A Lire : A.I. non-stop

© 1999 Ken Akamatsu / KODANSHA Ltd.

© 1999 Ken Akamatsu / KODANSHA Ltd.

Que feriez-vous si vous pouviez programmer la/le petit(e) ami(e) parfait(e) ?

Hitoshi est un peu l’archétype du loser : ce n’est pas un type très populaire, ni très intelligent et il a du mal à parler aux filles. Celle dont il est amoureux est la starlette du lycée et ne lui parle que pour se f… de lui.

Le seul point fort d’Hitoshi, c’est l’informatique, c’est un crack de la programmation au point qu’il se programme la petite amie parfaite, Satie Nanba.

Un soir d’orage, après que Satie a avoué à Hitoshi que, si elle était réelle, elle voudrait bien être sa petite amie, l’impossible se produit. Un éclair frappe la maison et Satie parvient à se matérialiser dans la réalité.

Hitoshi le nul a donc finalement une petite amie merveilleuse. Mais comprendre le monde réel n’est pas quelque chose de facile pour une intelligence artificielle. Heureusement, Satie a à sa disposition de nombreux programmes qui lui permettent de résoudre les problèmes.

Bien avant Love Hina et Negima, Ken AKAMATSU nous offre une histoire drôle et touchante, pleine de quiproquos hallucinants et de renversements de situations. C’est l’histoire d’une intelligence artificielle qui voulait désespérément être humaine. Une fois de plus quand il est question de robots, le mythe de Pinocchio est revisité et actualisé. Le petit garçon de bois devient une jeune fille de données mais la volonté reste la même.

A Lire : Chobits

Chobits © Clamp / Kodansha Ltd.

Chobits © Clamp / Kodansha Ltd.

Chobits est un seinen (et oui, malgré le dessin tout kawai) créé par le collectif CLAMP, connu pour d’autres chef d’œuvres comme Sakura chasseuse de cartes, Tokyo Babylone, X et plus récemment Tsubasa Reservoire Chronicle et XXX Holic.

« Dans un monde où les robots humanoïdes sont devenus les compagnons d’une bonne partie de la population, Hideki Motosuwa, jeune étudiant de 19 ans sans le sou, passe devant les vitrines des magasins proposant les nouveaux modèles d’ordinateurs avec envie. Sa vie bascule le soir où, rentrant chez lui, il trouve une jeune fille aux longs cheveux blonds affalée dans un tas d’ordures. D’abord paniqué, Hideki s’aperçoit rapidement qu’il vient de trouver non pas un cadavre (ouf !), mais un robot abandonné. Lui qui en rêvait ne se pose pas de questions : il le ramène chez lui. Ce sera le début d’une relation hors normes et d’un apprentissage bien curieux pour la petite Tchii… »

Parfois « tranche de vie », parfois thriller et parfois aussi un peu fantastique, Chobits raconte l’histoire d’amour hors norme entre un humain et un robot. Il raconte aussi comment l’homme se coupe de l’homme en se tournant vers la machine…

A lire : Kiss of Rose princess

© Aya SHOUOTO 2009/KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

© Aya SHOUOTO 2009/KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

Elle s’appelle Anis Yamamoto et elle possède un collier qu’elle n’enlève jamais. Assez banal me direz-vous, seulement voilà Anis n’enlève vraiment JAMAIS ce collier car des choses étranges arrivent lorsque quelqu’un essaie de le lui ôter. Si bien que lorsqu’un jour une créature étrange parvient à le voler, elle est paniquée et elle a raison. Quand la plupart des gens perdent un bijou, ils sont énervés ou tristes, voire déprimés, Anis, elle, se retrouve “maîtresse” des quatre plus beaux mecs de son lycée. “Mecs”, j’ai dit “mecs” ? Non vous faites erreur, dans les mangas d’Aya Shouoto, on ne parle pas de choses aussi triviales : Anis est la princesse de quatre magnifiques “roses” (si, si, véridique !), la rose rouge, la rose noire la rose blanche et la rose bleue. Mais cela ne s’arrête pas là car bien sûr ils vont se retrouver face à des ennemis qui ont pour nom, je vous le donne en mille : rose orange, rose grise et rose verte ! Que les fans de Bioman lèvent le doigt (force jaune, force rouge et force grise, non celui-là n’existait) !
Bon trêve de plaisanterie, une fois que les noms vous ont fait rire un bon coup, il n’en reste pas moins que les dessins sont bluffants et que l’histoire parvient quand-même à être très intéressante, voire surprenante. En plus Aya a le très bon goût de faire des mangas en suffisamment de tomes pour développer ses histoires sans faire dans le délayage pour vendre un tome de plus. Reste à savoir pourquoi ce titre est dans cette sélection. Tout d’abord à cause des personnages bishonen plus vrais que nature de l’auteure (mention spéciale à la rose bleue qui en plus se retrouve déguisée en fille lors d’un bal), ensuite parce que dans ce manga, les personnages masculins ne peuvent désobéir à Anis et se retrouvent asservis, ce qui est une assez intéressante inversion par rapport aux relations qu’ont souvent les filles et les garçons dans les shojos.

