A lire : Detroit Metal City

DETROIT METAL CITY © 2006 by Kiminori Wakasugi / HAKUSENSHA, INC.

DETROIT METAL CITY © 2006 by Kiminori Wakasugi / HAKUSENSHA, INC.

Detroit Metal City est un manga incontournable si l’on veut parler de manga musical. Il aborde un genre assez particulier : le death metal. Je ne vais pas réinventer l’eau chaude, aussi voici le résumé.

Sôichi Negishi est un jeune garçon qui affectionne les ambiances délicates et la pop suédoise… Pourtant, comble du paradoxe, il est le chanteur-guitariste déchaîné de DMC (Detroit Metal City), un groupe de Death Metal. Rendu méconnaissable par un maquillage outrancier et provocateur à la façon du groupe Kiss, épaulé par les deux autres membres de son groupe, il écume la scène musicale indépendante tokyoïte en vociférant des imprécations démoniaques sur fond de guitares électriques tapageuses. La jeune fille dont il est secrètement amoureux, et qu’il tente de conquérir, déteste le Death Metal. Sôichi, tiraillé entre sa délicatesse naturelle et son rôle ” d’empereur des ténèbres ” de la musique va devoir gérer aussi habilement que possible sa double vie pour avoir une chance de séduire l’élue de son coeur. Mais la vie est compliquée et les situations équivoques se succèdent, rendant ses chances de succès plus qu’improbables…

Une fois cela dit, on pourrait s’attendre à tout mais vraiment, soyez sûrs que vous ne vous attendiez pas à ça. Avec DMC (pour les intimes), il ne faut pas lire au second mais au troisième, voire sixième degré. Difficile alors pour moi de vous en parler de manière objective car ce sont des degrés que je ne maîtrise pas. Pourtant, ce manga est considéré comme culte et avait été, en 2009, élu seinen de l’année.

Apparemment quelque chose m’échappe. Dans ce cas, il ne vous reste plus qu’à vous faire une opinion vous-même.

A lire : Otomen

OTOMEN © 2007 by Aya Kanno / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

OTOMEN © 2007 by Aya Kanno / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

Savez-vous ce qu’est un otomen ? Non ? Et bien avant ce manga d’Aya Kanno, personne ne le savait non plus ! Il n’est pas courant de voir son œuvre donner naissance à un mot dans le langage courant, c’est pourtant ce qui est arrivé à cette mangaka. Il faut croire que son néologisme renvoyait à un besoin non rempli par la langue japonaise : otomen vient de oto (jeune fille ou vierge en japonais) et men (hommes en anglais) et désigne (entre autres) tout homme qui s’intéresse à des domaines considérés comme féminins et la liste est longue chez nos amis japonais : le rose, les peluches, le maquillage, la mode, la couture, la cuisine (??????), particulièrement la pâtisserie (?????????????????????????????????), les fleurs, bref tout ce qui peut être doux, mignon, pastel et bien sûr … les shojos.
Asuka a un gros problème, il est la coqueluche de l’école, le capitaine de l’équipe de kendo et un exemple de virilité nippone, seulement voilà, tout ça, c’est du flan ! Asuka est un otomen refoulé et l’arrivée de Ryo, une jeune lycéenne garçon manquée dont il va tomber amoureux va faire craquer le vernis.

Tout cela semble un peu exagéré pour un regard occidental : Asuka aime coudre et arranger des fleurs dans un vase, avait-on besoin d’en faire 18 tomes ? Effectivement son histoire personnelle explique un peu qu’il soit si difficile pour sa mère d’accepter ces hobbies inoffensifs. Mais en même temps, il semble un peu ridicule qu’un champion de kendo, de karaté et de judo ait besoin de la protection de qui que ce soit (fusse d’une jeune fille bien entraînée) tout otomen qu’il fut. C’est pourtant ce qui lui arrive à plusieurs reprises dans ce manga. Bien sûr la parodie du shojo (ou plutôt son inversion) est intéressante et la galerie de personnages secondaires réjouissante mais je reste persuadée qu’Aya Kanno aurait gagné à faire plus court. En attendant ce manga montre à quel point la société japonaise est restée droite dans son kimono quand il s’agit de distribution des tâches entre les sexes.

