A voir : Si tu tends l’oreille

© by 2015. Ghibli / Walt Disney Studios Entertainment

© by 2015. Ghibli / Walt Disney Studios Entertainment

Dans Si tu tends l’oreille, on retrouve des chats (ceux du Royaume des chats, lui aussi à Quartier libre) mais aussi de la musique, de l’amour, des livres et … une bibliothèque, c’est donc un très bon film, bien sûr ! Pour les plus jeunes d’entre nous, ils découvriront le monde où on empruntait des livres avec une fiche (l’histoire se déroule dans les années 90). Mais pourquoi le retrouver dans la sélection des animes sur la musique ?

Parce que le héros … Euh, finalement non, vous le saurez quand vous le regarderez d’abord voici la bande annonce ICI

Il est maintenant dans Quartier libre, alors, vous reprendrez bien un peu de festival pour l’été ?

A lire : Your lie in april

SHIGATSU WA KIMI NO USO © Naoshi Arakawa / Kodansha Ltd.

SHIGATSU WA KIMI NO USO © Naoshi Arakawa / Kodansha Ltd.

Certains titres vous tapent dans l’oeil, on ne sait pas vraiment dire pourquoi. C’est le cas de ce manga qui nous parle de sujets sérieux l’air de ne pas y toucher. Ici, pas de méchants à haïr (même si la maman de Kôsei semble avoir été une très bonne imitation de bourreau d’enfant), mais des adolescents pleins de passions et de blessures qui avancent, rient, tombent, se relèvent (ou pas) et nous font ressentir leur amour de la musique.

Whouah ! Me direz-vous : musique classique, enfance difficile, traumatismes, quelle affiche alléchante ! Et oui, je persiste et signe : c’est un manga très attachant et pas déprimant pour un sou.

Il vous attend à Quartier libre depuis … maintenant !

A voir : Nana (série anime)

© by VAP / Kaze

© by VAP / Kaze

Pfioouuu !!
ça faisait longtemps que je n’avais rien posté, et vous pensiez que c’était terminé pour cette année ?!
Point du tout ! Il fallait juste que nous recevions d’autres nouveautés. Voici donc les dernières critiques (il en reste 3 qui seront rajoutées d’ici la fin du mois de mai).
Ici c’est une nouveauté sans en être une car Nana, vous l’avez vue à Quartier libre en manga, en film “live” et donc il ne vous manquait plus que l’anime.
Non, je ne suis pas une maniaque de Nana, promis, juré, mais c’est vrai que les faits plaident contre moi : je me suis peut-être un peu lâchée sur ce titre. Bon, pour me dédouaner, je vais dire que les accros àNana pourrons apprécier la bande-son et d’avoir la licence déclinée sur presque tous les supports et que les autres …  auront le choix : ils pourront utiliser leur média préféré pour découvrir cette histoire.
De la mauvaise foi ? Oh oui !!! Et assumée en plus !
Allez, à très bientôt pour une vraie critique et une vraie nouveauté cette fois-ci

A voir : Nitaboh

© by WAO! WORLD / Asiexpo

© by WAO! WORLD / Asiexpo

Attention, pour les allergiques aux révélations (spoilers comme disent les jeunes), je me suis un peu lâchée dans cette critique.

C’est l’histoire très, très gaie d’un jeune garçon orphelin de mère qui va à 8 ans contracter une mauvaise fièvre qui le laissera aveugle, va ensuite apprendre à jouer du shamisen, perdre son père à moins de 15 ans et se retrouver à devoir jouer pour survivre. Jusque là on peut dire que c’est un vrai conte de fées, non ? La suite est encore mieux,mais je ne dévoilerai pas tout, à part le séjour  dans un monastère aux conditions “d’entraînement” et de méditation épouvantables : Full metal jacket à côté, c’est peanuts !

Bien tout cela pour dire quoi ? C’est l’époque où le pays du soleil levant s’ouvre au reste du monde. La société féodale est encore là mais s’effondre de toutes parts.Les conditions de vie au Japon à la fin du XIXème siècle, c’est quelque chose ! Le film est à voir rien que pour cela. Je n’ai pas trouvé le dessin transcendant mais de très bonne facture cependant et puis l’intérêt est ailleurs : comprendre ce que signifie jouer du shamisen, essayer de saisir cette musique si particulière et puis … Ben c’est déjà pas si mal, non ?

 

A lire : Sixteen life

16 LIFE © 2010 Saki AIKAWA / SHOGAKUKAN

16 LIFE © 2010 Saki AIKAWA / SHOGAKUKAN

Pourquoi ce titre ? Parce que cela se passe dans le milieu de la musique !

