A voir : Nana (série anime)

© by VAP / Kaze

© by VAP / Kaze

Pfioouuu !!
ça faisait longtemps que je n’avais rien posté, et vous pensiez que c’était terminé pour cette année ?!
Point du tout ! Il fallait juste que nous recevions d’autres nouveautés. Voici donc les dernières critiques (il en reste 3 qui seront rajoutées d’ici la fin du mois de mai).
Ici c’est une nouveauté sans en être une car Nana, vous l’avez vue à Quartier libre en manga, en film “live” et donc il ne vous manquait plus que l’anime.
Non, je ne suis pas une maniaque de Nana, promis, juré, mais c’est vrai que les faits plaident contre moi : je me suis peut-être un peu lâchée sur ce titre. Bon, pour me dédouaner, je vais dire que les accros àNana pourrons apprécier la bande-son et d’avoir la licence déclinée sur presque tous les supports et que les autres …  auront le choix : ils pourront utiliser leur média préféré pour découvrir cette histoire.
De la mauvaise foi ? Oh oui !!! Et assumée en plus !
Allez, à très bientôt pour une vraie critique et une vraie nouveauté cette fois-ci

A lire : Debaser

© by RAF /

© by RAF /

A lire… ou pas…

Si vous aimez les histoires d’ados trop rebelles, agressifs, vulgaires, seuls contre une trop méchante société capitaliste, liberticide et décérébrée, et si en plus vous raffolez du graphisme crado et bâclé, alors ce manfra est fait pour vous. Ça se voit qu’il m’est tombé des mains dès le premier volume qui se termine par ce projet édifiant : « cassez les couilles à un max de gens, hein ? Tu peux compter sur moi pour leur exploser les tympans à tous ces connards » ? Le ton est donné !

Alors un petit résumé quand même : cela se passe à Paris, en 2020, les maisons de disque ont toutes fusionné en une seule, Mundial Musique, qui ne produit que de la variété mièvre chantée par des starlettes avec des poitrines malabars. Pour contrer cette horrible dictature culturelle, Anna, Joshua, et Nathan ont l’idée, révolutionnaire si l’en est, de monter un groupe de rock qu’ils appellent Debaser (en référence à une chanson des Pixies). Mais qui est pris qui croyait prendre, le rock redevient à la mode et intéresse donc Mundial Musique…

Bon, pardon, vous l’aurez compris, ce manfra n’est pas ma tasse de thé mais il plaît à d’autres, les Inrocks par exemple (c’est dire), alors à vous de voir… ou pas…

A lire : Fool on the rock

Fool on the rock © Chihiro Tamaki / Shonen Gahosha

Fool on the rock © Chihiro Tamaki / Shonen Gahosha

Après avoir été viré de son groupe de rock par ses potes, Hoshino n’a plus touché à sa guitare. Lycéen blasé, il sèche les cours et erre dans les salles de jeux d’arcade. Mais encouragé par un camarade de classe, talentueux violoniste et légèrement Jiminy Cricket sur les bords, il décide de se remettre à la guitare. Un soir, lors d’un concert, il est transporté par la courte et violente apparition sur scène de Kenji Imai, rockeur trentenaire, connu comme la bête noire des Live House (salles de concert) à cause à sa tendance à mettre la pagaille. Imai et Hoshino vont alors monter un groupe, mais encore faut-il trouver un bassiste et un batteur, et surtout un Live house qui accepte de les faire jouer !Dans ce manga c’est la passion qui fait la musique (et non l’inverse !).