Et pour finir, parce que j’en avais envie, na !

A lire : Le Pavillon des hommes

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

OHOKU © 2005 by Fumi Yoshinaga / HAKUSENSHA, INC., Tokyo

Imaginez que dans le passé le Japon ait connu une terrible maladie infectieuse qui ne s’attaque qu’aux hommes. En une génération ceux-ci sont devenus rares, fragiles et précieux. Qui reste-t-il alors pour prendre en main les terres, gérer les affaires, gouverner les clans et le pays ? Vous l’aurez deviné : les femmes.

La charge suprême de shogun est confiée à une femme qui dispose de plusieurs centaines de jeunes hommes parmi les plus beaux du pays pour la satisfaire, enfermés dans le pavillon des hommes. Cette série, très troublante et très bien construite est tout à fait bluffante. Le sujet est traité avec tant de justesse que l’on se prend à croire à un manga historique ; un manga historique totalement flippant !

Le pavillon des hommes ou comment montrer que changer tout, ne change finalement absolument rien : les femmes sont aussi égoïstes et brutales que les hommes lorsqu’il faut garder le pouvoir et les hommes aussi manipulateurs et superficiels que les femmes lorsqu’ils doivent user de leur corps pour l’obtenir.

 

A lire : Love is the devil

© TORIUMI PEDORO / KODANSHA LTD.

© TORIUMI PEDORO / KODANSHA LTD.

Haruru est une riche héritière qui va dans un lycée pour filles. Non loin de là se trouve, bien évidemment, un lycée pour garçons. Or, c’est dans cet établissement que sa propre mère a recruté le “majordome” (aie !) qui doit prendre soin d’elle. embaucher un adolescent au physique  renversant pour veiller sur sa fille laissée seule : il faudra peut-être revoir la définition du bon sens maternel pour cette femme ! Une fois passé ce pitch aberrant, restent les relations particulières d’Haruru et de son majordome, lequel semble jouer au chat et à la souris avec notre héroïne(inutile d’être grand clerc pour deviner qui est le chat !)

Evidemment, qui a vraiment le pouvoir dans cette histoire, est la question à se poser, l’autre étant pourquoi le mettre dans cette sélection ? Justement pour voir comment évolue un couple où les clichés de domination sont inversés (enfin peut-être pas tant que ça). Et aussi parce que l’héroïne va se retrouver travestie en garçon pour se rendre dans le lycée voisin.

A lire : Basara

BASARA by Yumi TAMURA © 1991 by Yumi TAMURA / SHOGAKUKAN Inc.

BASARA by Yumi TAMURA © 1991 by Yumi TAMURA / SHOGAKUKAN Inc.

Japon post-apocalyptique. Toute trace de civilisation telle que nous la connaissons a disparu… Les habitants sont revenus à un mode de vie médiéval dont l’économie repose sur l’agriculture et l’artisanat. Le Japon est désormais gouverné par l’Empereur, représenté dans les provinces par quatre rois chacun symbolisé par une couleur : rouge, bleu, blanc et noir.

Dans le village Byakko, lors de la naissance des jumeaux Tatara et Sarsa, une prophétie annonce que l’un d’entre eux sera l’élu qui sauvera le Japon. Le petit Tatara est alors élevé comme le futur leader de la révolution contre le Roi rouge … au grand dam de sa soeur jumelle qui se sent délaissée. Lors de leur 12e anniversaire, Tatara reçoit le sabre Byakko, symbolisant le pouvoir conféré par le village.

Mais le Roi rouge est bien décidé à en finir avec cette prophétie et multiplie les raids contre Byakko. Il finit par faire tuer Tatara. L’espoir du village s’envole un instant jusqu’à ce que Sarasa prenne la place de son jumeau et se fasse elle-même passer pour morte. La révolution est alors véritablement lancée…

L’affaire n’est pas simple et elle se complique encore quand Sarasa tombe amoureuse d’un jeune inconnu nommé Shuri, qui se trouve être en réalité le Roi rouge. Mais les deux tourtereaux ne rendent pas compte que l’un et l’autre sont ennemis jurés…