A lire : Woodstock

WOODSTOCK © Yukai ASADA 2008 / Shinchosha Publishing Co.

WOODSTOCK © Yukai ASADA 2008 / Shinchosha Publishing Co.

En voilà un qui annonce la couleur ! Ici c’est pas pour les fillettes, c’est du rock ! L’auteur au passage nous instruit sur l’histoire du rock mondial (Japon compris). Pas d’idole, ni de mélodie sucrée pour Gaku et son groupe Charlie. Dans ce manga on se dessape sur scène, on explose les amplis et lorsqu’on dit des grossièretés, il n’y a pas d’astérisque pour faire passer la pilule. C’est du brut de décoffrage et finalement c’est très … rafraîchissant. On en apprend aussi un peu plus sur la façon de jouer de la basse, de la guitare, etc. et aussi sur les aléas d’un groupe de rock. Au final, sous couvert de manga où l’on se « défoule », voici une série faite très intelligemment. Oups, si je dis cela vous allez fuir : encore de l’éducatif, au secours !!! Eh ben non ! Même pas ! « Vivre vite, mourir jeune … » (je vous laisse chercher sur Google la suite de cette phrase de James Dean), on ne le souhaite pas au manga en question qui est pour l’instant passionnant (en cours avec 16 tomes au Japon, ça m’étonnerait quand-même) .

Toute la rock attitude y est et tous ses excès aussi bien sûr, alors vous attendez quoi ?

Rock and roooooollllllll !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

A voir : K-on !

© by Kyoto Animation / Kaze

© by Kyoto Animation / Kaze

Qu’est-ce qui se passe dans K-on ! ? Et bien pour répondre franchement : pas grand chose. Pourquoi alors cet anime a-t-il autant de succès ? Je vais faire appel à une note que j’avais rédigée l’année dernière sur le mot kawaii. Petit retour en arrière donc et définition du terme

kawaii : intraduisible en français, signifie en gros « mignon », « choupinet » mais il suffit d’entendre une japonaise le dire sur un ton suraïgu et quasi en extase (les mains de chaque côté des joues pour faire bonne mesure) pour comprendre que c’est bien plus que cela !

En quoi est-ce que cela peut faire avancer le schmilblick ? K-on ! c’est kawaii : les personnages sont adorables, leurs mimiques trop migonnes et elles sont tellllllement chou lorsqu’elles révisent pour leurs examens ! Je suis un peu méchante ? Mais non, puisque je vous dis qu’elles sont kawaii !

En plus, on a le groupe (presque) au complet en figurines dans l’exposition !

 

A lire : Crash !

CRASH! © 2007 by Yuka Fujiwara/ SHUEISHA Inc.

CRASH! © 2007 by Yuka Fujiwara/ SHUEISHA Inc.

16 tomes pour une histoire d’idols, on pourrait penser que c’est du délayage et bien au final, non.
Hana Shiraboshi est la fille de la présidente de l’agence d’Idols la plus en vue du Japon. L’agence fête ses 10 ans et il faut marquer le coup en présentant les débuts de la nouvelle star des adolescentes. Encore faut-il la trouver. Pour cela, le meilleur des « limiers », c’est Hana. Elle repère d’un seul coup de nez les stars en puissance, et ce, de manière infaillible.
Euh, retour sur image s’il vous plaît.
Elle repère d’un seul coup de nez …, oui, oui, ce n’est pas une coquille et votre servante ne carbure qu’à la grenadine : Hana utilise son nez et même pas en reniflant ; non, trop banal ! Lorsqu’Hana regarde un jeune homme qui peut devenir une vedette, mademoiselle se met à saigner du nez ???!!! OK cela fait « un peu beaucoup » de points mais tout de même, ça les vaut, non ?
(Revenons sur ce point de culture asiatique : en Asie, lorsque quelqu’un se sent violemment attiré par une autre personne, il est censé saigner du nez, fin de la parenthèse)

Eh bien Hana se retrouve dans la même journée à saigner du nez devant 5 garçons, tous avec un look bien différent mais tous remarquablement séduisants, bien sûr. Reste plus qu’à en faire le boy’s band de la décennie, or, cela n’est pas gagné !

C’est frais, drôle et assez prenant, alors pourquoi en demander plus ?

A voir : Kodo

kodo-au-coeur-des-tambours-du-japon-987288988_MLKodo signifie « battement de coeur » en japonais vous dira la voix off au délicieux accent de ce documentaire. Une fois cela dit, on s’imagine faire une incursion très intellectuelle dans le monde des percussions japonaises, et c’est parfois le cas (sans que cela soit un problème d’ailleurs). Mais ce qui frappe (oulala, la blague carambar) dans ce documentaire, c’est finalement l’engagement physique et spirituel de, il faut bien dire les choses comme elles sont, ces « gamins ».

