A lire : Le Pavillon des hommes

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

Imaginez que dans le passé le Japon ait connu une terrible maladie infectieuse qui ne s’attaque qu’aux hommes. En une génération ceux-ci sont devenus rares, fragiles et précieux. Qui reste-t-il alors pour prendre en main les terres, gérer les affaires, gouverner les clans et le pays ? Vous l’aurez deviné : les femmes.

La charge suprême de shogun est confiée à une femme qui dispose de plusieurs centaines de jeunes hommes parmi les plus beaux du pays pour la satisfaire, enfermés dans le pavillon des hommes. Cette série, très troublante et très bien construite est tout à fait bluffante. Le sujet est traité avec tant de justesse que l’on se prend à croire à un manga historique ; un manga historique totalement flippant !

Le pavillon des hommes ou comment montrer que changer tout, ne change finalement absolument rien : les femmes sont aussi égoïstes et brutales que les hommes lorsqu’il faut garder le pouvoir et les hommes aussi manipulateurs et superficiels que les femmes lorsqu’ils doivent user de leur corps pour l’obtenir.

 

A lire : Mairunovich

MAIRUNOVICH © 2010 by Zakuri Sato / SHUEISHA Inc.

MAIRUNOVICH © 2010 by Zakuri Sato / SHUEISHA Inc.

Mairu se trouve moche, du coup elle ne fait rien pour s’arranger (mais alors rien du tout), se coupe des autres et donc est encore plus moche. Jusqu’au jour où trop c’est trop ! Après la « blague » dégoûtante qu’on vient de lui faire et le remontage de bretelles en règle de Tenyu, le plus beau du lycée qui l’accuse de tout faire pour devenir une victime, mairu décide de se reprendre en mains. Et devinez qui va l’aider, son voisin(e) transsexuel qui lui est un pro de l’apparence ! La petite histoire bonus de la fin du tome 1 lui est d’ailleurs consacrée.

A lire : Love is the devil

© TORIUMI PEDORO / KODANSHA LTD.

© TORIUMI PEDORO / KODANSHA LTD.

Haruru est une riche héritière qui va dans un lycée pour filles. Non loin de là se trouve, bien évidemment, un lycée pour garçons. Or, c’est dans cet établissement que sa propre mère a recruté le « majordome » (aie !) qui doit prendre soin d’elle. embaucher un adolescent au physique  renversant pour veiller sur sa fille laissée seule : il faudra peut-être revoir la définition du bon sens maternel pour cette femme ! Une fois passé ce pitch aberrant, restent les relations particulières d’Haruru et de son majordome, lequel semble jouer au chat et à la souris avec notre héroïne(inutile d’être grand clerc pour deviner qui est le chat !)

Evidemment, qui a vraiment le pouvoir dans cette histoire, est la question à se poser, l’autre étant pourquoi le mettre dans cette sélection ? Justement pour voir comment évolue un couple où les clichés de domination sont inversés (enfin peut-être pas tant que ça). Et aussi parce que l’héroïne va se retrouver travestie en garçon pour se rendre dans le lycée voisin.

A lire : Gakuen Ouji, Playboy academy

© 2006 YUZUKI Jun / Kodansha Ltd.

© 2006 YUZUKI Jun / Kodansha Ltd.

Voici un lycée assez répugnant, pas par manque d’hygiène mais plutôt à cause de l’ambiance délétère qui y règne. Ici les garçons sont très peu nombreux et totalement sous la coupe des filles qui peuvent leur demander (ordonner serait plus juste) à peu près tout et surtout le pire. Pour échapper à ce qu’il faut bien appeler leur hystérie, les lycéens n’ont que peu de choix : être moche (sans commentaire), être une idole (plus difficile) ou être en couple (pas si facile que cela semble au premier abord).
Alors, pour les fans de shojo aromatisé à la violette, inutile d’aller plus loin que cette critique : vous ne vous y ferez jamais ! On a beau essayer de prendre cela au second degré, les premiers tomes de cette série sont lourdissimes : violence, sexe gratuit et image des filles déplorable. Mais passées les outrances des deux premiers tomes (peut-être 3 ?), l’histoire devient plus intéressante et les personnages aussi.

Pourquoi mettre ce titre dans la sélection de cette année ? Parce qu’il casse les stéréotypes sur les rapports filles/garçons, notamment sexuels !

Fonds Aspasie à la BUFM Croix Rousse

Aspasie-Espé Croix-Rousse (4)Le fonds Aspasie est un fonds documentaire qui concerne l’histoire des femmes et la question du genre en éducation. Il est conservé à la Bibliothèque Universitaire de Formation des Maîtres Rhône Croix-Rousse. Son nom est un hommage à Aspasie, compagne de Périclès, étrangère à Athènes, née en Asie mineure, femme libre et intellectuelle d’envergure qui enseigna la rhétorique à Platon.

 Cette collection a été constituée dans le cadre de la convention interministérielle sur l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif, qui date de 2000. L’éducation à l’égalité est donc une condition nécessaire à l’évolution des mentalités.

Le fonds Aspasie est essentiellement un fonds de recherche. Outre les ouvrages consacrés à la question de la mixité dans l’enseignement, on y trouve aussi des ouvrages spécialisés sur la question des femmes et du féminisme et sur l’ensemble des thématiques relevant des gender studies.

La collection compte plus de 4.300 documents  en français, mais aussi en anglais, allemand, espagnol, italien et portugais. Elle a en effet bénéficié, lors de sa création, d’un soutien important de la part du Fonds social européen. On trouve dans ses rayons des ouvrages à la pointe de la recherche nationale et internationale.

Tous ces ouvrages sont empruntables à la Bibliothèque Universitaire de Formation des Maîtres Rhône-Croix-Rousse.

