A lire : Gakuen Ouji, Playboy academy

© 2006 YUZUKI Jun / Kodansha Ltd.

© 2006 YUZUKI Jun / Kodansha Ltd.

Voici un lycée assez répugnant, pas par manque d’hygiène mais plutôt à cause de l’ambiance délétère qui y règne. Ici les garçons sont très peu nombreux et totalement sous la coupe des filles qui peuvent leur demander (ordonner serait plus juste) à peu près tout et surtout le pire. Pour échapper à ce qu’il faut bien appeler leur hystérie, les lycéens n’ont que peu de choix : être moche (sans commentaire), être une idole (plus difficile) ou être en couple (pas si facile que cela semble au premier abord).
Alors, pour les fans de shojo aromatisé à la violette, inutile d’aller plus loin que cette critique : vous ne vous y ferez jamais ! On a beau essayer de prendre cela au second degré, les premiers tomes de cette série sont lourdissimes : violence, sexe gratuit et image des filles déplorable. Mais passées les outrances des deux premiers tomes (peut-être 3 ?), l’histoire devient plus intéressante et les personnages aussi.

Pourquoi mettre ce titre dans la sélection de cette année ? Parce qu’il casse les stéréotypes sur les rapports filles/garçons, notamment sexuels !

A lire : Le prince, la sorcière et les princesses

OUJI TO MAJO TO HIMEGIMI TO © 2010 by Kou Matsuzuki / HAKUSENSHA Inc.

OUJI TO MAJO TO HIMEGIMI TO © 2010 by Kou Matsuzuki / HAKUSENSHA Inc.

Aïe ! Encore des mélanges de genre au cours des réincarnations doublé d’un méli-mélo de contes de fées !

Ici c’est un malheureux prince qui s’est réincarné en fille. Elle s’appelle Ooji (qui signifie prince en japonais, au cas où nous n’aurions pas compris sa véritable nature, nous autres pauvres lecteurs) et trouve les filles tellement fragiles et innocentes qu’elle vole toujours à leur secours. Seulement comme le titre l’expose bien, Ooji n’est pas toute seule, elle doit faire face aux réincarnations de princesses qu’elle a séduites (toutes !) et abandonnées durant ses vies antérieures. Comme c’était un prince très compétent (et séduisant), elle a quand-même séduit (liste pas forcément exhaustive et dans le désordre) : Cendrillon, la Belle au bois dormant, la petite sirène et, si mes souvenirs sont bons, Blanche-Neige !

Ouf, étonnez-vous ensuite que son karma soit chargé ! Et la sorcière me direz-vous ? Nan, nan ! Je ne vous dirai pas tout …

A lire : Larmes de samouraï

© by MOTOMURA Eri / Softbank - Flex Comic

Mitsuhide © by MOTOMURA Eri / Softbank – Flex Comic

Mitsuhide, jeune guerrier, doit se travestir en dame de compagnie pour suivre la fille de son seigneur qui doit se marier. Ils ont grandi ensemble et se séparer semble impossible. Mais la rencontre avec le futur marié va se révéler périlleuse car Nobugana va tomber amoureux de Mitsuhide. Jusqu’ici le quiproquo est assez clair : nous sommes dans un triangle amoureux, sauf que celui qui est abusé est loin d’être celui que l’on croit ! Cette série démarre très bien sauf que sa traduction a été stoppée ! Aussi je suis au regret de vous dire que je ne saurai jamais la fin, à moins de me mettre au japonais dans le texte ! Les deux premiers tomes sont néanmoins dans Quartier libre, avis aux masochistes qui ne craignent pas de rester sur leur faim.

A lire : Seirei produce

SEIREI PRODUCE © Tooko Miyagi 2012 / KADOKAWA SHOTEN Publishing Co., Ltd.

SEIREI PRODUCE © Tooko Miyagi 2012 / KADOKAWA SHOTEN Publishing Co., Ltd.

