A lire : Crash !

CRASH! © 2007 by Yuka Fujiwara/ SHUEISHA Inc.

CRASH! © 2007 by Yuka Fujiwara/ SHUEISHA Inc.

16 tomes pour une histoire d’idols, on pourrait penser que c’est du délayage et bien au final, non.
Hana Shiraboshi est la fille de la présidente de l’agence d’Idols la plus en vue du Japon. L’agence fête ses 10 ans et il faut marquer le coup en présentant les débuts de la nouvelle star des adolescentes. Encore faut-il la trouver. Pour cela, le meilleur des “limiers”, c’est Hana. Elle repère d’un seul coup de nez les stars en puissance, et ce, de manière infaillible.
Euh, retour sur image s’il vous plaît.
Elle repère d’un seul coup de nez …, oui, oui, ce n’est pas une coquille et votre servante ne carbure qu’à la grenadine : Hana utilise son nez et même pas en reniflant ; non, trop banal ! Lorsqu’Hana regarde un jeune homme qui peut devenir une vedette, mademoiselle se met à saigner du nez ???!!! OK cela fait “un peu beaucoup” de points mais tout de même, ça les vaut, non ?
(Revenons sur ce point de culture asiatique : en Asie, lorsque quelqu’un se sent violemment attiré par une autre personne, il est censé saigner du nez, fin de la parenthèse)

Eh bien Hana se retrouve dans la même journée à saigner du nez devant 5 garçons, tous avec un look bien différent mais tous remarquablement séduisants, bien sûr. Reste plus qu’à en faire le boy’s band de la décennie, or, cela n’est pas gagné !

C’est frais, drôle et assez prenant, alors pourquoi en demander plus ?

A lire : Nana

_nana_01_mUn monument du shojo (vous allez me dire encore un !!??)

Tout commence par un train, une rencontre, un prénom, et le début d’une amitié entre deux filles que tout oppose ;  l’histoire de deux nanas (on l’avait déjà faite celle-là). Elles ont une vingtaine d’années et mènent des vies totalement opposées.

L’une sort du lycée et tombe amoureuse de tout ce qui bouge, l’autre chante dans un groupe de punk rock. Un jour chacune décide de partir pour Tokyo, c’est là, dans un train, qu’elles se rencontrent et entrent dans la vie l’une de l’autre.

Une colocation d’appart’ et deux verres fraises (emblématiques ! ) plus tard, on va suivre l’évolution, pas toujours fun, de ces deux nénettes dans un univers un peu cruel où célébrité et industrie musicale ne sont pas si jojo.

Nana c’est un manga qui rocke entre humour, amitié improbable (une lolita un peu nunuche et superstitieuse, avec un punk gothique à l’air dépressif et grosse fumeuse c’est pas courant), amour (ça reste un shojo !), tromperies et problèmes de société.

Un manga qui rend vite accro, qui fait rire, pleurer (une recette qui fonctionne toujours aussi bien) et orchestre un passage à l’âge adulte réaliste.

 Mené d’une main de maître par Ai Yazawa, ce manga nous plonge de façon intuitive dans cet univers cruel de la célébrité et du commerce musical. La bande son n’est pas là mais l’histoire est si bien tournée qu’il est facile d’imaginer sa mélodie, la voix de Nana, et d’être directement plongé au cœur des concerts. Un concept musical risqué, mais incroyablement réussi et un manga sans fausses notes (on reste dans le thème !)

 

A lire : Avoue que tu m’aimes !

AISHITERUTTE ITTEMO IIYO © 2011 Aya ODA / Shogakukan Inc.

AISHITERUTTE ITTEMO IIYO © 2011 Aya ODA / Shogakukan Inc.

Ah, avec ce titre on nage dans le shojo musical, que dis-je on nage, on se noie ! C’est un plaisir coupable mais tellement bon ! Tout y est : le mélo, les rivalités, les hésitations de l’héroïne et même la musique, car il ne faut pas oublier que si ce titre est dans notre sélection, c’est parce qu’il s’agit d’une histoire qui se passe dans une maison de disque. Que l’on y apprend ce que manager veut dire au pays du soleil levant et croyez-moi, c’est assez particulier et que le héros est un compositeur, flemmard mais apparemment génial. Alors me direz-vous où est le pathos dégoulinant ? A vous d’aller voir !

Et allez-y (ne vous fiez pas à ce titre navrant) parce qu’il est excellent !

A voir : Nana

© by TBS / Dybex

© by TBS / Dybex

Deux Nanas (eh oui elle est TRES facile) se rencontrent dans le train et cela va totalement changer leurs vies. Nana en japonais, ça signifie sept. C’est aussi un prénom, voilà pourquoi la seconde se retrouve avec le surnom de Hachi (huit en japonais). Vous dire cela c’est déjà vous emmener doucement, dans l’univers de Nana. A l’origine un manga, adapté ici en film qui reprend les premiers tomes de la série (il y a un deuxième opus). Je trouve la ressemblance physique des acteurs avec les dessins originaux hallucinante. Surtout la silhouette filiforme, presque anorexique de la chanteuse Nana. On ressent tout à fait l’atmosphère du manga (cela suppose que vous lisiez le manga mais ça tombe bien, puisque nous l’avons à Quartier libre aussi, ainsi que prochainement l’anime). Nous trouvons ici la problématique d’adapter un manga de rock en film ou anime : plus encore qu’avec un manga non musical, la bande originale est ici fondamentale car d’elle dépend réellement la réussite ou l’échec du film. Pour ce qui concerne l’anime, je ne l’ai pas encore vu ! Eh oui, c’est ça de faire ses critiques (et ses achats) à la dernière minute ! Mais je vous laisse juges pour le film, moi je sais déjà de quel côté je suis.