Ils sont pour certains à peine sortis de l’adolescence et se retrouvent à faire un apprentissage très dur physiquement et moralement. En effet quand on sait que la majorité des jeunes japonais a littéralement un smartphone greffé à la main, il est difficile de faire le rapprochement avec ces jeunes artistes, isolés sur une île sans aucun écran de quelque sorte que ce soit.

Quand ils veulent manger, ils doivent aller dans la forêt couper les bambous pour faire les baguettes ?????????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Si je suis sérieuse ? Eh ben oui !

C’est un détail assez amusant, mais c’est vraiment un documentaire que je vous recommande dans son ensemble parce qu’il y a effectivement quelque chose de libérateur et quasi hypnotique à regarder autant qu’à écouter ces taïkos. Taïko est le mot japonais pour ces tambours. Je frime ? Un peu, oui.

A lire : Nana

_nana_01_mUn monument du shojo (vous allez me dire encore un !!??)

Tout commence par un train, une rencontre, un prénom, et le début d’une amitié entre deux filles que tout oppose ;  l’histoire de deux nanas (on l’avait déjà faite celle-là). Elles ont une vingtaine d’années et mènent des vies totalement opposées.

L’une sort du lycée et tombe amoureuse de tout ce qui bouge, l’autre chante dans un groupe de punk rock. Un jour chacune décide de partir pour Tokyo, c’est là, dans un train, qu’elles se rencontrent et entrent dans la vie l’une de l’autre.

Une colocation d’appart’ et deux verres fraises (emblématiques ! ) plus tard, on va suivre l’évolution, pas toujours fun, de ces deux nénettes dans un univers un peu cruel où célébrité et industrie musicale ne sont pas si jojo.

Nana c’est un manga qui rocke entre humour, amitié improbable (une lolita un peu nunuche et superstitieuse, avec un punk gothique à l’air dépressif et grosse fumeuse c’est pas courant), amour (ça reste un shojo !), tromperies et problèmes de société.

Un manga qui rend vite accro, qui fait rire, pleurer (une recette qui fonctionne toujours aussi bien) et orchestre un passage à l’âge adulte réaliste.

 Mené d’une main de maître par Ai Yazawa, ce manga nous plonge de façon intuitive dans cet univers cruel de la célébrité et du commerce musical. La bande son n’est pas là mais l’histoire est si bien tournée qu’il est facile d’imaginer sa mélodie, la voix de Nana, et d’être directement plongé au cœur des concerts. Un concept musical risqué, mais incroyablement réussi et un manga sans fausses notes (on reste dans le thème !)

 

A lire : Bremen

Bremen c’est l’histoire de quatre garçons pas encore dans le vent : Reiji Hino, guitariste fou de rock monte son Monster Band avec Romio Kasugo, teigneux bagarreur hurleur amnésique qui rêve d’être célèbre  (oui ça fait beaucoup) ; et puis vient Ryô Hayama splendide ado de 16 ans juchée sur des compensés de 40 cm et qui s’avère être un jeune homme et un excellent batteur ; et enfin Run Fujii, bassiste à « l’oreille absolue ».

Eux ce sont les gentils et ils vont croiser des tas de méchants vraiment très très très méchants, des bikers violents, des satanistes qui torturent avec de l’acide, des sadiques qui font joujou avec des stun guns ou un démentiel anaconda… Mais même pas peur ! Car les gentils sont super forts : Romio (surtout) et les autres (un peu quand même) dézinguent tous les vilains, vite fait bien fait. Le tout sur fond d’urgence à vivre sa liberté dans, pour et par le ROCK !

Du rock et de la bagarre, de la bagarre et du rock et vice-versa et parfois simultanément (la baston à coups de vinyles vaut, pour le coup, le détour). C’est un peu binaire mais les deux ingrédients se marient plutôt bien dans ce manga. Et puis mêler sur la même planche la panoplie sado-maso avec des petits cœurs cucul la praline, il fallait oser !

Bon, même s’il y a beaucoup de clichés, le récit est mené tambour battant et les derniers volumes qui partent dans des délires métaphysiques sont surprenants : esprit Rock, es-tu là ?

 

A lire : Avoue que tu m’aimes !

AISHITERUTTE ITTEMO IIYO © 2011 Aya ODA / Shogakukan Inc.

AISHITERUTTE ITTEMO IIYO © 2011 Aya ODA / Shogakukan Inc.

Ah, avec ce titre on nage dans le shojo musical, que dis-je on nage, on se noie ! C’est un plaisir coupable mais tellement bon ! Tout y est : le mélo, les rivalités, les hésitations de l’héroïne et même la musique, car il ne faut pas oublier que si ce titre est dans notre sélection, c’est parce qu’il s’agit d’une histoire qui se passe dans une maison de disque. Que l’on y apprend ce que manager veut dire au pays du soleil levant et croyez-moi, c’est assez particulier et que le héros est un compositeur, flemmard mais apparemment génial. Alors me direz-vous où est le pathos dégoulinant ? A vous d’aller voir !