Shiina casse tout ce qui lui tombe sous la main et cela n’est pas du tout volontaire. Du coup, elle est considéré par certains comme la déesse de la destruction !
Cela tombe bien puisqu’elle va tomber (au sens propre) nez à nez avec un dieu en recherche d’adoratrices : Mizukagami, ancien dieu oublié depuis longtemps et descendu sur Terre pour reconquérir des fidèles et retrouver ainsi son rang de dieu céleste.
Il décide que Shiina sera la première à être « reconquise ».Bien sûr Shiina l’envoie balader mais elle casse malencontreusement un éventail magique qui devait permettre à l’infortuné dieu de regagner les cieux. Les voilà donc forcés de rester ensembles, liés par une magie mystérieuse qui les rend faibles dès qu’ils s’éloignent l’un de l’autre.

Et devinez quoi ? Shiina va dans un lycée pour filles …

A lire : Le secret d’Aïko

HIMITSU NO AI CHAN © 2010 KAORI / Shogakukan Inc.

HIMITSU NO AI CHAN © 2010 KAORI / Shogakukan Inc.

Oh toi qui entre ici, abandonne tout espoir de vraisemblance !!! Mais tu vas bien rigoler et ne pas voir le temps passer !

Aïko est une jeune lycéenne … sportive, mais vraiment très sportive ! Elle s’habille « sportif », mange comme un « sportif », parle comme un « sportif » et quand elle joue au basket, elle a beau être un petit gabarit, on peut dire que c’est « SPORTIF » ! Le comble ? Elle vit au milieu d’une fratrie de don juans et ne supporte pas les chochottes (je ne sais pas comment on dirait cela en japonais).

Or un jour son frère aîné qui vient d’ouvrir un maid café* (non ne pouffez pas encore, il y a pire après) lui demande de remplacer au pied levé une des serveuses et donc de mettre une robe sexy, une perruque aux longs cheveux et du maquillage, bref de se déguiser en fille ; enfin un certain style de fille tout de même ! Bien sûr l’équipe masculine de basket de son lycée arrive et son ennemi juré qui est aussi le beau gosse de l’école lui fait « du rentre dedans » (là vous pouvez rire !) C’est cousu de fil blanc, plus blanc que ça tu meures, et pourtant cela fonctionne et même très bien : on ne peut pas lâcher ce manga qui malgré les clichés parvient à nous rendre les aventures de nos deux lycéens absolument hilarantes, totalement attendrissantes, pour tout dire très rafraîchissantes (Ah la « première fois » : un très grand moment de manga où pour une fois, la mangaka essaie d’être vraisemblable là où les autres nous mettraient un tas d’effets de paillettes !!!)

*maid café : café où les serveuses officient en soubrettes (une version très revisitée par les japonais) avec tout un tas d’accessoires censés être très kawaii (mignon en japonais, plus qu’un mot, un mode de vie) et bien sûr sexy.

 

 

A voir : Ouran host club : le lycée de la séduction

© Bisco Hatori / Hakusensha © NTV/ VAP/ Bones/Hakusensha

© Bisco Hatori / Hakusensha © NTV/ VAP/ Bones/Hakusensha

Voilà une série pour le moins décalée. Apparemment nous nageons dans le shojo le plus total, mais ce n’est qu’une apparence bien sûr !

Voyons le pitch de départ :

« Grâce à ses excellents résultats scolaires, Haruhi Fujioka a pu bénéficier d’une bourse pour entrer dans un lycée privé de haut standing : Ōran Gakuen, Le lycée cerisiers et Orchidées. Un jour, alors qu’il est à la recherche d’un endroit calme pour étudier, il décide de franchir la porte de la salle de musique N°3. Derrière, le « cercle d’hôtes » du lycée, un groupe de six jeunes garçons qui vendent leur beauté et procurent du rêve aux étudiantes riches et oisives. Cherchant à s’en échapper, Haruhi brise malencontreusement un vase d’une valeur de 8 millions de yens. Pour rembourser sa dette, il est obligé d’entrer comme « esclave » puis membre de ce club hors du commun… Or, il se trouve que Haruhi Fujioka est une fille qui s’est travestie en garçon » (http://www.manga-news.com/index.php/dvd/Host-Club)

Cette dernière phrase devrait vous faire comprendre pourquoi ce titre se retrouve dans la sélection de cette année mais cela serait un peu réducteur. Host club est avant tout une parodie. Ici le héros séducteur se prend des tôles toutes les 5 minutes par l’héroïne, quant à la tension dramatique due au travestissement, elle ne fait pas long feu (mais je ne vous en dis pas plus). Certains moments sont hilarants, surtout pour une accro du shojo comme votre servante, alors ne boudez pas votre plaisir, l’intégrale est à Quartier libre.