Pour avoir l’histoire de Nana, cela peut éventuellement vous intéresser, voici la bande annonce, enfin l’histoire je m’avance, je n’en ai pas trouvé de sous-titrée 🙂

 

 

A lire : Lovely love lie

KANOJO WA USO WO AISHISUGITERU © Kotomi AOKI / Shogakukan Inc.

KANOJO WA USO WO AISHISUGITERU © Kotomi AOKI / Shogakukan Inc.

Comment devenir une star de la chanson quand on ressemble à un champignon ? La question peut sembler incongrue et pourtant … Le champignon c’est Riko, jeune lycéenne affublée d’une coupe de cheveux qui la fait effectivement ressembler à un mushroom comme cela est dit dans le manga. Elle va petit à petit rentrer dans la vie d’Aki, suite à une série de circonstances dont je parlerai pas ici. Le plus important est que Riko est la chanteuse d’un jeune groupe de rock, qu’Aki est le compositeur de Crude play, le groupe en vogue du moment et que Riko est une fan de ce groupe.

Seulement voilà, Aki ne lui a pas dit qui il était …

Au détour de cette bluette (il faut bien appeler les choses par leur nom), Riko découvre l’envers pas toujours reluisant de l’industrie de la musique et que les apparences sont parfois bien trompeuses. Dur, dur de grandir en vitesse accélérée pour pouvoir vivre son rêve ! La série n’est pas encore finie mais paraît régulièrement alors : vous reprendrez bien un peu de champignon ?!

A lire : Nodame cantabile

NODAME CANTABILE © 2002 Tomoko Ninomiya / Kodansha Ltd.

NODAME CANTABILE © 2002 Tomoko Ninomiya / Kodansha Ltd.

Megumi Noda, surnommée Nodame, a beau être dans le titre de ce manga, elle est loin d’être sa seule héroïne. En effet, elle partage l’affiche avec Chiaki, musicien génial (il joue comme un virtuose du violon et du piano) qui est affligé d’une tare rédhibitoire pour un jeune prodige voulant devenir chef d’orchestre “international” : une peur panique de l’avion. Je pourrais vous dire toute la drôlerie et l’intelligence de ce manga (oui je maintiens intelligence, ce n’est pas un gros mot) mais là. Vraiment. Allez voir ! Je ne mettrai pas trois tonnes de points d’exclamation pour une fois mais ce manga vous donnerait (presque) envie de faire du solfège, tant il parvient à faire passer la passion et la chaleur émanant de ses personnages. En fait c’est tout l’orchestre qu’on a envie de suivre pour voir ce qu’ils vont tous devenir.

Un regret ? Oui, quand-même : l’histoire d’amour des personnages principaux . Ils sont tous les deux étudiants (majeurs quoi). Je sais que Nodame est un peu particulière et Chiaki très “japonais” dans ses rapports aux autres mais leur histoire d’amour aurait gagné à être un tout petit peu plus adulte, non ?

Mais sérieusement, lisez ce manga (on arrive bientôt à la fin de la parution en France, enfin), vous ne vous ennuierez pas une seconde, vous en sortirez même avec une furieuse envie d’écouter du Bethov !

A lire : Aozora Yell

AOZORA YELL © 2008 by Kazune Kawahara / SHUEISHA Inc.

AOZORA YELL © 2008 by Kazune Kawahara / SHUEISHA Inc.

Tsubasa est très timide, mais elle essaie de se soigner. Pour cela elle rentre dans la fanfare de son lycée (la fanfare avec un grand F, où on ne trouve que des musiciens ultra motivés et d’un niveau de ouf). Elle rencontre aussi dans ce lycée, Daisuke, un jeune homme qui rêve d’aller au Koshien avec son équipe de baseball. Tous les deux vont se motiver pour progresser mais en chemin Tsubasa va dévier un peu … comprenez qu’elle tombe raide amoureuse de ce grand dadais. Houlà me direz-vous, si on nous dit tout !

Mais non, pas de panique ! Je ne vous ai pas dit la réponse de notre héros, croyez-moi, elle vaut son pesant de cacahouètes ! De plus nous en sommes au tome 5 et la série en compte déjà  17 au Japon et ce n’est pas fini …

Pour ce qui est de notre thème, ce manga est très intéressant : Tubasa est très motivée mais ne progresse pas à une vitesse folle. Elle a beau vouloir de toutes ses forces jouer dans la fanfare, pour l’instant elle doit se contenter de faire semblant de jouer lors des représentations. Pas très glorieux me direz-vous ? Oui mais un peu de vraisemblance dans toute cette guimauve, cela ne fait pas de mal.