Les compos et la technique viennent après, c’est un peu le défaut qu’on pourrait lui reprocher (pas assez réaliste sur l’approche purement musicale). Il faut dire qu’ici ce sont les membres du groupe, leurs motivations et leurs relations qui sont mis en avant. Ils deviennent alors vite attachants avec leurs caractères, leurs passions, leurs doutes et leurs choix : persister au-delà du raisonnable, abandonner ou s’accomplir autrement. Il y a aussi pas mal d’humour (Imaï, imprévisible et allumé, qui braille à tout va, on en redemande ! ) Chihiro Tamaki nous sert un graphisme plutôt sympa, avec du caractère et du punch, lors des scènes de concert surtout. Finalement, ce manga sur la musique se révèle bien cool et décalé, on le lit et on se dit « allez, j’monte un groupe ! » (ouais,  bon, finalement savoir jouer d’un instrument c’est quand même à prendre en compte…) Et on ne peut pas s’empêcher de comparer bêtement à Beck (incomparable et indispensable par ailleurs, Beck) ; alors on laissera Imai répliquer par un : “Me fais pas de l’ombre !!!”.

A lire : Beck

© 2001 Harold Sakuishi / Kodansha Ltd.

© 2001 Harold Sakuishi / Kodansha Ltd.

Yukio Tanaka a 14 ans lorsqu’il découvre le rock et rejoint le groupe Beck monté par son ami Ryûsuke.

Ce manga relate le parcours de Yukio et son groupe, passionnés de rock : des doigts écorchés vifs sur les cordes de guitare à force de s’entraîner aux premiers concerts incertains, de la tournée aux States aux festivals prestigieux, des premiers albums aux grands succès. Les péripéties musicales de Beck sont tissées à partir d’un rêve fondateur, récurrent et contagieux, qui fédère les membres du groupe, un rêve peuplé des grandes figures mythiques du rock : John Lennon, Freddie Mercury, Sid Vicious, Kurt Cobain… Imagine all the rockers

Et puis, sinon ce ne serait pas rock’n’roll, il y a aussi un peu d’alcool (juste un soupçon), des filles (enfin surtout UNE), de la sueur (beaucoup)… Et surgie des tréfonds du blues ancestral, il y a la guitare volée de Ryûsuke, Lucille, criblée de balles et méchamment convoitée, inspirée de la fameuse Gibson de BB King…

Avec un graphisme dynamique et maîtrisé, Harold Sakuishi rend particulièrement bien l’ambiance survoltée des concerts de rock. Cela donne envie de regarder et surtout d’écouter l’anime adapté de son manga.

Et en cadeau bonus, en fin de volumes, des dossiers thématiques sur le rock et des clefs de compréhension vraiment intéressants.

A lire : Woodstock

WOODSTOCK © Yukai ASADA 2008 / Shinchosha Publishing Co.

WOODSTOCK © Yukai ASADA 2008 / Shinchosha Publishing Co.

En voilà un qui annonce la couleur ! Ici c’est pas pour les fillettes, c’est du rock ! L’auteur au passage nous instruit sur l’histoire du rock mondial (Japon compris). Pas d’idole, ni de mélodie sucrée pour Gaku et son groupe Charlie. Dans ce manga on se dessape sur scène, on explose les amplis et lorsqu’on dit des grossièretés, il n’y a pas d’astérisque pour faire passer la pilule. C’est du brut de décoffrage et finalement c’est très … rafraîchissant. On en apprend aussi un peu plus sur la façon de jouer de la basse, de la guitare, etc. et aussi sur les aléas d’un groupe de rock. Au final, sous couvert de manga où l’on se “défoule”, voici une série faite très intelligemment. Oups, si je dis cela vous allez fuir : encore de l’éducatif, au secours !!! Eh ben non ! Même pas ! “Vivre vite, mourir jeune …” (je vous laisse chercher sur Google la suite de cette phrase de James Dean), on ne le souhaite pas au manga en question qui est pour l’instant passionnant (en cours avec 16 tomes au Japon, ça m’étonnerait quand-même) .

Toute la rock attitude y est et tous ses excès aussi bien sûr, alors vous attendez quoi ?

Rock and roooooollllllll !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

A lire : Nana

_nana_01_mUn monument du shojo (vous allez me dire encore un !!??)