A voir : Le chevalier d’Eon

© by Shochiku Kinema Kenkyû-jo / Kaze

© by Shochiku Kinema Kenkyû-jo / Kaze

Cette série animée s’inspire du personnage historique Charles de Beaumont, dit le Chevalier d’Eon, diplomate et espion français du 18e siècle. D’Eon avait la particularité de se travestir, au point de passer la moitié de sa vie en homme et l’autre moitié en femme !

Mais l’Histoire de France à la sauce japonaise est toute autre ! Tout commence sous le règne de Louis XV, lorsque le cercueil de Lia de Beaumont, soeur du Chevalier d’Eon, est repêché dans la Seine. D’Eon, chevalier du roi et membre de sa police secrète, fou de chagrin, met alors tout en oeuvre pour découvrir son assassin. Dans sa quête il pourra compter sur l’aide de Robin, page de la reine et adepte du pistolet, de Teillagory, son ancien maître d’armes, et de Durand, brillant escrimeur ayant eu des sentiments pour Lia.

Très vite le fantastique vient se mêler de cette histoire. En effet, lorsqu’il combat, d’Eon est possédé par l’âme de sa soeur Lia ! C’est alors elle qui apparaît aux yeux des adversaires de son frère. Il faut ajouter à cela un vaste complot dirigé par des forces du mal qui transforment des corps de femmes en gargouilles (sortes de zombies). Alors qui complote contre le trône de France ? Lia retrouvera-t-elle la paix ? D’Eon partagera-t-il encore longtemps son corps avec l’âme de sa soeur ? Vous le saurez en regardant les 24 épisodes de ce très bon anime !

A lire : Basara

BASARA by Yumi TAMURA © 1991 by Yumi TAMURA / SHOGAKUKAN Inc.

BASARA by Yumi TAMURA © 1991 by Yumi TAMURA / SHOGAKUKAN Inc.

Japon post-apocalyptique. Toute trace de civilisation telle que nous la connaissons a disparu… Les habitants sont revenus à un mode de vie médiéval dont l’économie repose sur l’agriculture et l’artisanat. Le Japon est désormais gouverné par l’Empereur, représenté dans les provinces par quatre rois chacun symbolisé par une couleur : rouge, bleu, blanc et noir.

Dans le village Byakko, lors de la naissance des jumeaux Tatara et Sarsa, une prophétie annonce que l’un d’entre eux sera l’élu qui sauvera le Japon. Le petit Tatara est alors élevé comme le futur leader de la révolution contre le Roi rouge … au grand dam de sa soeur jumelle qui se sent délaissée. Lors de leur 12e anniversaire, Tatara reçoit le sabre Byakko, symbolisant le pouvoir conféré par le village.

Mais le Roi rouge est bien décidé à en finir avec cette prophétie et multiplie les raids contre Byakko. Il finit par faire tuer Tatara. L’espoir du village s’envole un instant jusqu’à ce que Sarasa prenne la place de son jumeau et se fasse elle-même passer pour morte. La révolution est alors véritablement lancée…

L’affaire n’est pas simple et elle se complique encore quand Sarasa tombe amoureuse d’un jeune inconnu nommé Shuri, qui se trouve être en réalité le Roi rouge. Mais les deux tourtereaux ne rendent pas compte que l’un et l’autre sont ennemis jurés…

A lire : Laissée pour comte

© Isuzu SHIBATA 2009 © Mimori SEIKE 2009 / KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

© Isuzu SHIBATA 2009 © Mimori SEIKE 2009 / KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

Mireille travaille avec acharnement dans la boulangerie familiale afin de décrocher le titre de meilleur boulanger de la ville. Cependant sa vie tranquille de boulangère est remise en cause lorsque Richard l’emmène de force au château des Bernhart, chez la famille adoptive de son frère jumeau Frédérick. Ce dernier ayant disparu avec la fiancée du prince, Mireille va devoir prendre sa place de comte à la cour afin de ne pas éveiller les soupçons !

Entre travestissements, intrigues de cour, amours secrets, mensonges, espionnage, Laissée pour comte ne vous laissera pas souffler une seule seconde !