Pour en savoir plus, interrogez le catalogue BU Formation des maîtres 

Contact : aspasie.contact@iufm.univ-lyon1.fr

A lire : Le prince, la sorcière et les princesses

OUJI TO MAJO TO HIMEGIMI TO © 2010 by Kou Matsuzuki / HAKUSENSHA Inc.

OUJI TO MAJO TO HIMEGIMI TO © 2010 by Kou Matsuzuki / HAKUSENSHA Inc.

Aïe ! Encore des mélanges de genre au cours des réincarnations doublé d’un méli-mélo de contes de fées !

Ici c’est un malheureux prince qui s’est réincarné en fille. Elle s’appelle Ooji (qui signifie prince en japonais, au cas où nous n’aurions pas compris sa véritable nature, nous autres pauvres lecteurs) et trouve les filles tellement fragiles et innocentes qu’elle vole toujours à leur secours. Seulement comme le titre l’expose bien, Ooji n’est pas toute seule, elle doit faire face aux réincarnations de princesses qu’elle a séduites (toutes !) et abandonnées durant ses vies antérieures. Comme c’était un prince très compétent (et séduisant), elle a quand-même séduit (liste pas forcément exhaustive et dans le désordre) : Cendrillon, la Belle au bois dormant, la petite sirène et, si mes souvenirs sont bons, Blanche-Neige !

Ouf, étonnez-vous ensuite que son karma soit chargé ! Et la sorcière me direz-vous ? Nan, nan ! Je ne vous dirai pas tout …

A lire : Seirei produce

SEIREI PRODUCE © Tooko Miyagi 2012 / KADOKAWA SHOTEN Publishing Co., Ltd.

SEIREI PRODUCE © Tooko Miyagi 2012 / KADOKAWA SHOTEN Publishing Co., Ltd.

Shiina casse tout ce qui lui tombe sous la main et cela n’est pas du tout volontaire. Du coup, elle est considéré par certains comme la déesse de la destruction !
Cela tombe bien puisqu’elle va tomber (au sens propre) nez à nez avec un dieu en recherche d’adoratrices : Mizukagami, ancien dieu oublié depuis longtemps et descendu sur Terre pour reconquérir des fidèles et retrouver ainsi son rang de dieu céleste.
Il décide que Shiina sera la première à être « reconquise ».Bien sûr Shiina l’envoie balader mais elle casse malencontreusement un éventail magique qui devait permettre à l’infortuné dieu de regagner les cieux. Les voilà donc forcés de rester ensembles, liés par une magie mystérieuse qui les rend faibles dès qu’ils s’éloignent l’un de l’autre.

Et devinez quoi ? Shiina va dans un lycée pour filles …

A voir : Le chevalier d’Eon

© by Shochiku Kinema Kenkyû-jo / Kaze

© by Shochiku Kinema Kenkyû-jo / Kaze

Cette série animée s’inspire du personnage historique Charles de Beaumont, dit le Chevalier d’Eon, diplomate et espion français du 18e siècle. D’Eon avait la particularité de se travestir, au point de passer la moitié de sa vie en homme et l’autre moitié en femme !

Mais l’Histoire de France à la sauce japonaise est toute autre ! Tout commence sous le règne de Louis XV, lorsque le cercueil de Lia de Beaumont, soeur du Chevalier d’Eon, est repêché dans la Seine. D’Eon, chevalier du roi et membre de sa police secrète, fou de chagrin, met alors tout en oeuvre pour découvrir son assassin. Dans sa quête il pourra compter sur l’aide de Robin, page de la reine et adepte du pistolet, de Teillagory, son ancien maître d’armes, et de Durand, brillant escrimeur ayant eu des sentiments pour Lia.

Très vite le fantastique vient se mêler de cette histoire. En effet, lorsqu’il combat, d’Eon est possédé par l’âme de sa soeur Lia ! C’est alors elle qui apparaît aux yeux des adversaires de son frère. Il faut ajouter à cela un vaste complot dirigé par des forces du mal qui transforment des corps de femmes en gargouilles (sortes de zombies). Alors qui complote contre le trône de France ? Lia retrouvera-t-elle la paix ? D’Eon partagera-t-il encore longtemps son corps avec l’âme de sa soeur ? Vous le saurez en regardant les 24 épisodes de ce très bon anime !

La Revue Takarazuka

La Revue Takarazuka est une compagnie de théâtre japonaise originaire de la vile de Takarazuka (banlieue d’Osaka).

By 投稿者がスキャン (「夢を描いて華やかに 宝塚歌劇80年史」) [Public domain], via Wikimedia Commons

La Revue Takazuka en 1930
By 投稿者がスキャン (「夢を描いて華やかに 宝塚歌劇80年史」) [Public domain], via Wikimedia Commons

Créée en 1914 elle fête donc cette année ses 100 ans. Exclusivement composée de femmes célibataires non mariées, la compagnie est divisée en différentes troupes (Fleur, Lune, Neige, Etoile, Cosmos, Senka) ayant toutes leur spécialité et leur fan club.

Equivalent moderne et inversé du Kabuki ( qui est lui exclusivement masculin), la Revue Takarazuka propose des comédies musicales souvent inspirées de mangas, comme La Rose de Versailles (disponible à Quartier libre !). Comme il n’y a que des femmes, les actrices doivent incarner aussi bien des rôles féminins (musumeyaku) que des rôles masculins (otokoyaku). Certaines sont ainsi spécialisées dans les rôles d’hommes et ne peuvent ensuite plus revenir vers des rôles de femmes.

Pour vous faire une idée de leurs spectacles actuels vous pouvez aller faire un tour sur leur site officiel !