A lire : Trill on Eden

EDEN NO TRILL © 2006 MAKI FUJITA (AKITASHOTEN JAPAN)

EDEN NO TRILL © 2006 MAKI FUJITA (AKITASHOTEN JAPAN)

Et un shojo musical, un !

Trill on Eden ne brille pas par son originalité mais on se laisse assez facilement prendre à son histoire d’amour. Bien sûr, on peut faire la moue en voyant le classique (eh oui elle est un peu facile) clivage entre les lycéens géniaux de la section musique, tous beaux, classes, les cheveux au vent et ceux de la section “normale”, si… normaux ! Heureusement l’héroïne ne restera pas longtemps avec la plèbe et découvrira qu’elle est en réalité un cygne gracieux avec une voix extraordinaire (wouah ! On va arrêter le registre acide et parler du manga).

Ritsu doit changer de dortoir et rejoindre celui de la section musique. Elle partagera l’appartement (oui, vous avez bien entendu) d’Eiri (je précise qu’Eiri est un Garçon). Tout cela repose sur une histoire de parrainage assez cousue de fil blanc mais une fois qu’on a dépassé cet élément du scénario, l’histoire est assez plaisante et ménage même quelques surprises.

Ce qui n’en est pas une, c’est que Ritsu va tomber amoureuse et pour ceux qui n’auraient pas compris de qui … ceux-là, je ne peux plus rien pour eux.

Si, Si !!

A lire : Kiss of Rose princess

© Aya SHOUOTO 2009/KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

© Aya SHOUOTO 2009/KADOKAWA SHOTEN CO., LTD., Tokyo

Elle s’appelle Anis Yamamoto et elle possède un collier qu’elle n’enlève jamais. Assez banal me direz-vous, seulement voilà Anis n’enlève vraiment JAMAIS ce collier car des choses étranges arrivent lorsque quelqu’un essaie de le lui ôter. Si bien que lorsqu’un jour une créature étrange parvient à le voler, elle est paniquée et elle a raison. Quand la plupart des gens perdent un bijou, ils sont énervés ou tristes, voire déprimés, Anis, elle, se retrouve “maîtresse” des quatre plus beaux mecs de son lycée. “Mecs”, j’ai dit “mecs” ? Non vous faites erreur, dans les mangas d’Aya Shouoto, on ne parle pas de choses aussi triviales : Anis est la princesse de quatre magnifiques “roses” (si, si, véridique !), la rose rouge, la rose noire la rose blanche et la rose bleue. Mais cela ne s’arrête pas là car bien sûr ils vont se retrouver face à des ennemis qui ont pour nom, je vous le donne en mille : rose orange, rose grise et rose verte ! Que les fans de Bioman lèvent le doigt (force jaune, force rouge et force grise, non celui-là n’existait) !
Bon trêve de plaisanterie, une fois que les noms vous ont fait rire un bon coup, il n’en reste pas moins que les dessins sont bluffants et que l’histoire parvient quand-même à être très intéressante, voire surprenante. En plus Aya a le très bon goût de faire des mangas en suffisamment de tomes pour développer ses histoires sans faire dans le délayage pour vendre un tome de plus. Reste à savoir pourquoi ce titre est dans cette sélection. Tout d’abord à cause des personnages bishonen plus vrais que nature de l’auteure (mention spéciale à la rose bleue qui en plus se retrouve déguisée en fille lors d’un bal), ensuite parce que dans ce manga, les personnages masculins ne peuvent désobéir à Anis et se retrouvent asservis, ce qui est une assez intéressante inversion par rapport aux relations qu’ont souvent les filles et les garçons dans les shojos.

Et pour finir, parce que j’en avais envie, na !

A lire : Parmi eux

HANAZAKARI NO KIMITACHI-E (AIZOUBAN) © 2007 by Hisaya Nakajo/HAKUSENSHA Inc

HANAZAKARI NO KIMITACHI-E (AIZOUBAN) © 2007 by Hisaya Nakajo/HAKUSENSHA Inc

Le shojo avec un grand S, que dis-je la quintessence du shojo: un lycée de garçons infiltré par une jeune fille travestie qui veut rejoindre le beau et taciturne (et tourmenté) Izumi, champion de saut en hauteur pour une raison tellement ahurissante que j’ai du mal à l’écrire.

Puisqu’on vous dit que c’est du pur shojo, alors !!

Pour ce qui est du dessin, il faudra partir du principe que tous les japonais ont besoin d’une visite chez l’ophtalmo car personne ne se rend compte que c’est une fille alors que son déguisement est plus que symbolique. Oui, c’est ridicule, oui c’est aussi plausible qu’un sushi au cassoulet, mais C’EST DU SHOJO !!!

Une fois tout cela dépassé, c’est assez plaisant à suivre. Le manga a donné lieu à plusieurs versions drama (jouées par de vrais acteurs) : japonaises, taïwanaises et coréennes, c’est dire son succès. Allez, plongez dans le monde du shojo, on en ressort (presque) indemne.