréennes en compagnie de « Geonbae » dont la lecture s’avère aussi savoureuse qu’instructive ! Wolhyang qui exhale un doux parfum lunaire est l’oeuvre d’un scientifique amoureux du Makgeolli ! Jinyangju a longtemps été l’apanage de la cour royale avant de se populariser. Rond et intense, il est brassé avec un riz gluant de premier choix ! Le tout nouveau « After Biseon » part favori au grand concours d’alcools artisanaux ! Cette compétition imaginaire réunit les meilleurs brasseurs venus des quatre coins de la Corée !

 

A lire : Kids on the slope

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

Ce n’est pas un manga pour se vider la tête avant un cours (rien que la couverture vous le dit tout de suite) mais ce n’est pas non plus le genre de manga qu’on va lire contrainte et forcée parce qu’il faut bien lire autre chose que de la guimauve (et que la bibliothécaire l’a recommandé dans sa sélection*). Kids on the slope, littéralement « les enfants sur la pente » (merci Google trad), se lit presque malgré soi. Je ne suis pas une fan de jazz (euh oui, parce que je ne vous ai pas dit mais cela parle de jazz, et non ce n’est pas un nouveau gros mot). Je ne suis pas fan de jazz, disais-je, mais au final je me suis retrouvée au 7ème volume sans même m’en rendre compte. Les personnages sont très attachants et l’histoire (terminée en 9 volumes, yes !!!) est très bien maîtrisée (d’accord je n’ai pas encore reçu le 9ème tome mais cela se sent).

Je vous accorde que le côté années 60 au Japon risque de perturber quelques jeunes lecteurs mais justement, c’est l’occasion « d’humer » un peu cette époque si particulière dans l’histoire de la musique et dans l’Histoire tout court.

Houlà, je sens que je vous ai perdus ! Du calme Rika, pouvez-vous me dire : on n’est pas en cours (oui et d’ailleurs vous ne devriez pas y aller ?)

Finissons la critique avant cette perfide tentative de « lisez, vous allez apprendre plein de choses sans même vous en apercevoir ».

En résumé : Santaro, Kaoru et Ritsuko  forment le triangle amoureux (là vous n’allez pas me dire qu’on n’est pas en territoire  connu), les personnages secondaires sont « top », je dirais même que j’aurais aimé les voir un peu plus en détails et l’histoire est vraiment extra.

Alors, que diriez-vous d’essayer le jazz cet hiver ?

*prix du meilleur seinen 2012 au Japon, tout de même.