Tout commence par un train, une rencontre, un prénom, et le début d’une amitié entre deux filles que tout oppose ;  l’histoire de deux nanas (on l’avait déjà faite celle-là). Elles ont une vingtaine d’années et mènent des vies totalement opposées.

L’une sort du lycée et tombe amoureuse de tout ce qui bouge, l’autre chante dans un groupe de punk rock. Un jour chacune décide de partir pour Tokyo, c’est là, dans un train, qu’elles se rencontrent et entrent dans la vie l’une de l’autre.

Une colocation d’appart’ et deux verres fraises (emblématiques ! ) plus tard, on va suivre l’évolution, pas toujours fun, de ces deux nénettes dans un univers un peu cruel où célébrité et industrie musicale ne sont pas si jojo.

Nana c’est un manga qui rocke entre humour, amitié improbable (une lolita un peu nunuche et superstitieuse, avec un punk gothique à l’air dépressif et grosse fumeuse c’est pas courant), amour (ça reste un shojo !), tromperies et problèmes de société.

Un manga qui rend vite accro, qui fait rire, pleurer (une recette qui fonctionne toujours aussi bien) et orchestre un passage à l’âge adulte réaliste.

 Mené d’une main de maître par Ai Yazawa, ce manga nous plonge de façon intuitive dans cet univers cruel de la célébrité et du commerce musical. La bande son n’est pas là mais l’histoire est si bien tournée qu’il est facile d’imaginer sa mélodie, la voix de Nana, et d’être directement plongé au cœur des concerts. Un concept musical risqué, mais incroyablement réussi et un manga sans fausses notes (on reste dans le thème !)

 

A lire : Bremen

Bremen c’est l’histoire de quatre garçons pas encore dans le vent : Reiji Hino, guitariste fou de rock monte son Monster Band avec Romio Kasugo, teigneux bagarreur hurleur amnésique qui rêve d’être célèbre  (oui ça fait beaucoup) ; et puis vient Ryô Hayama splendide ado de 16 ans juchée sur des compensés de 40 cm et qui s’avère être un jeune homme et un excellent batteur ; et enfin Run Fujii, bassiste à « l’oreille absolue ».

Eux ce sont les gentils et ils vont croiser des tas de méchants vraiment très très très méchants, des bikers violents, des satanistes qui torturent avec de l’acide, des sadiques qui font joujou avec des stun guns ou un démentiel anaconda… Mais même pas peur ! Car les gentils sont super forts : Romio (surtout) et les autres (un peu quand même) dézinguent tous les vilains, vite fait bien fait. Le tout sur fond d’urgence à vivre sa liberté dans, pour et par le ROCK !

Du rock et de la bagarre, de la bagarre et du rock et vice-versa et parfois simultanément (la baston à coups de vinyles vaut, pour le coup, le détour). C’est un peu binaire mais les deux ingrédients se marient plutôt bien dans ce manga. Et puis mêler sur la même planche la panoplie sado-maso avec des petits cœurs cucul la praline, il fallait oser !

Bon, même s’il y a beaucoup de clichés, le récit est mené tambour battant et les derniers volumes qui partent dans des délires métaphysiques sont surprenants : esprit Rock, es-tu là ?

 

A voir : Nana

© by TBS / Dybex

© by TBS / Dybex

Deux Nanas (eh oui elle est TRES facile) se rencontrent dans le train et cela va totalement changer leurs vies. Nana en japonais, ça signifie sept. C’est aussi un prénom, voilà pourquoi la seconde se retrouve avec le surnom de Hachi (huit en japonais). Vous dire cela c’est déjà vous emmener doucement, dans l’univers de Nana. A l’origine un manga, adapté ici en film qui reprend les premiers tomes de la série (il y a un deuxième opus). Je trouve la ressemblance physique des acteurs avec les dessins originaux hallucinante. Surtout la silhouette filiforme, presque anorexique de la chanteuse Nana. On ressent tout à fait l’atmosphère du manga (cela suppose que vous lisiez le manga mais ça tombe bien, puisque nous l’avons à Quartier libre aussi, ainsi que prochainement l’anime). Nous trouvons ici la problématique d’adapter un manga de rock en film ou anime : plus encore qu’avec un manga non musical, la bande originale est ici fondamentale car d’elle dépend réellement la réussite ou l’échec du film. Pour ce qui concerne l’anime, je ne l’ai pas encore vu ! Eh oui, c’est ça de faire ses critiques (et ses achats) à la dernière minute ! Mais je vous laisse juges pour le film, moi je sais déjà de quel côté je suis.