Oui mais ce n’est pas ce qu’on te demande. Pourquoi ce titre ?

Ah ! Parce que l’héroïne a 16 ans (pourquoi aller chercher midi à 14 heures ?) Aussi parce qu’à l’âge où la plupart de ses camarades ont la tête pleine de rêves, Saya a décidé qu’elle n’en avait aucun.

Bon, voilà pour l’explication de texte, sinon le résumé (directement pompé de manganews) :

“Saya est une jeune fille de 16 ans qui souhaite rester discrète, estimant que la «lumière» est réservée à sa grande sœur, diplômée d’une école de chant et mise sur un piédestal par sa famille. Alors qu’elle chante seule dans un karaoke, elle est remarquée par Takase Kasuko, un jeune homme travaillant pour un label de musique. Après avoir brisé accidentellement les lunettes de Takase, Saya se retrouve avec une dette de 5.000 euros auprès du producteur. Pour le rembourser, elle va devoir chanter pour lui…”

http://www.manga-news.com/index.php/serie/Sixteen-life

Est-ce que c’est de la guimauve ? Oui !!! Est-ce-que vous allez vous en rappeler toute votre vie ? Oh que non ! Est-ce-que j’ai passé un bon moment ? Indéniablement, oui !

Bon ben voilà, que vous faut-il de plus ?

 

A voir : La Chorale

© by WAO! WORLD / Kaze

© by WAO! WORLD / Kaze

Dans les années 50, l’école primaire de Kiba a le projet de participer au concours local de chant. Les meilleurs chanteurs sont sélectionnés dans chaque classe. A son grand étonnement, Akira est choisi, ce qui le ravit puisqu’il pourra ainsi côtoyer la jolie et talentueuse nouvelle élève, Shizu. Malheureusement, un évènement tragique viendra tout bouleverser…

Des répétitions (sur le toit-terrasse de l’école notamment, avec vue sur la mer, c’est bath !) jusqu’au concours final, La Chorale nous plonge dans l’univers du Doyo, ces chansons traditionnelles d’écoliers aux thèmes nostalgiques et bucoliques. Le Doyo est présenté comme un patrimoine musical de la culture nippone, ces chants « illustrent la beauté et le phrasé mélodieux de la langue japonaise et renferment l’âme et la sensibilité raffinée des Japonais » dit l’un des personnages. Une richesse en péril si nul ne la transmet.

Akio Nishizawa filme les scènes de chant en les entrecoupant de plans illustratifs des paroles, alors, si ce n’est pas déjà systématique pour vous, je vous conseille vivement de visionner le DVD en VO sous-titrée.

A lire : Kids on the slope

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

Ce n’est pas un manga pour se vider la tête avant un cours (rien que la couverture vous le dit tout de suite) mais ce n’est pas non plus le genre de manga qu’on va lire contrainte et forcée parce qu’il faut bien lire autre chose que de la guimauve (et que la bibliothécaire l’a recommandé dans sa sélection*). Kids on the slope, littéralement “les enfants sur la pente” (merci Google trad), se lit presque malgré soi. Je ne suis pas une fan de jazz (euh oui, parce que je ne vous ai pas dit mais cela parle de jazz, et non ce n’est pas un nouveau gros mot). Je ne suis pas fan de jazz, disais-je, mais au final je me suis retrouvée au 7ème volume sans même m’en rendre compte. Les personnages sont très attachants et l’histoire (terminée en 9 volumes, yes !!!) est très bien maîtrisée (d’accord je n’ai pas encore reçu le 9ème tome mais cela se sent).

Je vous accorde que le côté années 60 au Japon risque de perturber quelques jeunes lecteurs mais justement, c’est l’occasion “d’humer” un peu cette époque si particulière dans l’histoire de la musique et dans l’Histoire tout court.

Houlà, je sens que je vous ai perdus ! Du calme Rika, pouvez-vous me dire : on n’est pas en cours (oui et d’ailleurs vous ne devriez pas y aller ?)

Finissons la critique avant cette perfide tentative de “lisez, vous allez apprendre plein de choses sans même vous en apercevoir”.

En résumé : Santaro, Kaoru et Ritsuko  forment le triangle amoureux (là vous n’allez pas me dire qu’on n’est pas en territoire  connu), les personnages secondaires sont “top”, je dirais même que j’aurais aimé les voir un peu plus en détails et l’histoire est vraiment extra.

Alors, que diriez-vous d’essayer le jazz cet hiver ?