Et allez-y (ne vous fiez pas à ce titre navrant) parce qu’il est excellent !

A voir : Nana

© by TBS / Dybex

© by TBS / Dybex

Deux Nanas (eh oui elle est TRES facile) se rencontrent dans le train et cela va totalement changer leurs vies. Nana en japonais, ça signifie sept. C’est aussi un prénom, voilà pourquoi la seconde se retrouve avec le surnom de Hachi (huit en japonais). Vous dire cela c’est déjà vous emmener doucement, dans l’univers de Nana. A l’origine un manga, adapté ici en film qui reprend les premiers tomes de la série (il y a un deuxième opus). Je trouve la ressemblance physique des acteurs avec les dessins originaux hallucinante. Surtout la silhouette filiforme, presque anorexique de la chanteuse Nana. On ressent tout à fait l’atmosphère du manga (cela suppose que vous lisiez le manga mais ça tombe bien, puisque nous l’avons à Quartier libre aussi, ainsi que prochainement l’anime). Nous trouvons ici la problématique d’adapter un manga de rock en film ou anime : plus encore qu’avec un manga non musical, la bande originale est ici fondamentale car d’elle dépend réellement la réussite ou l’échec du film. Pour ce qui concerne l’anime, je ne l’ai pas encore vu ! Eh oui, c’est ça de faire ses critiques (et ses achats) à la dernière minute ! Mais je vous laisse juges pour le film, moi je sais déjà de quel côté je suis.

Pour avoir l’histoire de Nana, cela peut éventuellement vous intéresser, voici la bande annonce, enfin l’histoire je m’avance, je n’en ai pas trouvé de sous-titrée 🙂

 

 

A lire : Lovely love lie

KANOJO WA USO WO AISHISUGITERU © Kotomi AOKI / Shogakukan Inc.

KANOJO WA USO WO AISHISUGITERU © Kotomi AOKI / Shogakukan Inc.

Comment devenir une star de la chanson quand on ressemble à un champignon ? La question peut sembler incongrue et pourtant … Le champignon c’est Riko, jeune lycéenne affublée d’une coupe de cheveux qui la fait effectivement ressembler à un mushroom comme cela est dit dans le manga. Elle va petit à petit rentrer dans la vie d’Aki, suite à une série de circonstances dont je parlerai pas ici. Le plus important est que Riko est la chanteuse d’un jeune groupe de rock, qu’Aki est le compositeur de Crude play, le groupe en vogue du moment et que Riko est une fan de ce groupe.

Seulement voilà, Aki ne lui a pas dit qui il était …

Au détour de cette bluette (il faut bien appeler les choses par leur nom), Riko découvre l’envers pas toujours reluisant de l’industrie de la musique et que les apparences sont parfois bien trompeuses. Dur, dur de grandir en vitesse accélérée pour pouvoir vivre son rêve ! La série n’est pas encore finie mais paraît régulièrement alors : vous reprendrez bien un peu de champignon ?!

A lire : Me and the devil blues

ORE TO AKUMA NO BLUES © 2005 Akira Hiramoto / KODANSHA Ltd.

ORE TO AKUMA NO BLUES © 2005 Akira Hiramoto / KODANSHA Ltd.

Vous avez lu l’histoire de Robert Johnson? Comment il vécut, comment il est mort? Alors voilà : on est aux Etats-Unis, Mississippi, dans les années 20-30. RJ est un homme de ferme noir qui ne rêve que de blues et qui passe plus volontiers ces nuits au Juke Joint (bar avec musique) plutôt qu’auprès de sa femme enceinte. Guitariste médiocre, moqué par ses compagnons de comptoir, il se rend à la croisée des chemins pour vendre son âme au diable (et tout le toutime, sa femme, son futur gosse) en échange d’un talent exceptionnel. Tellement exceptionnel qu’il se réveillera avec cinq doigts supplémentaires à la main droite (c’est sûrement un fantasme de musicien, ça). Commence alors un périple rocambolesque, sombre et inquiétant où il croisera le gangster Clyde Barrow (si, vous savez, le célèbre gangster amoureux de Bonnie), des membres du Ku Klux Klan, et autres personnages peu recommandables. Me and the Devil Blues retrace la vie du fameux bluesman Robert Johnson dont la rencontre avec le diable a alimenté la renommée. Une matière première légendaire décuplée par Akira Hirato qui nous immerge dans un récit, un graphisme et une musique d’une noirceur fascinante. Atmosphère, atmosphère… Un conseil : à lire en écoutant des chansons de Robert Johnson en musique de fond : effet garanti !