Pour avoir l’histoire de Nana, cela peut éventuellement vous intéresser, voici la bande annonce, enfin l’histoire je m’avance, je n’en ai pas trouvé de sous-titrée 🙂

 

 

A lire : Lovely love lie

KANOJO WA USO WO AISHISUGITERU © Kotomi AOKI / Shogakukan Inc.

KANOJO WA USO WO AISHISUGITERU © Kotomi AOKI / Shogakukan Inc.

Comment devenir une star de la chanson quand on ressemble à un champignon ? La question peut sembler incongrue et pourtant … Le champignon c’est Riko, jeune lycéenne affublée d’une coupe de cheveux qui la fait effectivement ressembler à un mushroom comme cela est dit dans le manga. Elle va petit à petit rentrer dans la vie d’Aki, suite à une série de circonstances dont je parlerai pas ici. Le plus important est que Riko est la chanteuse d’un jeune groupe de rock, qu’Aki est le compositeur de Crude play, le groupe en vogue du moment et que Riko est une fan de ce groupe.

Seulement voilà, Aki ne lui a pas dit qui il était …

Au détour de cette bluette (il faut bien appeler les choses par leur nom), Riko découvre l’envers pas toujours reluisant de l’industrie de la musique et que les apparences sont parfois bien trompeuses. Dur, dur de grandir en vitesse accélérée pour pouvoir vivre son rêve ! La série n’est pas encore finie mais paraît régulièrement alors : vous reprendrez bien un peu de champignon ?!

A lire : Kaikan phrase

kaikan_phrase_01 Pour une fois, je ne vais pas vous dire que les histoires amoureuses de ce manga sont trop sages pour des occidentaux. Non, ce shojo que l’on nomme parfois “mature”, n’est pas une bleuette insipide. Alors que, dans les autres mangas aux pitchs similaires, les protagonistes sont d’une timidité amoureuse maladive, pas de cela ici ! On s’embrasse franchement (et plus si affinités, biiieeen plusss !)

L’héroïne, 17 ans, suite à une série de coïncidences, va se retrouver parolière de Lucifer, un groupe de rock torride aux chansons très hot et tomber amoureuse du leader. Seulement pour qu’elle lui écrive des chansons suffisamment lascives, Sakuya, le chanteur, (image ci-contre) a une technique très particulière.

Jusqu’ici tout va bien mais j’avoue avoir quelque doutes sur la santé mentale du staff et de la production du groupe quand, pour un clip, le chanteur (mineur) se retrouve à tenir dans ses bras une lycéenne en culotte (et juste ça).

BLANC … réflexion … REBLANC …

Aucune des personnes (responsables) présentes lors du tournage ne semble se soucier de la jeunesse des protagonistes, de la morale publique pourtant si chère aux japonais, de l’ACCORD PARENTAL ?????!!!!!!!!!!!

Bon, je me calme.

Mis à part quelques bizarreries de ce genre, il faut quand-même vous dire que les interludes torrides comptent ici pour environ 80% des planches. Si cela ne vous perturbe pas, alors ce manga devrait vous plaire. La raison de la présence de ce titre dans la sélection est évidente, cependant la prochaine fois que je demanderai un peu plus de réalisme dans les histoires d’amour, vous n’aurez qu’à me dire : Kaikan !

Preuve qu’il faut se méfier de ce que l’on souhaite !