A lire : Lily la menteuse

USOTSUKI LILY © 2009 by Ayumi Komura / SHUEISHA Inc.

USOTSUKI LILY © 2009 by Ayumi Komura / SHUEISHA Inc.

Lily la menteuse est la quintessence du shojo de travestissement. Ici les personnages sont trèsrarement habillés comme ils devraient l’être, à tel point que lorsqu’ils le font, ils ont presque l’air bizarre.

Hinata est aux anges lorsqu’un TRES séduisant lycéen lui avoue son amour. Elle accepte immédiatement de sortir avec lui (vous avez dit superficielle ?) bien qu’elle ne sache rien de lui. Elle va devoir vite revenir sur terre car son nouveau petit ami a un hobby particulier : il se travestit. Et pas seulement à l’occasion, non, En est tout le temps habillé en fille, y compris à l’école où il a un ribambelle de garçons amoureux de lui (même si tout le monde est au courant). En vain, car si En s’habille en fille, ce n’est pas pour séduire les garçons, ni même parce qu’il se prend pour une fille mais tout simplement parce qu’il ne supporte pas les garçons, y compris  celui qu’il a en face de lui dans le miroir.

Evidemment, la mangaka ne s’arrêtera pas en si bon chemin et tous les personnages ou presque de ce manga se retrouvent à un moment ou à un autre travestis. Cela crée des moments assez spéciaux, lorsqu’Hinata habillée en garçon déclenche des réactions assez passionnées de la part de ses camarades filles et doit défendre sa petite amie (En). Sans compter les amnésies, suite à une chute sur la tête et En qui se prend pour une fille, puis pour un macho … ou bien est-ce l’inverse, je m’y perds un peu !

Donc pour résumer : amateurs de vraisemblance et de sérieux, passez votre chemin !Pour les autres, amusez-vous bien !

A voir : Ouran host club : le lycée de la séduction

© Bisco Hatori / Hakusensha © NTV/ VAP/ Bones/Hakusensha

© Bisco Hatori / Hakusensha © NTV/ VAP/ Bones/Hakusensha

Voilà une série pour le moins décalée. Apparemment nous nageons dans le shojo le plus total, mais ce n’est qu’une apparence bien sûr !

Voyons le pitch de départ :

“Grâce à ses excellents résultats scolaires, Haruhi Fujioka a pu bénéficier d’une bourse pour entrer dans un lycée privé de haut standing : Ōran Gakuen, Le lycée cerisiers et Orchidées. Un jour, alors qu’il est à la recherche d’un endroit calme pour étudier, il décide de franchir la porte de la salle de musique N°3. Derrière, le “cercle d’hôtes” du lycée, un groupe de six jeunes garçons qui vendent leur beauté et procurent du rêve aux étudiantes riches et oisives. Cherchant à s’en échapper, Haruhi brise malencontreusement un vase d’une valeur de 8 millions de yens. Pour rembourser sa dette, il est obligé d’entrer comme “esclave” puis membre de ce club hors du commun… Or, il se trouve que Haruhi Fujioka est une fille qui s’est travestie en garçon” (http://www.manga-news.com/index.php/dvd/Host-Club)

Cette dernière phrase devrait vous faire comprendre pourquoi ce titre se retrouve dans la sélection de cette année mais cela serait un peu réducteur. Host club est avant tout une parodie. Ici le héros séducteur se prend des tôles toutes les 5 minutes par l’héroïne, quant à la tension dramatique due au travestissement, elle ne fait pas long feu (mais je ne vous en dis pas plus). Certains moments sont hilarants, surtout pour une accro du shojo comme votre servante, alors ne boudez pas votre plaisir, l’intégrale est à Quartier libre.