A lire : Toriko

TORIKO © 2008 by Mitsutoshi Shimabukuro / SHUEISHA INC.

TORIKO © 2008 by Mitsutoshi Shimabukuro / SHUEISHA INC.

Toriko, c’est  36 tomes au Japon et ce n’est pas fini ! Est-ce-que Mitsutoshi Shimabukuro veut faire comme son ami Eiichiro Oda (78 tomes en cours) ? J’espère que non car je n’aurai pas assez de place dans Quartier libre pour deux titres aussi titanesques ! En tout cas, comme dans One piece, on trouve dans Toriko un univers très touffu tout entier dédié à un même sujet : ici la gastronomie a remplacé la piraterie mais le délire est le même ! Le monde de Toriko est dominé par une organisation mondiale de gourmets qui a supplanté l’ONU (hein ???).

La seule fin (faim ?) de ce monde semble être la cuisine. Et pour pourvoir assouvir cette envie de saveurs toutes plus exotiques les unes que les autres, il faut des gourmets hunters qui vont risquer leur vie pour de richissimes clients. Parmi eux, il y en a 4 qui se démarquent : les 4 rois et je vous le donne en mille, Toriko est l’un d’eux.

Il parcours le monde pour gagner sa vie mais surtout manger des mets extraordinaires et compléter son menu idéal (à la fin du tome 1, il a trouvé un plat de ce menu).

Pour ceux qui seraient accros, nous avons aussi l’anime de ce titre !

A lire : Hell’s kitchen

HELL'S KITCHEN © 2010 Gumi AMAZI / Mitsuru NISHIMURA / Kodansha Ltd.

HELL’S KITCHEN © 2010 Gumi AMAZI / Mitsuru NISHIMURA / Kodansha Ltd.

Il y a effectivement un peu de tout dans Hell’s kitchen : un peu de jolies filles à forte poitrine, un peu de héros qui peinent à se trouver, un peu de démons, de personnages secondaires totalement fous et beaucoup de cuisine avec des idées toutes plus loufoques les unes que les autres. Le tout dans une école de cuisine aux méthodes, locaux et professeurs dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont originaux. Cela fait vaguement penser à Food wars ? Je vous l’accorde volontiers (avec moins de situations équivoques).

A lire : les Gouttes de Dieu

© Tadashi Agi & Shu Okimoto / Kodansha Ltd.

© Tadashi Agi & Shu Okimoto / Kodansha Ltd.

Un must. Un boulot de malade ! Oui, je sais, cela ne va pas avec le raffinement de l’œnologie en général, ni celui de ce manga en particulier mais lorsque je me plonge dans ce manga, c’est la première chose qui me vient à l’esprit : quel travail ! Commencé en 2004, ce manga est un monument à la gloire du vin, de tous les pays (mais quand-même beaucoup à celle du  vin français, excusez du peu !) Terminé en 44 tomes, oui vous avez bien entendu, 44 TOMES sur le monde du vin, cette série a été à l’origine de la découverte du vin pour beaucoup de japonais. Preuve de la grande qualité des recherches des scénaristes (malgré le nom unique, il s’agit d’un frère et d’une sœur qui travaillent ensemble et croyez-moi, il ne sont pas trop de deux), certains experts français ne craignent pas d’enrichir la version française par un mot d’éloges sur ce manga.

Oui vous allez apprendre beaucoup de choses sur le vin, le terroir ou l’art de la dégustation, … ou pas ! Car c’est cela le génie des Gouttes de Dieu, si vous ne voulez faire que vous laisser porter par l’intrigue, vous ne serez pas déçu. Pas plus que si vous lisez chaque note ou petit dossier sur le vin qui sont présents dans chaque tome et qui sont extrêmement détaillés et documentés.

Pour le reste, voici le résumé de manganews :

Lorsque Yutaka Kanzaki, œnologue mondialement connu, décède, le monde du vin est en émoi. En effet le maitre possède l’une des plus extraordinaire cave dont on puisse rêver. Shimizu Kanzaki, son fils, lui, n’est en rien amateur de vin. Employé dans une brasserie, il fut même plutôt rebelle à ce père tant obsédé à lui faire découvrir les arômes des vins, qu’il finit par l’en dégouter. Tout le contraire de son frère, le sombre Issei, fils adoptif, qui a suivi une brillante carrière de sommelier. A qui reviendra la cave de Yutaka Kanzaki? Le testament du maitre est clair, celui des deux qui résoudra 12 énigmes sur 12 vins et découvrira quel est ce 13ème et mystérieux vin, inconnu de tous, et que le maitre surnomma “les gouttes de Dieu”. Une chasse au trésor en forme d’enquête policière va alors opposer les deux demi-frères aux caractères et parcours opposés : le talent et la technique d’issei contre la sensibilité et l’émotivité de Shimizu…

A lire : Food wars

SHOKUGEKI NO SOMA © 2012 by Yuto Tsukuda, Shun Saeki / SHUEISHA Inc.

SHOKUGEKI NO SOMA © 2012 by Yuto Tsukuda, Shun Saeki / SHUEISHA Inc.

Food wars comme son nom l’indique a pris le parti de présenter la cuisine comme un champ de bataille. Un véritable pugilat dont l’enjeu doit être le plus dramatique possible. Le héros doit intégrer une école de cuisine haut de gamme (en fait l’Ecole avec un grand E, ou plutôt avec un grand tout puisque tout est outré, outrancier, que dis-je outrancier, enflé !)

Il réussit mais chaque pas dans cette école peut mener à l’exclusion et tout devient prétexte à des combats de cuisiniers où la défaite est inexcusable. Tout cela ferait très samouraï sans une petite particularité, qui fera, pour certains, le charme de ce titre et qui, pour d’autres (et j’en suis), les laissera perplexes devant les réactions des gouteurs et surtout des gouteuses.

Une fois cela écarté, il reste un dessin que j’aime beaucoup, des personnages secondaires qui prendront, j’espère, plus d’importance et un héros attachant tant il est tête de lard (facile, je sais mais irrésistible).

Faites-vous vous même votre idée sur le titre, il vous attend à Quartier libre et même dans l’expo 🙂