*prix du meilleur seinen 2012 au Japon, tout de même.

A lire : La Musique de Marie

© by FURUYA Usamaru / Gentôsha

© by FURUYA Usamaru / Gentôsha

Sur la paisible île de Pyrite, le gentil Kaï et la jolie Phyphi sont amis d’enfance. Phiphy aime Kaï mais lui n’a d’yeux (Dieu?) et d’oreilles que pour Marie et sa musique.

Banal triangle amoureux, me direz-vous? Et bien non car la bien-nommée Marie est une déesse automate qui plane au-dessus de l’île et sa musique aux vertus confucéennes adoucit les mœurs, assure l’ordre et l’harmonie en vouant à l’échec toutes avancées technologiques. Mais pourquoi Kaï est-il le seul à pouvoir la voir et l’entendre? Et qu’adviendra-t-il si la musique de Marie cesse ?

Un récit palpitant, énigmatique à souhait qui entremêle sentiments, rêverie fantastique et questionnements religieux et existentiels sur fond de musique divine. Et la fin surprenante est inouïe!

A lire : Debaser

© by RAF /

© by RAF /

A lire… ou pas…

Si vous aimez les histoires d’ados trop rebelles, agressifs, vulgaires, seuls contre une trop méchante société capitaliste, liberticide et décérébrée, et si en plus vous raffolez du graphisme crado et bâclé, alors ce manfra est fait pour vous. Ça se voit qu’il m’est tombé des mains dès le premier volume qui se termine par ce projet édifiant : « cassez les couilles à un max de gens, hein ? Tu peux compter sur moi pour leur exploser les tympans à tous ces connards » ? Le ton est donné !

Alors un petit résumé quand même : cela se passe à Paris, en 2020, les maisons de disque ont toutes fusionné en une seule, Mundial Musique, qui ne produit que de la variété mièvre chantée par des starlettes avec des poitrines malabars. Pour contrer cette horrible dictature culturelle, Anna, Joshua, et Nathan ont l’idée, révolutionnaire si l’en est, de monter un groupe de rock qu’ils appellent Debaser (en référence à une chanson des Pixies). Mais qui est pris qui croyait prendre, le rock redevient à la mode et intéresse donc Mundial Musique…

Bon, pardon, vous l’aurez compris, ce manfra n’est pas ma tasse de thé mais il plaît à d’autres, les Inrocks par exemple (c’est dire), alors à vous de voir… ou pas…

A lire : Fool on the rock

Fool on the rock © Chihiro Tamaki / Shonen Gahosha

Fool on the rock © Chihiro Tamaki / Shonen Gahosha

Après avoir été viré de son groupe de rock par ses potes, Hoshino n’a plus touché à sa guitare. Lycéen blasé, il sèche les cours et erre dans les salles de jeux d’arcade. Mais encouragé par un camarade de classe, talentueux violoniste et légèrement Jiminy Cricket sur les bords, il décide de se remettre à la guitare. Un soir, lors d’un concert, il est transporté par la courte et violente apparition sur scène de Kenji Imai, rockeur trentenaire, connu comme la bête noire des Live House (salles de concert) à cause à sa tendance à mettre la pagaille. Imai et Hoshino vont alors monter un groupe, mais encore faut-il trouver un bassiste et un batteur, et surtout un Live house qui accepte de les faire jouer !Dans ce manga c’est la passion qui fait la musique (et non l’inverse !).

Les compos et la technique viennent après, c’est un peu le défaut qu’on pourrait lui reprocher (pas assez réaliste sur l’approche purement musicale). Il faut dire qu’ici ce sont les membres du groupe, leurs motivations et leurs relations qui sont mis en avant. Ils deviennent alors vite attachants avec leurs caractères, leurs passions, leurs doutes et leurs choix : persister au-delà du raisonnable, abandonner ou s’accomplir autrement. Il y a aussi pas mal d’humour (Imaï, imprévisible et allumé, qui braille à tout va, on en redemande ! ) Chihiro Tamaki nous sert un graphisme plutôt sympa, avec du caractère et du punch, lors des scènes de concert surtout. Finalement, ce manga sur la musique se révèle bien cool et décalé, on le lit et on se dit « allez, j’monte un groupe ! » (ouais,  bon, finalement savoir jouer d’un instrument c’est quand même à prendre en compte…) Et on ne peut pas s’empêcher de comparer bêtement à Beck (incomparable et indispensable par ailleurs, Beck) ; alors on laissera Imai répliquer par un : “Me fais pas de l’ombre !!!”.